mercredi, 21 février 2007

François Bayrou en déplacement à Dijon

Bayrou à 17%, fêté dignement à Dijon

 

François Bayrou est de nouveau crédité d'un score à deux chiffres. 17%. C'est cette fois l'institut CSA pour Le Parisien Aujourd'hui en France et i-Télé qui l'installe à son plus haut niveau depuis le début de la campagne. Le candidat à l'élection présidentielle a profité de ces bonnes nouvelles pour affirmer à Dijon qu'il se sentait "porté par une vague". Une ville où il venait s'exprimer devant une salle pleine de 3000 personnes. L'éducation fut au centre de sa préoccupation du jour, comme elle l'est à chacun de ses apparitions publiques. Il a réaffirmé le besoin de respect dont ont besoin les enseignants. Et la garantie qu'il veut donner à l'ensemble du système éducatif français qu'il sera pris en compte durant les cinq ans de sa présidence. L'ambiance fut à ce point excellente en Côte-d'Or qu'une panne de son et de lumière a "obligé" le député des Pyrénées, Jean Lassalle, d'entonner des chants basques, faisant montre de sa santé retrouvée. Dans le sondage précité, la candidat du parti socialiste gagne deux points à 24% d'intentions de vote et le candidat de l'UMP chute de cinq points à 28%. Le troisième homme est donc bien François Bayrou en lente et continue progression.

 

DIJON (AP) - Désormais crédité de 16% d'intentions de vote par un sondage IFOP et même donné vainqueur au second tour dans tous les cas, François Bayrou se croit plus que jamais porté par une "vague" irrésistible. En déplacement mardi à Dijon, il a fait de l'éducation sa priorité et confirmé ses appels du pied à l'électorat de gauche, s'attirant une réaction de Ségolène Royal contre ceux qui "brouillent les cartes".

 

"Quand une vague est partie, on ne l'arrête pas", a affirmé le candidat UDF à la présidentielle lors d'un déplacement qui l'a conduit dans un Centre interprofessionnel de formation des apprentis (CFA). Il a vu dans la progression des intentions de vote en sa faveur "la montée des Français qui ont décidé de me soutenir, de se regrouper autour de moi pour changer la politique en France". Et "vouloir s'opposer à ce mouvement, à mon avis, c'est voué à l'échec", a-t-il assuré. "Il y aura 1.000 pièges, 1.000 traquenards, mais ça n'a aucune importance!".

 

Après avoir décrit il y a quelques jours son Premier ministre idéal comme un Jacques Delors en "plus jeune", François Bayrou a enfoncé le clou mardi en confiant son estime pour Dominique "Strauss-Kahn, (Jean-Louis) Borloo ou (Bernard) Kouchner". "Ils ont chacun des qualités et des défauts (...) Ce que je veux, c'est un fédérateur", a-t-il dit.

 

En meeting mardi soir à Dijon, il s'est adressé aux enseignants, électorat traditionnel du Parti socialiste, en confirmant que l'éducation serait sa "priorité" et que ses moyens seraient "garantis".

 

S'il veut bien l'"assouplir", François Bayrou s'est prononcé contre la suppression de la carte scolaire, en mettant "en garde contre certaines réflexions un peu courtes". "Nous avons la mission d'offrir les mêmes chances à tous les élèves quel que soit le quartier où ils habitent" ou "l'établissement où ils sont scolarisés", a-t-il martelé.

 

L'ancien ministre de l'Education doit rencontrer mercredi les représentants de la FSU (fédération syndicale unitaire).

 

Concurrencée sur son terrain, Ségolène Royal a réagi mardi soir lors d'un meeting à Rennes en reprochant à François Bayrou de "brouiller les cartes" pour "faire oublier que les élus (centristes) dans toutes les assemblées locales gouvernent pratiquement partout avec la droite". "Par le passé, dans la vie politique, ceux qui se disent ni de droite ni de gauche, n'ont-ils pas toujours fini par tomber du même côté?", a-t-elle lancé.

 

Même son de cloche du côté du fabiusien Claude Bartolone, qui a qualifié le candidat UDF de "Che Guevara de l'extrême centre", "après avoir été le Bisounours de la droite". Il a surtout dénoncé une "imposture", rappelant que "l'ensemble de ses députés sont élus par des gens de droite et par le désistement de l'UMP. Ca suffit, la comédie!".

 

Après avoir fustigé la République des "clans" et le duo Sarkozy-Royal, François Bayrou va devoir désormais passer à la phase programmatique. Il présentera son projet économique lors d'une conférence de presse vendredi à Paris. Celui-ci a été élaboré avec le député Charles de Courson, le sénateur Jean Arthuis et l'ancien président du Crédit lyonnais Jean Peyrelevade. Le candidat UDF a affirmé à plusieurs reprises que son programme coûterait "20 milliards à peu près" et qu'il serait "entièrement équilibré par des économies".

 

François Bayrou développe le concept de social-économie

 

"Je veux montrer que la vocation de l'économie est le social. Il faut concilier les deux" a déclaré François Bayrou devant les journalistes lors d'un déplacement à Dijon. Le candidat à l’élection présidentielle a affirmé que les propositions économiques qu'il va présenter à la presse vendredi, seront basées sur le concept de "social-économie". François Bayrou a indiqué qu’il donnera "la charpente" de son programme économique de façon à ce que chacun ait la possibilité de juger de sa cohérence. Ce programme a été mis au point avec le député Charles de Courson, le sénateur Jean Arthuis ainsi qu’avec Jean-Peyrelevade (ex-président du Crédit Lyonnais) et les économistes Jean-Claude Casanova et Christian Saint-Etienne. François Bayrou a réaffirmé que son projet de société serait basé "sur la loi du plus juste, et non la loi du plus fort". Il a une nouvelle fois assuré que son coût serait "entièrement compensé par des économies" et que le chiffrage complet serait donné en mars par le député Charles de Courson.

 

Commentaires

Vu ce matin le 22 février sur la 2, le maire de Meudon qui se réclame de l'UDF. Il déclare que les députés UDF ont été élus par des électeurs UMP et demande à François Bayrou de dire qu'il est bien à droite. Au lieu d'être sur la 2, il aurait mieux valu qu'il écoutât Monsieur Bourlanges sur France Inter qui expliquait ce qu'était le centre.
Ce maire avait tout loisir de faire valoir son opinion lors de congrès de Lyon. On ne l'a pas entendu. Plus prosaïquement, il a reçu des menaces et souhaite "assurer" son fauteuil de député dans cette terre du candidat UMP. Pas vraiment beau de renier ses convictions pour si peu. Tiens tiens j'ai cru apercevoir une légion d'honneur sur son veston. Honneur avez-vous dit ?
Une réfexion cher collègue maire : les électeurs ne sont pas UMP ou UDF : ils aspirent à une vie meilleure et choisissent celle ou celui qui propose un choix qu'ils estiment crédible. Le choix François Bayrou est de plus en plus partagé car il est crédible, sincère et dénué de sectarisme.

Ecrit par : renaud belliere | jeudi, 22 février 2007

Ecrire un commentaire