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vendredi, 29 juin 2007

Un début de session sur les chapeaux de roues

 

 

La toute nouvelle Assemblée nationale et le Sénat ont débuté le 26 juin une session parlementaire extraordinaire durant laquelle seront examinés plusieurs textes symboliques de la présidence Sarkozy, sur des thèmes fondamentaux : emploi, fiscalité, enseignement supérieur, service minimum dans les transports, justice et immigration.

"Être élu du suffrage universel ne confère qu’un seul droit : celui de tout donner [...] pour les valeurs au nom desquelles on a fait campagne et sur lesquelles on a été élu." Nicolas Sarkozy a été clair devant tous les députés et sénateurs de son camp, le 20 juin dernier : il entend bien que toute la majorité avance unie derrière lui et à son rythme. Le message devrait d’ailleurs être martelé une nouvelle fois par François Fillon lors de son discours de politique générale devant les députés, prévu le 3 juillet.
Pour les parlementaires UMP, l’ère Sarkozy a donc débuté ce 26 juin, avec l’ouverture de la treizième législature, l’élection de Bernard Accoyer au perchoir et la désignation des présidents des commissions permanentes et du bureau de l’Assemblée nationale (vice-présidents, questeurs...). Les travaux commencent ce jeudi 28 juin, la session extraordinaire devant se poursuivre jusqu’à la première semaine d’août. Au menu d’abord, le très riche projet de loi "en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat", qui décline en huit articles plusieurs mesures auxquelles Nicolas Sarkozy tient particulièrement. Y figurent en effet l’exonération de charges sociales et d’impôt sur le revenu pour les heures supplémentaires, le bouclier fiscal porté à 50 % au lieu de 60 % actuellement, le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt pour l’acquisition d’une résidence principale, sans oublier de nouvelles dispositions sur les donations et les droits de succession.

Autre texte important, le projet de loi sur l’autonomie des universités, préparé par Valérie Pécresse, qui doit permettre aux facultés volontaires de gérer elles-mêmes leur budget, leurs ressources humaines et leurs bâtiments, dont l’État leur cède la propriété.
Dans la foulée, le projet de loi-cadre sur le service minimum dans les transports sera soumis aux députés. Le texte, qui prévoira de nouvelles dispositions en matière de prévention des conflits sociaux et de mise en place d’un service garanti, ne sera mis en application par décret que si la négociation entre les partenaires sociaux n’aboutit pas avant la fin de l’année.
Il sera aussi question de justice durant l’été parlementaire, avec le projet de loi visant à renforcer la lutte contre la récidive, avec en particulier l’instauration de peines planchers pour lesquelles Nicolas Sarkozy avait vivement milité lorsqu’il était ministre de l’Intérieur. Mais il avait dû, à l’époque, s’incliner face à l’opposition des ministres de la Justice Dominique Perben, puis Pascal Clément. Le texte, qui sera défendu par la garde des Sceaux Rachida Dati, prévoit également la possibilité de supprimer l’"excuse de minorité" pour les récidivistes de 16 à 18 ans, afin de les juger comme des majeurs.
Enfin, après le règlement du budget 2006 et, éventuellement, l’examen d’un projet de loi créant une délégation parlementaire sur le renseignement, les députés et sénateurs achèveront l’été, mi-septembre, lors d’une nouvelle session extraordinaire, avec le texte préparé par Brice Hortefeux sur la maîtrise de l’immigration et dont les principales mesures visent à durcir les conditions du regroupement familial. Il sera temps ensuite d’enchaîner avec la première session ordinaire de la treizième législature, qui s’ouvrira le 2 octobre et qui sera en grande partie consacrée, jusqu’à Noël, aux débats budgétaires.

mercredi, 27 juin 2007

Bayrou réduit au silence dans l'Hémicycle

3d86ce62331849c3cac71fb919f8da55.jpgle MoDem de François Bayrou ne dispose pas d'un nombre suffisant de députés pour constituer un groupe à l'Assemblée nationale. Avec seulement trois élus centristes à ses côtés sur les bancs du Palais-Bourbon, le Béarnais aura bien du mal à se faire entendre.

 "Pauvre Bayrou ! Non inscrit, c'est ingrat... Son sort est bien triste", compatit un fonctionnaire de l'Assemblée, fin connaisseur des joutes verbales dans l'Hémicycle. François Bayrou, qu'il considère comme l'un des derniers grands orateurs du Palais-Bourbon, sera désormais réduit au silence, ou presque...

Fini les discours enflammés à la tribune. Celui sur la motion de censure, il y a un an, apparaît aujourd'hui prémonitoire. "Pour la société du XXIe siècle, le pluralisme gagne partout. Le seul endroit où le pluralisme n'est pas accepté, c'est dans le lieu même du pluralisme, à l'Assemblée nationale où, pourtant, la France dans sa diversité est sensée être représentée", lâchait-il alors.

François Bayrou va devoir se contenter des miettes de sièges dans l'Hémicyle : là où personne ne veut s'installer, tout en haut, hors du champ habituel des caméras de télé. Des miettes de places dans les Commissions. Des miettes de temps de parole. Il devra jongler avec les astuces parlementaires pour espérer se faire entendre.

"Contrairement à ce que vous croyez, ça n'est pas le nombre qui compte à l'Assemblée nationale, c'est la force de votre voix. Le nombre, ça fait du brouhaha. Les Français écoutent les voix claires", explique le Béarnais.

Et les quatre députés MoDem ne bénéficieront pas des locaux et des moyens financiers accordés par l'Assemblée à chaque groupe : 1.131 euros par député et par mois.

mardi, 26 juin 2007

Ouverture de la 13ième législature à l'Assemblée nationale

 

 

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 Aujourd’hui s’ouvre à l’Assemblée nationale la XIIIe législature (2007-2012) de la Ve République, dix jours après le second tour des élections législatives, avec l’élection attendue de Bernard ACCOYER (UMP) au "perchoir" et la répartition des principaux postes entre les parlementaires.

lundi, 25 juin 2007

L'Union européenne aura un nouveau traité en 2009

d40f4312c08cac67c16eb22c301b7c7a.jpgBRUXELLES - Les dirigeants européens sont parvenus samedi à un accord sur les grandes lignes du futur traité qui remplacera la défunte Constitution européenne après une longue bataille d'usure polonaise et britannique.

 

Les chefs d'Etat et de gouvernement ont convoqué une conférence intergouvernementale (CIG) qui, sur la base du mandat très précis fixé samedi, devra rédiger un texte qui sera approuvé avant la fin de 2007 et ratifié avant la mi-2009.

 

"Je suis persuadée que nous avons franchi une étape très importante", a déclaré la chancelière Angela Merkel, qui préside pour l'instant l'Union, à l'issue d'une négociation-marathon.

 

Pour le président de la Commission , José Manuel Barroso, il était important d'effacer la crise engendrée par les "non" français et néerlandais de 2005 pour passer à autre chose, même si, dans l'aventure, le terme "Constitution" a disparu.

 

"Si nous n'avions pas eu d'accord, cela aurait été un véritable problème pour l'Europe", a-t-il expliqué.

 

Les négociations pour parvenir à un traité simplifié qui reprend l'essentiel des dispositions institutionnelles du projet de Constitution - président stable du Conseil européen, "ministre" des Affaires étrangères, extension de la majorité qualifiée et nouveau mécanisme de prise de décision pour éviter les blocages - ont été extrêmement difficiles.

 

"Nous ne sommes pas passés loin de la rupture", a déclaré Nicolas Sarkozy, ravi d'avoir obtenu au passage la suppression de la référence à la "concurrence libre et non faussée" dans les objectifs du traité, une formule qui avait été utilisée contre le projet de Constitution par le camp du "non".

 

MERKEL PERD PATIENCE

 

Le président français a dû mettre la main à la pâte pour obtenir un résultat qu'il avait le premier prôné pour éviter d'avoir à organiser un nouveau référendum à haut risque.

 

Après deux jours de négociation, Merkel a perdu patience vendredi devant l'intransigeance de la Pologne et les allusions répétées de ses dirigeants à la responsabilité de l'Allemagne dans les souffrances passées de leur pays.

 

La Pologne acceptait bien le principe de la double majorité - 55% des Etats et 65% de la population - qu'elle a si longtemps combattue parce qu'elle réduit l'énorme pouvoir de blocage qu'elle avait obtenu dans le traité de Nice, mais elle voulait en retarder la mise en oeuvre aux calendes grecques.

 

La chancelière a menacé de convoquer une CIG sans son accord si besoin était, une arme qui n'avait été utilisée qu'une seule fois en 1985 pour passer outre à l'opposition de Margaret Thatcher au processus qui allait mener à l'Acte unique.

 

Mais cette stratégie n'a pas été soutenue par les autres pays qui ne voulaient pas provoquer de crise avec Varsovie et d'autres ont pris le relais de la présidence allemande.

 

L'accord avec la Pologne a été négocié par Nicolas Sarkozy, le Britannique Tony Blair, l'Espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker et le président polonais Lech Kaczynski en liaison avec Varsovie, où était resté le Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski.

 

Le nouveau système n'entrera en vigueur qu'en 2014, au lieu de 2009, et jusqu'en 2017 la Pologne aura le droit de demander qu'on calcule la majorité selon les anciennes règles si elle est mise en minorité et qu'elle ne l'accepte pas.

 

"Je dois remercier nos amis britanniques et français parce que ce que nous avons obtenu l'a été dans une grande mesure grâce à leur soutien", a expliqué Lech Kaczynski en promettant à l'avenir la solidarité de la Pologne.

 

UN TRAITÉ SIMPLIFIÉ TRÈS COMPLIQUÉ

 

Le Royaume-Uni a lui aussi mené bataille pour réduire le périmètre du texte, condition sine qua non selon Londres pour pouvoir le faire ratifier par la Chambre des Communes et éviter ainsi de devoir organiser un référendum perdu d'avance.

 

Les dirigeants européens lui ont accordé des dérogations qui lui permettent de s'exempter des décisions à la majorité qualifiée en matière de coopération judiciaire et policière.

 

La Charte des droits fondamentaux ne s'appliquera pas non plus aux citoyens britanniques, pour lesquels elle ne sera pas opposable devant la Cour de justice de l'Union.

 

Le gouvernement britannique pense que ces concessions sont suffisantes pour éviter un référendum sur le nouveau texte.

 

"La chose la plus importante ici, c'est que le traité constitutionnel a été mis de côté, nous en sommes revenus à un traité conventionnel", a-t-il expliqué en estimant avoir obtenu satisfaction sur toutes ses "lignes rouges".

 

Outre le mécanisme de décision et le champ de la majorité qualifiée, les partenaires européens de la Grande-Bretagne sont parvenus à résister à sa revendication d'une limitation du rôle du futur "ministre" des Affaires étrangères de l'UE.

 

Certes, il n'en aura plus le titre et il restera le "Haut Représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité". Mais il deviendrait, comme dans la Constitution , vice-président de la Commission.

 

Il présidera les Conseils des ministres des Affaires étrangères de l'UE et dirigera un service diplomatique constitué des fonctionnaires, du réseau de délégations ainsi que du budget de la Commission et de diplomates des pays membres.

 

Plusieurs pays fédéralistes, comme la Belgique ou l'Italie, ont jugé ces concessions trop importantes et ont tenté dans les dernières heures de la négociation, de sauver quelques miettes du projet de Constitution. Mais l'effort fut totalement vain.

 

"Le traité constitutionnel était un traité aisément compréhensible, ceci est un traité simplifié qui est très compliqué", a ironisé Jean-Claude Juncker.

 

vendredi, 22 juin 2007

La France, cinquième pays le plus attractif pour les investissements étrangers

 

 

La France demeure attractive. Le pays se classe en cinquième position pour le nombre de projets d'investissements étrangers accueillis sur le territoire, selon la société Oco Consulting, et neuvième en nombre d'emplois créés par ces investissements. A la différence d'autres classements, comme celui de l'Agence français des investissements internationaux (Afii), celui-ci ne prend en compte que les créations et les extensions de sites, et non les opérations de fusions et acquisitions.

 

 

Les 539 projets réalisés en France en 2006 ont ainsi suscité la création de 17 000 emplois, à comparer aux 40 000 annoncés par l'Afii. La position centrale de l'Hexagone, et vraisemblablement aussi la qualité de ses infrastructures, lui valent un bon score en logistique.

 

La Chine est, et de loin, le premier pays d'accueil en nombre de projets, suivi de l'Inde, des Etats-Unis et du Royaume-Uni. L'Allemagne se classe en sixième position. Les pays de l'est de l'Europe arrivent derrière. En revanche, ils surpassent l'Ouest en nombre d'emplois créés, attirant près de 25 % des 600 000 emplois générés par les investissements étrangers globalement dans le monde.

 

L'étude relève l'internationalisation croissante des PME, et des projets de recherche et développement. L'Inde et la Chine ont attiré 40 % des investissements pour la R & D, contre 22 % pour l'Europe de l'Ouest.

 

71% des Français satisfaits du nouveau gouvernement

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Soixante-et-onze pour cent des Français se disent satisfaits et 28% se disent mécontents de la composition du nouveau gouvernement d'"ouverture" voulu par le président Nicolas Sarkozy et nommé mardi, selon un sondage à paraître vendredi.

 Parmi les sympathisants de droite, 93% affirment être satisfaits et 7% être mécontents, alors que parmi ceux de gauche, 48% sont satisfaits et 50% mécontents, indique ce sondage Opinionway commandé par le quotidien Metro.

Le nouveau gouvernement, remanié et complété après les législatives remportées par le parti de droite UMP, est marqué notamment par l'entrée d'une troisième personnalité de gauche, Jean-Marie Bockel, au ministère des Affaires étrangères déjà tenu par le socialiste Bernard Kouchner, et par celle de deux nouvelles figures de la "diversité", la Sénégalaise de naissance Rama Yade et la fille d'immigrés algériens Fadela Amara à des postes de secrétaire d'Etat.

 

Le nouveau gouvernement "fait suffisamment de place à la diversité" pour 80% des personnes interrogées (94% à droite et 65% à gauche) contre 18%, il "fait suffisamment de place à l'opposition" pour 68% (86% à droite et 49% à gauche) contre 28%, et il "respecte la parité" pour 66% (80% à droite et 53% à gauche) contre 33%, selon le sondage.

mercredi, 20 juin 2007

Mercredi 20 juin 2007 : Journée internationale du réfugié

Journée mondiale du réfugié

 

dac8b84f7919fb9f601906da53a88115.jpgChaque année, le 20 juin, le monde entier célèbre le courage, la capacité de récupération et la force des réfugiés. Sous l'égide des Nations Unies, des milliers d'organisations dans des centaines de pays vont se rassembler à l'occasion du sixième anniversaire de la Journée mondiale du réfugié afin d'attirer l'attention sur le sort des réfugiés et les causes de leur exil, mais aussi sur leur détermination et leur volonté de survivre, ainsi que sur les contributions qu'ils apportent aux communautés qui les accueillent.

Souvent injustement assimilés à des migrants économiques, les réfugiés fuient leur pays non parce qu'ils recherchent un quelconque gain financier, mais pour échapper aux persécutions, aux menaces d'emprisonnement et même de mort. Ils ont besoin d'un havre de paix pour se remettre de leurs traumatismes mentaux et physiques et pour que renaisse leur espoir en un avenir meilleur.

L'intolérance, qui est souvent à l'origine même des déplacements internes et des flux de réfugiés, est aussi présente dans certains des pays où les réfugiés s'exilent. Au lieu d'y rencontrer de l'empathie et de la compréhension, ils sont souvent confrontés à la méfiance et au mépris.

En cette Journée mondiale du réfugié, n'oublions pas qu'un jour, n'importe lequel d'entre nous pourrait avoir à frapper à la porte d'un inconnu, en espérant trouver un abri sûr et accueillant. Nous devons accorder aux réfugiés le traitement que nous aimerions recevoir si nous étions à leur place.

Nous sommes aujourd'hui confrontés à ce qui pourrait être l'un des plus grands défis de ce siècle. Près de 40 millions de personnes à travers le monde ont été déracinées et forcées de fuir la violence et la persécution.

À l'occasion de cette Journée mondiale du réfugié, rendons-leur hommage pour leurs qualités et reconnaissons la richesse et la diversité qu'ils apportent à nos sociétés.

mardi, 19 juin 2007

FILLON II

 LE GOUVERNEMENT FILLON II

Jean-Louis Borloo (Parti radical) : ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagements durables.

Michèle Alliot-Marie : ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des collectivités territoriales.

Bernard Kouchner (PS) : ministre des Affaires étrangères et européennes.

Christine Lagarde : ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi.

Brice Hortefeux : ministre de l'Immigration, Intégration, Identité nationale et du Codéveloppement.

Rachida Dati : Garde des Sceaux, ministre de la Justice.

Michel Barnier : ministre de l'Agriculture.

Xavier Bertrand : ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité.

Xavier Darcos : ministre de l'Education nationale.

Valérie Pécresse : ministre de l'Enseignement supérieur et Recherche.

Hervé Morin (Nouveau Centre) : ministre de la Défense. 

Roselyne Bachelot-Narquin : ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. 

Christine Boutin : ministre du Logement et de la Ville. 

Christine Albanel : ministre de la Culture et de la Communication

Eric Woerth : ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique. 


 

Secrétaires d'Etat :


 

Roger Karoutchi : secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.

Jean-Pierre Jouyet (PS) : secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

Laurent Wauquiez : secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, porte-parole du gouvernement.

Eric Besson (PS) : secrétaire d'Etat, chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques.

Valérie Létard (Nouveau Centre) : secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, chargée de la solidarité.

Dominique Bussereau : secrétaire d'Etat aux Transports.

Nathalie Kosciusko-Morizet : secrétaire d'Etat auprès du ministre français de l'Ecologie, chargée de l'Ecologie.

Christian Estrosi : secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer.

André Santini (Nouveau Centre) : secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique. 

Jean-Marie Bockel (PS) : secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie auprès du ministre des Affaires étrangères.

Hervé Novelli : secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, chargé des entreprises et du Commerce extérieur.

Fadela Amara : secrétaire d'Etat à la politique de la Ville.

Alain Marleix : secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des anciens combattants.

Rama Yade : secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme.

Luc Chatel : secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, chargé de la consommation et du tourisme.

Bernard Laporte secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux sports (après la Coupe du Monde de rugby). 


 

Hors-gouvernement : Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté .

lundi, 18 juin 2007

Six semaines après le 6 mai, les Français mettent un bémol à leur soutien à Sarkozy

 

 

Six semaines après l'élection présidentielle, les Français ont réaffirmé dimanche leur soutien à Nicolas Sarkozy mais en y mettant un bémol : si l'UMP dispose de la majorité absolue des sièges de députés pour légiférer, l'Assemblée nationale est plus rose qu'annoncé.

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En déjouant au second tour des législatives les pronostics sur une vague bleue, les électeurs ont semblé dire "oui mais" à Nicolas Sarkozy, résume lundi la une du Figaro.

 

Le résultat le plus symbolique est la défaite du numéro 2 du gouvernement Alain Juppé à Bordeaux. Elle constitue un revers personnel pour l'ancien Premier ministre et va bouleverser l'équipe Fillon.

 

A la tête d'un grand ministère de l'Ecologie, Alain Juppé devait démissionner lundi matin, respectant la règle édictée par le Premier ministre.

 

Les 577 nouveaux élus vont se réunir à partir du 26 juin : 318 députés UMP (359 sortants), 190 PS (149 sortants), 8 PRG, 21 Nouveau centre, 17 PCF, 5 MoDem, 4 Verts et 2 MPF, les autres se partageant entre divers gauche et divers droite. L'Assemblée nationale sera plus féminine avec 107 élues contre 76.

 

Lundi matin, les métaphores maritimes étaient à la une de la presse: "le ressac de la vague bleue" (France Soir), "le raz de marée bleu horizon n'a pas eu lieu" (Le Figaro), "la vague bleue annoncée a été moins forte que prévu" (Les Echos).

 

Dans un registre plus combatif, pour Libération, "la droite prend une gauche", selon l'Humanité, "le peuple corrige le tir".

 

Pour le PS, qui avait fait campagne ces derniers jours contre " la TVA sociale", le sursaut des électeurs de gauche, malgré une abstention record de 40%, éloigne le risque d'une crise à court terme.

 

Son premier secrétaire François Hollande, contesté depuis la défaite de Ségolène Royal le 6 mai, a ainsi réaffirmé qu'il entendait rester à son poste jusqu'au congrès de 2008.

 

Mais deux autres événements risquent de peser. Dans un livre intitulé "Les coulisses d'une défaite", Ségolène Royal annonce à la fois sa séparation avec son compagnon François Hollande et son intention de briguer la direction du PS au prochain congrès.

 

Avec moins de 20 députés, les communistes ne pourront pas à eux seuls constituer un groupe, mais les quatre élus Verts sont déjà invités à les rejoindre.

 

Au centre, les anciens UDF ralliés à Nicolas Sarkozy et réunis dans le Nouveau centre sont juste assez nombreux (21) pour faire un groupe. Quant à François Bayrou, largement réélu dans le Béarn, il ne sera entouré dans l'hémicycle que de quatre autres représentants du MoDem.

 

A peine le scrutin législatif terminé, d'autres rendez-vous se profilent.

 

Ainsi, le gouvernement Fillon devrait être rapidement remanié, pour remplacer Alain Juppé et y adjoindre quelques secrétaires d'Etat. Peut-être une nouvelle occasion pour le chef de l'Etat de nommer des personnalités de gauche.

 

Avant de se mettre au travail, les députés auront à désigner leurs présidents de groupes, puis le président de l'Assemblée nationale. Plusieurs ténors UMP sont sur les rangs. Ils auront aussi à désigner les présidents de commissions, les vice-présidents, questeurs...

 

Ensuite, le coup d'envoi du travail parlementaire sera donné par le Premier ministre avec son discours de politique générale.

 

Au programme de la session extraordinaire de juillet, figure le projet de loi "en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat" qui reprend les mesures sur l'emploi et la fiscalité.

 

Le Parlement devra examiner en outre le texte sur l'autonomie des universités, un projet de loi-cadre sur le service minimum dans les transports publics, le renforcement de la lutte contre la récidive.

 

Une autre session extraordinaire devrait être convoquée à la mi-septembre, pour le projet sur la maîtrise de l'immigration.

 

 

vendredi, 15 juin 2007

TVA sociale...les Français plutôt opposés

 Un total de 60% des Français sont opposés à l'instauration en France d'une TVA sociale, selon un sondage CSA à paraître vendredi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France. A la question "seriez-vous favorable ou opposé à l'instauration en France de la TVA sociale, mécanisme qui consiste à basculer une partie du financement de la sécurité sociale en baissant les cotisations patronales et en augmentant la TVA ", 60% répondent y être opposés.

 

 TVA SOCIALE : ILS L'ONT DIT...

- L'eurodéputé Verts Daniel Cohn-Bendit: "En Allemagne, il ont fait quelque chose de différent, ils ont augmenté la TVA de trois points mais, en même temps, ils ont supprimé les cadeaux fiscaux, alors qu'en France, on fait le contraire, on donne des cadeaux fiscaux à une petite partie de la population".

 

 

- L'ancien ministre PS de l'Economie Dominique Strauss-Kahn: "Ce n'est pas en bricolant la TVA qu'on rend une économie compétitive, c'est en faisant qu'elle soit capable de faire de l'innovation, la recherche, que l'université soit relancée".

 

 

- Alain Vidalies, secrétaire national aux entreprises du PS: "L'augmentation de cinq points de la TVA annoncée par le gouvernement amputera gravement le pouvoir d'achat des salariés".

 

 - Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes: "Les Français sont de plus en plus nombreux à comprendre que l'augmentation de cinq points de la TVA est une idée simple mais injuste, qui risque de casser la croissance, tout comme la franchise santé".

 

- Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du numéro un du PS François Hollande: "Si les Français veulent dire non à cette ligne-là, c'est par la mobilisation dimanche".

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