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vendredi, 01 février 2008

Tribune du Groupe dans l'édition de février d'Agir en Picardie

 

 tribune agir en picardie n°115.pdf

 

 

 

 

COOPERATIONS DECENTRALISEES A VALEUR ECONOMIQUE AJOUTEE

 

 

 

 

 

Bien trop souvent, nous percevons le développement des pays de l’Asie du sud-est dont celui de la Chine comme une menace grandissante sur nos économies. Le concept de « péril jaune » ne date pas d’aujourd’hui….Hier déjà, l’éveil du Japon et de la Corée du Sud était censé entièrement nous happer. Nous voyons bien, qu’en définitif, tel n’est pas le cas. Au contraire, les firmes automobiles japonaises et coréennes ont poussé les firmes européennes à plus d’innovation pour continuer à exceller jusqu’au symbole du mariage industriel entre Renault et Nissan.

 

Le phénomène des délocalisations vers la Chine apparaît désormais comme une fatalité. Néanmoins il peut-être dans bien des cas, enraillé : en effet, la Chine fournit la matière première, pas la technologie. Aussi nous faut-il jeter toutes nos forces sur le maintien de nos savoir-faire, considérés de qualité excellente, en gardant toujours une longueur d’avance en terme d’innovation puisque seule l’innovation projette à la pointe des marchés. Pour cela : capacité d’anticipation, priorité à l’investissement, au développement durable et à la qualification des personnels sont indispensables.

 

 

La Chine a un besoin grandissant de savoir-faire technologiques notamment en matière de développement durable. Or, si l’Europe possède un avantage compétitif sur l’Asie et l’Amérique du Nord, c’est bien en matière de technologies de développement durable. Par exemple pour les normes sur les émissions de CO2, le traitement des eaux de lavage ou la consommation énergétique. C’est pourquoi de plus en plus de Régions Françaises sont présentes en Chine.

 

Depuis l’été dernier, les Pays de la Loire , la Bretagne ou la Basse-Normandie sont les toutes dernières venues. Il existe d’ailleurs pas moins d’une cinquantaine de jumelages actifs ainsi qu’une douzaine de bureaux ou représentations de collectivités françaises sur le territoire chinois. Cette présence active peut donner rapidement des résultats concrets.

 

 

Parmi les nouvelles régions installées pour favoriser les échanges économiques, notons qu’une PME des Pays de la Loire a signé un contrat d’une ampleur inédite pour fournir les roulements à billes des éoliennes chinoises ; de même une entreprise toulousaine s’apprête à fournir des systèmes de géolocalisation aux pompiers chinois. Ainsi, la latitude des possibilités pour les collectivités régionales à travers la coopération décentralisée ne doit pas se limiter à la signature d’accords culturels.

 

 

 La Picardie qui investit dans le domaine des énergies vertes doit pouvoir aussi nouer des liens étroits en Chine et dans le reste de l’Asie du sud-est pour y apporter le savoir-faire de ses acteurs économiques. En mars 2007, la Picardie et la Thüringe ont décidé de faire évoluer leur partenariat culturel noué en 1994 en une alliance réorientée vers la coopération économique et scientifique notamment en matière de recherche dans le domaine des énergies renouvelables.

 

C’est un bon accord qui doit pouvoir donner rapidement des résultats concrets et servir de modèles à d’autres accords de coopération décentralisée.

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