mardi, 25 novembre 2008

La France en récession en 2009 (OCDE)

La crise financière internationale devrait plonger la France dans la récession en 2009, avec un recul du PIB de 0,4% et un taux de chômage à 8,2% de la population active, creusant nettement le déficit public, selon les perspectives économiques de l'OCDE publiées ce matin.

Selon l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), la croissance française serait de seulement 0,9% en 2008. Le PIB reculerait ensuite de 0,4%, avant de se redresser fortement en 2010 (+1,5%). Le gouvernement français table pour sa part sur une croissance comprise entre 0,2 et 0,5% en 2009, et de 2,0% en 2010.

Ce "repli marqué de l'activité en 2008 et 2009 devrait entamer sensiblement les recettes budgétaires, notamment les rentrées d'impôts sur les bénéfices", tandis que "la montée du chômage exerce des pressions à la hausse sur les dépenses sociales", analyse l'OCDE.

Le déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) devrait passer de 2,9% du PIB cette année à 3,7% l'an prochain, puis à 3,9% en 2010, bien au-delà de la limite de 3% autorisée par la Commission européenne.

vendredi, 21 novembre 2008

Crédit: les TPE encore peu touchées

Les dirigeants de très petites entreprises (moins de 20 salariés) sont encore peu touchés par les restrictions d'accès au crédit (12%) mais 36% redoutent de la subir, selon le baromètre trimestriel Fiducial-IFOP.

"Alors que 78% des patrons de TPE saluent la réinjection de 22 milliards d'euros de financement des PME via les banques, ils ne sont que 44% à considérer que ces dernières accorderont plus facilement des prêts", souligne cette étude. Le moral des patrons de TPE dans leur propre activité continue par ailleurs de s'éroder, poursuit l'enquête. Ainsi, ils sont maintenant 53% à être pessimistes, "niveau rencontré une seule fois auparavant, en février 2003 quelques jours avant le déclenchement de la guerre en Irak".

mercredi, 19 novembre 2008

Bercy revoit en hausse la dette publique

La dette publique de la France (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) va se creuser plus que prévu pour 2008 et 2009, notamment sous le coup des mesures d'aide au soutien de l'économie, selon un rapport annexé au projet de loi des finances.

La dette publique devrait atteindre 66,2% du Produit intérieur brut (PIB) en 2008, puis 67,9% l'an prochain et 68,1% en 2010, selon ce texte. Elle devrait ensuite être réduite à 67,2% en 2011 et 65,6% en 2012. Le gouvernement tablait initialement dans son projet de budget 2009 sur une dette à 65,3% du PIB en 2008 et 66% en 2009.

Ces prévisions intègrent "l'impact sur la dette publique de l'activité de la société de prises de participation de l'Etat (SPPE) dans le cadre du plan de soutien au financement de l'économie", selon le texte. La SPPE est la structure publique chargée de venir en aide aux banques en difficultés. Elle a ainsi apporté un milliard d'euros à la nationalisation partielle de la banque franco-belge Dexia.

vendredi, 14 novembre 2008

La zone euro en récession

 

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La zone euro est entrée en récession pour la première fois de son histoire, avec un recul de 0,2% de son Produit intérieur brut au troisième trimestre, a annoncé aujourd'hui l'Office statistique européen Eurostat.

vendredi, 07 novembre 2008

USA : le chômage à son plus haut niveau

Le chômage aux Etats-Unis a bondi en octobre à 6,5%, son plus haut niveau depuis plus de 14 ans, l'économie du pays ayant encore supprimé 240.000 emplois pour son dixième mois successif de licenciements nets, a indiqué aujourd'hui le ministère du Travail américain.

Ces chiffres sont bien pires que ne le craignaient les analystes, qui tablaient en moyenne sur 200.000 suppressions d'emplois et un chômage à 6,3%, après 6,1% en septembre, ce qui était un plus haut depuis cinq ans.

Il faut remonter à mars 1994 pour retrouver un taux de chômage de 6,5%.

Le brusque bond du taux de chômage s'explique en partie par une révision en forte hausse du nombre des emplois perdus en août et en septembre (respectivement 127.000 et 284.000 contre 73.000 et 159.000 selon l'estimation publiée il y a un mois).

"L'emploi a baissé de 1,2 million de postes au cours des dix premiers mois de 2008; plus de la moitié de cette baisse a eu lieu au cours des trois derniers mois. En octobre, les suppressions d'emplois ont continué dans l'industrie manufacturière, la construction et plusieurs secteurs des services. Le secteur minier et celui des soins de santé ont continué a créer des emplois", écrit le ministère.

vendredi, 31 octobre 2008

Nombre de chômeurs en hausse

 

Le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE en catégorie 1, qui sert de baromètre officiel, a enregistré une hausse de 0,4% (+8.000 personnes) en septembre par rapport à août, et de 0,8% sur un an, selon un communiqué du ministère de l'Economie publié aujourd'hui.

mercredi, 29 octobre 2008

Les PME demandent un "new deal"

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) a demandé un "new deal pour les PME" pour éviter des "défaillances en cascade", proposant notamment d'autoriser une "prise de participation transitoire de la Caisse des dépôts" au capital des PME.

"L'accélération des défaillances d'entreprises exige aujourd'hui un véritable new deal pour les PME consacrant l'émergence d'une nouvelle finance de l'économie", écrit la CGPME dans un communiqué, souhaitant rompre la chaîne de ces "défaillances en cascade qui s'avérerait désastreuse pour la France".

lundi, 20 octobre 2008

5 millions d’euros pour les collectivités

Le premier ministre François Fillon a annoncé aujourd'hui une enveloppe de 5 milliards d'euros destinée au financement des collectivités territoriales, pour moitié octroyée par des prêts de la Caisse des dépôts et consignations et l'autre moitié par les banques.

jeudi, 16 octobre 2008

Feu vert du Parlement au plan bancaire

Le Parlement français a donné son feu vert définitif au plan d'urgence de 360 milliards d'euros de soutien aux banques françaises, par un vote du Sénat conforme à celui de l'Assemblée nationale la veille.

Le texte a été adopté au Sénat par 200 voix contre 29. Seule la majorité UMP et centriste ainsi que les radicaux ont voté pour. Le PS s'est abstenu tandis que le PCF et les Verts ont voté contre. La gauche a défendu en vain 25 amendements dont certains visaient à supprimer le bouclier fiscal ou à imposer des critères sociaux ou éthiques pour l'octroi des fonds garantis par l'Etat aux banques. Ils ont tous été rejetés.

mercredi, 15 octobre 2008

L'Assemblée adopte le plan de soutien financier

Les députés ont adopté ce soir par 224 voix contre 23 le plan de sauvetage des banques françaises présenté en urgence par le gouvernement, sans l'unanimité souhaitée par les responsables de la majorité.

Seuls l'UMP et le Nouveau centre ont approuvé ce "projet de loi de finances rectificative pour le financement de l'économie". Les socialistes se sont abstenus et les communistes ont voté contre.

Le texte, qui prévoit une garantie de l'Etat au refinancement et à la recapitalisation des banques dans une limite de 360 milliards d'euros, doit être examiné demain par les sénateurs pour une entrée en vigueur avant la fin de la semaine.

Le gouvernement avait exhorté la gauche à voter ce "texte historique". "Ce rassemblement serait un signe fort de notre volonté commune de sortir de la crise et de protéger les Français", a déclaré aux députés le Premier ministre François Fillon.


Il n'a pas été entendu. Après un long débat en réunion de groupe, les socialistes ont décidé de s'abstenir. "Pas question de s'opposer à un plan européen qui permet de sortir des premières tourmentes de la crise financière. Pas question non plus d'approuver la politique de Nicolas Sarkozy au plan économique", a expliqué François Hollande.

Le texte, que les sénateurs examineront mercredi après-midi, devrait être voté sans modification, permettant sa promulgation d'ici vendredi.

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