mardi, 29 avril 2008
Session du Conseil Régional reportée pour cause de perturbation...
Maxime Gremetz...
Le député de la Somme et conseiller régional Maxime Gremetz perturbe régulièrement les séances du conseil régional de Picardie.
On sait sa difficulté à se contenir et se bien conduire (certains se rappellent son irruption au volant d'une voiture dans un lieu rempli de public). Mais il avait à l'époque obtenu l'absolution du président Chirac.
Chacun se souvient au conseil régional de ses réactions ... étonnantes. La fois par exemple où il faisait mine de prendre chaque conseiller en photo avec un appareil numérique ... éteint. Pourquoi ? Le sait-il lui-même ?
Vendredi dernier, se faisant défenseur d'une personne en mal de papiers et gréviste de la faim (après lecture des explications, cette personne se dit victime d'un internement abusif et d'un complot monté par les rectorats d'Amiens et de Versailles, des juges, un huissier, et l'éducation nationale avec la complicité de la poste ... et réclame 900.000 € - laissons la justice trancher), il a empêché la tenue de la session.
Session reportée ce matin. Faute de quorum : nouveau report. Et que de carburant dépensé en pure perte par ceux qui avaient pu se rendre libre pour venir à Amiens !
Maxime Gremetz s'est alors laissé aller à des propos inacceptables qui ont fait réagir certains de ces ex amis.
Allant jusqu'à vouloir physiquement impressionner ses interlocuteurs.
Toujours est-il que Gilles Seguin a fini allongé.
Sans pour cela que Maxime Gremetz en paraisse ému.
Préférant répéter tel un enfant : "je ne sortirai pas, personne ne me fera sortir" en réponse à la ferme invitation du président qui n'avait d'autre solution que de constater le trouble à l'ordre public.
Maxime Gremetz nous fait perdre du temps et empêche le déroulement serein des débats, ainsi que la bonne marche de l'institution. Pour des motifs divers et variés mais très souvent à cent lieues des sujets entrant dans la compétence du conseil régional.
Ah qu'il est loin ce temps où la gauche unie remportait les élections régionales.
Vous me direz, à gauche, les différentes composantes se retrouvent toujours au moment de l'élection ... et les électeurs essaient à chaque fois d'y croire
Renaud Béllière
12:01 Publié dans interventions en commissions et en sessions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, conseil régional de picardie, picardie, renaud béllière, maxime gremetz, session, modem
vendredi, 09 février 2007
Session sur le Contrat de Projets Etat Région : Communiqué de Presse du Groupe UDF
COMMUNIQUE DE PRESSE DU GROUPE UDF
Session du vendredi 9 février 2007 sur le Contrat de Projets Etat Région
Monique Ryo, au nom du Groupe UDF , demande la mise en œuvre d’un développement équitable et juste pour toute la Picardie
Le Groupe UDF ne remet pas en cause loin de là le contexte européen (stratégie de Lisbonne et Stratégie de Göteborg) dans lequel est proposé le Contrat de Projets Etat Région.
Néanmoins le fait que l’Etat ait adossé totalement sur l’Europe sa logique de projets et donc de solidarités territoriales, mettant en avant l’innovation et la compétitivité, risque de mettre en péril la cohésion sociale du territoire régional.
C’est pourquoi Monique Ryo, au nom du groupe UDF, a réclamé plus de justice et d’équité entre les différents territoires picards afin de rééquilibrer au mieux la répartition des crédits dévolus par le Contrat de Projets à ces derniers.
11:20 Publié dans interventions en commissions et en sessions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : région, groupe udf, conseil régional de picardie, contrat de projets, Etat
Session sur le Contrat de Projets Etat Région : Intervention de Monique Ryo au nom du Groupe UDF
CPER_-_intervention_Monique_-_version_finale_-_09.02.07.doc
Monsieur le Président,
La délibération que vous nous proposez aujourd’hui débute par des réserves de fonds et de forme que nous pouvons partager ; j’en ajouterai néanmoins, tant le contexte dans lequel nous débattons du prochain contrat de projets me semble inédit dans cette assemblée.
Nous voici à quelques semaines de la signature peut-être avec l’Etat et nous nous retrouvons pour la première fois en séance plénière et cela pour vous donner mandat de négociation à partir d’un document remis il y a dix jours.
Pour la première fois, sur un sujet aussi sérieux que la définition des engagements réciproques de l’Etat et de la Région , au bénéfice espérons-le de notre Région, de ses territoires, de ses habitants et cela pour une période de sept ans.
Vous nous aviez habitués à plus de démocratie, de dialogue et d’échanges et je vous l’avais dit lors du vote du budget : notre Région était exemplaire.
Nous aurions aimé que le document que vous présentez soit le fruit d’une large concertation, qu’il soit l’expression non d’un huis clos, loin des regards des conseillers régionaux mais bien celui d’un travail en commissions ou d’une commission spécifique qui aurait favorisé l’émergence d’un projet régional et aurait peut-être fait naître une large majorité en faveur d’orientations, donnant ainsi du poids à votre voix, Monsieur le Président, face à l’Etat.
Force est de constater que du fait du mode de négociations que vous avez adopté, certaines priorités des territoires n’ont pas été retenues et nous le déplorons fortement.
La conférence des exécutifs invitée au dialogue, a retenu six grandes priorités pour 2007 – 2013.
Certes nous adhérons parfaitement à ces axes majeurs mais nous craignions qu’in fine ce soit l’Etat qui décide (comme il a proposé) et amène la Région à cofinancer des compétences qui sont exclusivement celles de l’Etat : l’Université en est un exemple emblématique d’ailleurs, je le redirai certainement tout à l’heure.
Monsieur le Président, vous l’avez compris, le document que vous nous présentez ne nous convient pas : il ne répond pas aux exigences de solidarité et d’équité qui donnaient autrefois tout son sens à ce que l’on appelait l’aménagement du territoire.
Ce document nous ne pouvons l’accepter en l’état parce qu’il est déséquilibré. Les plus riches sont les mieux dotés et l’on amplifie les différences au lieu de viser à les rééquilibrer.
Quelques chiffres INSSEE au troisième trimestre 2006 :
- taux de chômage en France : 8,6 %
- dans le Beauvaisis ou dans le Compiègnois : 8,4%
- dans l’Amiénois : 11,4 %
- en Thiérache : 12,6 %
- dans le Saint-Quentinois : 13,7 %
+ 60 % qu’à Beauvais et Compiègne
+ 20 % qu’à Amiens
En 2004 les revenus annuels moyens des français étaient de 15 027 euros :
- dans l’Oise de 16 100 euros
- dans la Somme de 14 740 euros
- dans l’Aisne de 13 600 euros
- dans le Saint-Quentinois de 12 500 euros : soit 30% en dessous de la moyenne nationale ; et pour Bohain de 10 200 euros.
Et voilà que vous nous proposez de consacrer la majeure partie des crédits aux projets, certes ambitieux et importants, de l’Oise et d’Amiens : cela ne va ni dans le sens du progrès, ni dans celui de la solidarité.
Oui, l’on nous dit que l’effet levier du contrat de projets ne peut-être obtenu que si les projets sont créateurs de richesses, que s’ils accompagnent et anticipent les mutations économiques et l’Innovation mais ne l’oublions pas, cet effet levier ne sera obtenu que si ces projets sont aussi porteurs de solidarité pour faire face à l’exclusion et répondre aux besoins du développement local.
Ce document est pour nous un document de travail qui comporte de nombreuses lacunes :
- dans le secteur du tourisme alors que chacun connaît son impact économique et sa dynamique en terme d’emplois.
- dans le secteur de la politique de la ville, alors qu’un grand plan de rénovation urbaine est lancé, que le taux d’illettrés dans notre Région ne baisse pas et que beaucoup reste à faire pour faciliter l’intégration sociale et économique dans les quartiers.
- dans la prise en compte, en dehors des pôles de compétitivité, de la diversité de l’économie picarde avec soutien aux entreprises et aménagement des zones d’activités : thématiques non ciblées par l’Etat.
Mais aussi il semble patent que l’Aisne et particulièrement Saint-Quentin, deuxième ville de Picardie, sont les grandes oubliées :
centre de recherche, université pour l’Aisne : 2 millions d’euros sur sept ans ; c’est une aumône inacceptable sur les 59 millions d’euros prévus sans compter les 18 millions du contrat complémentaire pour l’université à AMIENS.
On peut aussi regretter le choix restreint et à minima du volet culture ; on déplore encore plus de savoir que sur les quelques millions d’euros prévus pour le patrimoine gothique, la DRAC en a déjà fléché une bonne partie pour l’Institut du gothique.
Alors on remarquera que dans le volet cohésion régionale et attractivité des territoires sur les 24 millions inscrits, 12 sont seront réservés à l’Aisne mais ce volet territorial qui offre à l’Etat un moyen de mettre en œuvre des logiques de solidarité et de correction des inégalités est réduit à une peau de chagrin.
Monsieur le Président, il n’est jamais trop tard pour bien faire, acceptez qu’avec vous nous menions le combat pour un développement harmonieux et juste de la Picardie et donnons corps ensemble à un projet acceptable pour tous.
11:17 Publié dans interventions en commissions et en sessions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : groupe udf, région, conseil régional de picardie, contrat de projets, Etat
mardi, 02 janvier 2007
intervention sur la session budgétaire
La CRCI lors de son Assemblée Générale a réaffirmé son soutien au projet de 3ième aéroport en Picardie.
Même si le sujet n’est pas de la compétence directe de notre assemblée, nous pensons que c’est au Conseil Régional d’interpeller l’Etat.
Même si nous sommes conscients des incidences à la fois économiques, sociales et environnementales.
Le Groupe UDF vous propose que sur de tels enjeux, les Picards soient directement consultés par un référendum régional.
Voilà un exemple concret de démocratie participative et de proximité.
17:10 Publié dans interventions en commissions et en sessions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
intervention de clôture de la session budgétaire
17:00 Publié dans interventions en commissions et en sessions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 18 décembre 2006
intervention sur la session budgétaire 2007
Permettez-moi Monsieur le Président, un compliment pour commencer mon intervention.
Vous faites preuve de constance. Mais cette constance, vous vous en doutez, ne nous satisfait pas puisque vous persistez à vouloir intervenir tous azimuts, à augmenter les dépenses, à utiliser encore le levier fiscal et à chercher un responsable de tous ces maux : l’Etat bien entendu.
Tout est donc dans la faute de Paris, bouc émissaire idéal il est vrai, compte tenu de sa pingrerie depuis toujours en matière de transfert de compétence et vous, vous n’êtes vous que les pauvres victimes d’affreux jacobins.
Ce schéma bien manichéen n’est pas nouveau, qui veut que lorsque les régions sont à droite et l’Etat à gauche, vous accusiez les régions de tous les maux et que lorsque les régions sont dans vos mains et l’Etat à droite, tout vient de là-haut.
Vous le voyez bien, Monsieur le Président, mes chers collègues, nous arrivons à la fin d ’un système où la politique n ’est que le théâtre d’affrontements partisans, bloc contre bloc, camp contre camp, idéologie contre idéologie, et vous le savez.
A l’ UDF , ce n’est pas notre manière ni de penser ni de procéder. C’est la raison pour laquelle nous travaillerons avec vous tout au long de cette semaine budgétaire pour réfléchir mais aussi, pour amender ce budget.
Oui, nous faisons le choix de construire pour l’intérêt général parce que la situation de notre région l’impose.
Le budget 2007 est en hausse de 11 %, une augmentation importante, alors que l’on voit avec la Décision Modificative que vous n’êtes pas parvenu à utiliser les crédits 2006 dans leur totalité.
Etait-il nécessaire une fois de plus d’augmenter les prélèvements fiscaux ? Votre décision d’utiliser le taux maximal de la part régionale de la TIPP représente un différentiel charges/recettes de décentralisation de 9 millions d’euros même si nous pouvons comprendre votre prudence quant au coût final des charges, nous sommes opposés à cette nouvelle augmentation des impôts, c’est pourquoi nous proposons un amendement diminuant la fiscalité directe de 9 millions d’euros de compensation.
Vous reprochez à l’Etat de mener un marché de dupes quant au transfert de certaines compétences sans les moyens financiers qui vont avec, et nous partageons en partie votre analyse et cela plus précisément en ce qui concerne les TOS et les formations sanitaires et sociales ; le plus inquiétant est devant nous avec la problématique du financement des retraites des TOS ayant choisi la fonction publique.
Il s’agit là d ’une véritable bombe à retardement et ce n’est pas moi qui le dis mais Eric DOLIGÉ, Sénateur UMP, Président du Conseil Général du Loiret, et auteur d’un rapport très critique sur les conditions d’application de l’acte 2 de la décentralisation.
Néanmoins, Monsieur le Président, vous êtes un élu local expérimenté et vous savez que ce comportement n’est pas nouveau. Le transfert de l’aide personnalisée à l’autonomie (l’APA) aux départements a bien été mis en place par le gouvernement Jospin.
A l’ UDF , nous estimons qu’il est urgent de conduire une vraie réforme décentralisatrice qui ne soit pas « amputée » comme la dernière en date et de cesser ce petit jeu politicien du « c’est pas moi, c’est lui ».
En attendant, vous ne pouvez sous ces prétextes, faire exploser année après année la fiscalité de notre région qui a besoin de la confiance de ses habitants et de ses entrepreneurs pour créer les conditions d’une croissance dynamique et pérenne.
Il y a d’autres scénarios politiques moins faciles peut-être et moins populaires qui consistent à maîtriser les dépenses, à faire des choix, à dire non à certains lobbies.
Scénarios qui consistent à recentrer nos interventions sur nos domaines de compétences : développement économique, aménagement du territoire, formation.
Scénario qui veut que notre région redevienne comme elle le fut par le passé une région stratège non une région velléitaire.
Vous devez conforter cette dimension stratégique pour améliorer constamment l’efficacité de ces actions prioritaires. C’est ce qu’a fait pendant 20 ans votre prédécesseur, Charles BAUR, avec les grands projets structurants, l’A16, l’A29, l’Ailette, Belle Dune, le maillage du territoire, avec la mise en place des pays (une avant-première en France), alors tout cela, vous le continuez c’est bien mais il faudrait aujourd’hui avoir une nouvelle vision du rôle de notre région au sein de notre territoire national comme du territoire européen.
Monsieur le Président, notre position n’est pas figée, nous voulons penser que tout est ouvert.
18:05 Publié dans interventions en commissions et en sessions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 06 décembre 2006
Fixation du taux de TIPP : Intervention de Monique RYO
Nous avons cette année deux nouveautés fiscales :
La première concerne le plafonnement de la taxe professionnelle, la deuxième la possibilité donnée par l’Etat pour la Région de moduler sa part de la TIPP.
Si sur la première, nous n’avons aucune marge de manœuvre, pour la deuxième c’est un véritable choix qu’il y a à faire.
Avant de vous donner notre position sur la TIPP , je voudrais faire une parenthèse et dire combien devant la complexité pour nous et encore plus pour la population de toutes les règles fiscales, il devient urgent de mettre en place une véritable réforme des finances locales qui permettra d’assurer des ressources dynamiques et pérennes aux collectivités (mais ceci bien sûr est un débat qui dépasse notre collectivité).
Quels choix donc pour notre région en matière de modulation de la TIPP ?
Tout d’abord permettez-moi de faire remarquer deux choses :
Premièrement le caractère paradoxal de cette nouvelle recette assise sur la consommation de produits pétroliers au moment même où l’Etat et la Région réaffirment des orientations et des mesures en faveur du développement durable et de la lutte contre l’effet de serre.
Deuxièmement le caractère paradoxal aussi d’une possibilité d’avoir des ressources supplémentaires créées par le Gouvernement, défendues par l’Assemblée nationale et des élus locaux qui refusent de l’utiliser. Il y a-t-il un tel fossé entre la France d’en haut et la France d’en bas ?
Ce choix donc vous l’avez fait en proposant une augmentation de 83 % de la hausse maximale des taux. Vous avez fait là, Monsieur le Président, le choix d’une fiscalité supplémentaire pour les picards que nous ne voulons pas. Et pourtant, j’avoue que nous serions tentés par les nombreux arguments développés par nos amis écologistes et pas opposés au principe d’une fiscalité verte sur les carburants.
C’est pourquoi Mes Chers Collègues, nous souhaitions par un amendement que vous nous refusez, de mettre en place cette fiscalité écologique et d’augmenter les taux de TIPP tout en baissant de manière équivalente les impôts directs payés par les ménages et les entreprises picardes.
Vous nous renvoyez au Budget 2007 en refusant de vous engager aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle…
17:40 Publié dans interventions en commissions et en sessions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Débat d'Orientations Budgétaires : Intervention de Monique RYO
Monsieur le Président, mes Chers Collègues,
Vous avez raison, l’année 2007 ne sera pas une année comme les autres. Elle devrait être même exceptionnelle.
Exceptionnelle parce que :
2007 pourrait être une grande année démocratique et citoyenne avec les élections présidentielles et les élections législatives, ce qui veut dire un moment de débats et de choix pendant lequel seront posés les grandes problématiques qui conditionnent la vie de notre Institution.
Exceptionnelle parce que :
2007 est une année charnière sur le plan budgétaire et financier avec le nouveau Contrat de Plan Etat Région et l’émergence du nouveau programme européen, la poursuite de l’acte II de la décentralisation et les nouveautés fiscales dont nous venons de débattre.
Importante enfin, car 2007 ce sera aussi l’année de la moitié de votre mandature à la tête de la Région.
Nous espérions donc découvrir un document et une réflexion à la hauteur de cette année exceptionnelle et bien, Monsieur le Président, Chers Collègues, nous sommes déçus parce qu’il s’agit tout simplement d’une énumération d’actions déjà en place plus quelques bonnes intentions ; en fait on a davantage l’impression d’une juxtaposition de notes en provenance des services plutôt que d’un document stratégique et prospectif développant une vision globale de la Politique Régionale.
Il aurait été intéressant, arrivés à mi mandat d’avoir un document mettant en perspective à la fois ce qui a été fait et ce qui restait à faire avec en toile de fond vos objectifs 2010, le tout justifiant vos choix budgétaires . Au moins cela aurait permis de façon objective d’être d’accord ou pas.
Au lieu de cela, vous nous présentez un beau catalogue avec pour ligne directrice de lecture l’innovation et le développement durable. Là-dessus, vous ne vous trompez pas : il suffisait d’y ajouter le mot rupture et vous rentriez dans le combat national.
Monsieur le Président, ces orientations budgétaires 2007 s’inscrivent cette année encore dans un climat économique particulièrement difficile et morose. Même si la situation de la Picardie s’est un peu améliorée au cours des mois derniers, le chômage reste dans notre région encore plus élevé qu’ailleurs et les créations d’emplois et d’entreprises y sont insuffisantes.
C’est pourquoi nos concitoyens attendent de nous avant tout que nous soutenions de façon massive et volontariste notre économie. A ce sujet, n’oubliez pas que vous ne pouvez pas d’un côté soutenir financièrement un certain nombre de filières économiques, compétitives ou en restructuration, traditionnelles ou innovantes et de l’autre les accabler de nouvelles charges fiscales.
Il est donc temps de passer après les études, à une phase active et ce sera là notre principale remarque. Le Schéma Régional de Développement Economique et le Plan Régional Education Formation que nous avons soutenus, portaient une véritable impulsion qu’il fallait rapidement et efficacement mettre en œuvre.
Or je vous lis :
« accompagner les entreprises dans un nouveau cadre d’aides », oui mais quel accompagnement, on aurait aimé disposer de plus de lisibilité sur ces politiques.
L’accueil des investisseurs. De quels dispositifs pensez-vous vous doter en dehors du futur schéma d’accueil et d’implantation qui sera élaboré en 2007.
Vous ne parlez qu’en trois lignes d’une montée en puissance des pôles de compétitivité alors que vous voulez faire de 2007 l’année de l’innovation.
Nous approuvons d’ailleurs votre volonté de mettre en place l’Agence Régionale de l’Innovation. Quelles stratégies de modernisation et de développement du tissu industriel ?
Nulle trace du mot biocarburant, or nous avons inauguré il y a quelques semaines près de Saint Quentin Terreos, qui devrait devenir l’un des grands centres européens de transformation et quand on sait que le monde agricole en fait un signe majeur d’espoir pour notre Région. C’est très dommage.
Pas un mot non plus sur l’accompagnement des pôles d’excellence rurale qui sont en train de se mettre en place.
J’entendais ce matin une analyse de la situation économique et sociale de notre Pays et devant la croissance en panne et la baisse du chômage qui stagne, l’économiste disait il faut réagir plutôt que subir.
C’est ce que j’ai envie de vous dire Monsieur le Président, les Picards attendent beaucoup de nous, ils sont inquiets pour eux mais aussi et surtout pour leurs enfants et pour leur avenir. Il est de notre devoir de créer véritablement les conditions de compétitivité et de réactivités pour notre économie, ce qui n’est pas le cas actuellement.
Un point très court sur la formation.
J’avoue là que nous sommes assez satisfaits par les propositions qui nous sont faites.
Nous attendrons les chiffres du Budget pour voir si les priorités dégagées dans le PREF sont suivies des priorités budgétaires.
En ce qui concerne le logement, vous proposez une série de mesures là aussi intéressantes en particulier en direction des jeunes mais quand est-il des négociations avec l’ANRU, il y ra-t-il un accord ?
Je conclurai en regrettant vivement que les orientations budgétaires soient débattues alors même que nous n’avons pas entamé la discussion sur le futur Contrat de Projet. Car ce dernier aura forcément des répercussions importantes et pèsera d’une manière ou d’une autre sur le résultat des orientations 2007.
Ces orientations se lisent bien mais n’arbitrent pas, ne décident pas, elles continuent des politiques déjà engagées.
C’st sympathique mais pas suffisant.
Nous attendons maintenant le Budget pour vous faire des propositions concrètes.
17:40 Publié dans interventions en commissions et en sessions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Session du 24/11 : renouvellement des vice-présidences
Par Monique RYO, Présidente du Groupe UDF
La tournure des événements est inacceptable et le Groupe UDF déplore l’image que cela renvoie aux Picards de leur assemblée régionale.
Malgré cela, le Groupe UDF a décidé de prendre part au vote et de ce fait présente ses propres candidats aux différents postes de vice-présidents.
A échéance brève, des dossiers très importants pour l’avenir proche de la Picardie doivent être débattus, qu’ils s’agissent de la TIPP , du Débat d’Orientation Budgétaire ou du Budget Primitif 2007.
Aussi, le Groupe UDF espère qu’aujourd’hui une page sera définitivement tournée et que cette session ouvrira une ère nouvelle de responsabilité, sérénité et efficacité qui permettra de mener à bien les enjeux cruciaux de ces prochaines semaines dans l’intérêt des Picardes et des Picards.
17:40 Publié dans interventions en commissions et en sessions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
session du 24/11 : intervention de Monique RYO sur le renouvellement des vices-présidences
Monsieur le Président, Mes Chers Collègues,
Chacun d’entre nous ici constate que cette séance est l’aboutissement d’une situation ubuesque qui a nui à la fois au travail des élus et des services et aux Picards.
Monsieur le Président depuis plusieurs semaines pour ne pas dire des mois, la désorganisation du Conseil Régional a rendu nos emplois du temps impossibles à gérer. N’oubliez pas que pour la plupart les élus ici présents ont la chance d’exercer un métier qu’ils aiment tout autant que la politique et qu’ils ont envie de le faire avec coeur et sérieux ; or entre les réunions annulées puis reportées, les sessions décalées puis suspendues, chacun a pu mesurer les difficultés à assurer nos obligations ainsi que l’étendue des dégâts qui ont mené jusqu à la paralysie actuelle.
Cette paralysie, c’est autant d’heures de débats utiles pour l’avenir de la Picardie supprimés puisque la TIPP , le DOB et le CPER, pour ne citer que ces trois dossiers cruciaux pour la Picardie , seront débattus sur un temps réduit à la portion congrue au risque d’être escamotés. Ainsi, nous ne pourrons garantir à nos concitoyens ce qu’ils méritent : que les enjeux soient posés, pesés et adoptés efficacement.
Cette paralysie, Monsieur Gremetz nous vous la devons. Elle est le fruit de vos calculs personnels, tactiques et non désintéressés, d’ailleurs préoccupations on ne peut plus éloignées des problèmes quotidiens auxquels sont confrontés les picards et occultés par vos frasques en session ou en commission permanente.
Monsieur Gremetz, vous êtes député de la République et Conseiller régional, vous avez été élu par les voix des uns et des autres mais vous êtes un représentant du suffrage universel et pour cela je vous respecte comme je respecte tous les élus du peuple ; mais lorsque vous bafouez les règles les plus élémentaires de notre République en méprisant la souveraineté démocratique de notre assemblée et par delà même en privant les Picards qui vous ont élu de leur droit d’une assemblée responsable et honorable, alors je cesse de vous porter ce respect.
Je cesse de vous porter ce respect quand vous méprisez la liberté d’expression qui a pour fondement le respect de l’autre et vous faites menaçant à l’égard de journalistes.
Non un élu n’est pas au dessus des lois de la République , au contraire à notre sens, il doit sans cesse être guidé par les valeurs de notre démocratie afin de montrer ce que doit ou devrait être la voie à suivre pour nos concitoyens sans jamais se départir de la dignité qu’il y a remplir cette fonction d’élu.
Enfin, que vous vous opposiez quand vous estimez défendre l’intérêt général des Picards : c’est votre droit. D’ailleurs c’est aussi notre devoir à tous. Mais ce qui reste et restera inacceptable, c’est que vous ayez pris délibérément en otage toute une assemblée en l’empêchant de remplir convenablement ses fonctions.
Monsieur le Président, vous êtes le garant de la bonne marche de cette assemblée. L’année 2006 a été ternie par tous ces événements fâcheux, nous souhaitons que la page soit aujourd’hui complètement tournée afin que 2007 soit une année de travail sous le signe du respect, de la sérénité et de l’efficacité pour l’intérêt des Picardes et des PICARDS.
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