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jeudi, 30 août 2007

Cyclone Dean

225 millions

 C’est en euros le montant de l’enveloppe qui sera débloquée par le gouvernement en faveur des personnes sinistrées après le passage du cyclone Dean sur la Martinique et la Guadeloupe, selon l’annonce faite par l’Élysée.

mercredi, 29 août 2007

Raymond Barre : un homme d'Etat qui tenait le cap

Décès de Raymond Barre - Réaction de François Bayrou

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François Bayrou a salué en Raymond Barre, décédé à Paris à l'âge de 83 ans, un "homme d'Etat" qui "tenait le cap" et appportait "courage et altitude" au monde politique.


"Ce sont beaucoup de souvenirs, beaucoup d'années d'engagement", a déclaré François Bayrou.


"Raymond Barre a été soutenu, admiré, aimé, par beaucoup de Français, parce qu'il était un homme d'État, c'est-à-dire quelqu'un qui mettait l'intérêt général de son pays au-dessus des intérêts particuliers des clans, des partis, ou des hommes. Y compris au-dessus de ses intérêts personnels.


C'est ainsi qu'un lien particulier s'était créé entre les Français et lui. Il inspirait confiance, sa parole était crédible, y compris auprès de ceux qui ne partageaient pas ses idées.


Et il tenait le cap. Il suffit de rappeler que, Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing, dans une des périodes les plus difficiles de notre histoire récente, la France est en 1981 un pays modernisé et les moins endettés du monde occidental.
Il y avait en lui un goût de la liberté qu'il défendait avec drôlerie, avec jubilation, parfois avec provocation, refusant les compromissions habituelles à un monde politique auquel il apportait courage et altitude."

Raymond Barre : un homme de vision

Décès de Raymond Barre - Réaction d'Anne-Marie Comparini

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Anne-Marie Comparini, ancienne présidente de la région Rhône-Alpes, attachée parlementaire puis adjointe à la mairie de Lyon de Raymond Barre pendant un quart de siècle, a salué samedi matin la mémoire d'un "homme de vision".
"J'ai été très émue d'apprendre la nouvelle.


C'était un homme de vision, j'ai pu constater sa faculté de pressentir et d'anticiper les changements qui affectent la vie collective, tels que le développement de l'économie mondiale ou l'émergence de pays comme la Chine ou l'Inde.
Il avait une volonté farouche d'aider les Français à s'inscrire dans ces changements, et il les croyait capables de s'y adapter.


Mme Comparini a salué "les capacités intellectuelles hors du commun" de Raymond Barre, doublées de "belles qualités humaines": "l'attention à chacun, et le respect des autres, qu'ils partagent ou non ses idées politiques".
"Il était capable dans la même heure de se pencher sur le dossier de la monnaie allemande puis d'écouter les doléances de Lyonnais en difficulté, avec la même attention: il aimait mêler ainsi la théorie et les grandes idées politiques avec leur application quotidienne".

mercredi, 08 août 2007

Le style Sarkozy similaire à Delors...

Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a comparé le style de Nicolas Sarkozy à ceux de deux modèles du Parti socialiste, Jacques Delors et Michel Rocard, dans un entretien au Nouvel Observateur daté du 9 août.

"Sur la modernisation du comportement politique, le dépassement des clivages, la vision des rapports démocratiques, il tranche beaucoup", estime M. Jouyet en référence au président Sarkozy.


Pour le secrétaire d'Etat, l'ancien Premier ministre socialiste "Lionel Jospin, en revanche, avait une vision beaucoup plus classique".

mardi, 07 août 2007

Intervention de François Bayrou à l'Assemblée nationale


Projet de loi relatif aux libertés et aux responsabilités des universités

 

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Madame la présidente, madame la ministre, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, certains termes font fortune : il en est ainsi du mot « gouvernance » qui, depuis trois ou quatre ans, est mis à toutes les sauces. Je souhaite m’arrêter un instant non pas au mot lui-même mais à son complément : tantôt « gouvernance des universités », tantôt « gouvernance de l’Université ». La distinction entre les deux expressions, souvent absente du débat, est pourtant d’une très grande importance pour la société française et pour son histoire.


En effet, depuis cent cinquante ans, nous avons choisi d’organiser notre enseignement supérieur et notre recherche non pas en universités – au pluriel – mais en une université, qui est l’université française, l’université républicaine. Ce choix a des conséquences de haute portée puisque, notamment, il implique que nos diplômes universitaires aient un statut national, situation toute différente de celle des pays qui, ayant choisi le pluralisme des universités, délivrent des diplômes concurrentiels entre les différentes universités du pays.


Permettez-moi sur ce point, madame la ministre, d’amender l’un de vos propos. Vous avez dit dans votre intervention liminaire que, partout dans le monde, on proposait des lois de cet ordre, citant plus particulièrement l’exemple de l’Allemagne. Or, dans ce pays, c’est le contraire qui se passe.


L’État allemand cherche, à juste titre, face à des universités entièrement autonomes, à se doter d’un moyen à l’échelle nationale permettant de faire évoluer leur statut, chacune d’entre elles étant maîtresse chez elle et refusant d’évoluer.
De fait, une réflexion sur la gouvernance des universités serait pauvre si elle n’abordait pas la question de la gouvernance de l’Université, en portant notamment sur les types de diplômes, sur l’adaptation des formations aux étudiants, non pas en difficulté, mais, dirons-nous plutôt, non autonomes, ou encore – vaste sujet ! – sur la promotion de la recherche dans la sélection des élites françaises.


Ma deuxième remarque a également trait au thème de la gouvernance : les choix que vous proposez en la matière sont-ils les meilleurs ? Je prendrai, à cet égard, l’exemple de l’extrême concentration des pouvoirs entre les mains du président d’université. Ainsi que l’a fait remarquer à très juste titre le professeur Antoine Compagnon dans un récent article publié par Le Figaro, ces pouvoirs sont, aux États-Unis, répartis entre quatre fonctions autonomes et même étanches : celles de President, le président du conseil d’administration, de Provost, le responsable des études, de Dean of the faculty, le doyen de la faculté, et de Chief financial officer, l’homme des finances de l’université. Est-ce un choix juste et adapté à notre temps, que de réunir tous ces pouvoirs entre les mêmes mains ?


Le fait que j’ai entretenu, en ma qualité de ministre, de très bonnes relations avec la conférence des présidents d’université, ne m’empêche pas de penser que la question mérite d’être posée.


Vous avez argué du fait que les trois universités marseillaises avaient décidé de se regrouper pour constituer un grand ensemble comprenant 75 000 à 80 000 étudiants. Peut-on vraiment imaginer, madame la ministre, que le président d’un ensemble d’une telle dimension concentre tous ces pouvoirs ? Vous donnez, par exemple, aux présidents d’université la possibilité de distribuer des primes. Comment peut-on envisager sérieusement que cela puisse se faire dans une université d’une telle taille ?


Cette concentration absolue des pouvoirs n'est pas un bon choix – je le dis à propos de cette fonction, mais je pense également à d’autres…


D’autant que la question se pose de savoir si le mode d’élection des présidents d’université, qui va conduire à leur donner tant de pouvoirs, est vraiment juste et bon.


Il faut que cela soit dit à cette tribune, le choix d’une loi électorale avec prime de fait au collège des professeurs, n’aboutira à l’élection d’un président qu’à la suite d’ententes syndicales.


J’ai été le défenseur, pendant tout le temps où j’ai exercé les fonctions qui sont les vôtres aujourd’hui, madame la ministre, d’une bonne entente avec les syndicats, et même d’une confiance réciproque.


De là, cependant, à donner la totalité des pouvoirs dans un très grand nombre d’universités françaises, pluridisciplinaires notamment, à un homme élu par une coalition de syndicats, je m’interroge. Mais peut-être cela explique-t-il la discrétion, soulignée tout à l’heure par M. Goasguen, des oppositions au sein de l’université française ?


Cette concentration des pouvoirs soulève en outre – ce sera ma troisième et dernière observation sur ce sujet – des problèmes en termes de recrutement qui ne peuvent pas être éludés. En effet, si certaines universités monodisciplinaires s’accommoderont très bien de cette réforme et des nouveaux pouvoirs des présidents, je laisse à la représentation nationale le soin d’imaginer les difficultés que les universités multidisciplinaires vont, elles, rencontrer, avec toutes les conséquences néfastes que cela aura pour leur avenir.


L’idée de gouvernance pose décidément trop de questions auxquelles ce texte, mal inspiré et mal orienté, ne répond pas.

Tribune du Groupe UDF dans Agir en Picardie de juillet-août

TRIBUNE U.D.F

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  Pour une convention entre la Région Picardie et l’Agence Régionale Hospitalière

 

Bastions industriels historiques, les régions Picardie et Nord-Pas-de-Calais connaissent de nombreuses similitudes sociologiques notamment en matière de santé. En effet, les ratios sanitaires de nos deux régions sont parmi les plus faibles des régions françaises, provoquant une gravité sanitaire importante renforcée par de fortes disparités territoriales.

 

 

Lors de l’adoption du Schéma Régional d’Organisation Sanitaires de Troisième Génération en mars 2006, le Groupe UDF a pleinement adhéré aux priorités définies en matière de santé publique par le Conseil régional tout en rappelant la nécessité de mobiliser tous les moyens effectifs à la hauteur des enjeux et des défis que connaît la Picardie.

 

 

Nous avions alors même suggéré que cette mobilisation puisse se concrétiser aussi par le biais d’une convention avec l’Agence Régionale Hospitalière en définissant des engagements communs à l’instar de nos voisins du Nord-pas-de-Calais qui entamaient dès lors des négociations en ce sens.

 

 

Le résultat est que le Nord-Pas-de-Calais est désormais la première région à avoir formalisé une convention quadriennale pour laquelle elle investira 48 millions d’euros, notamment dans les équipements lourds de lutte contre le cancer, afin de rééquilibrer l’équipement hospitalier sur les différents territoires et renforcer l’attractivité médicale régionale.

 

 

Il n’est pas trop tard pour suivre le même chemin et ainsi optimiser nos actions en matière de santé publique pour que la population picarde puisse encore mieux bénéficier d’un meilleur état de santé ainsi que d’une meilleure qualité de soins et de prestations.

 

 

A notre tour devenons la deuxième région à renforcer et renouveler ses engagements en matière de prévention et de soins pour faire que dans un avenir proche, la population picarde soit en haut du classement  de l’offre de santé des régions.

 

 

Monique RYO

 

Présidente du Groupe UDF

 

 

udf@cr-picardie.fr groupeudfenpicardie.hautetfort.com Tél. 03 22 97 38 37

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