vendredi, 24 octobre 2008
CONSEIL REGIONAL DE PICARDIE : SESSION DOB 2009
Session DOB 2009
Intervention de Monique RYO
Nouveau Centre
Monsieur le Président, Mes Chers Collègues
J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt et d’attention vos propos, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt et d’attention votre document et vos déclarations et j’en ai retenu trois choses :
La première : c’est l’autosatisfaction sans complexe dont vous faites preuve.
La deuxième : ce sont des orientations budgétaires dans la continuité des orientations budgétaires précédentes.
La troisième : c’est la pause fiscale que vous promettez après quatre années d’augmentation.
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Votre autosatisfaction d’abord avec d’un coté les bons VOUS, et de l’autre les mauvais LES AUTRES ET EN PARTICULIER L’ETAT.
Page 14 : il y a plus de créations d’entreprise, c’est VOUS
Page 18 : les résultats aux examens sont en constante amélioration, c’est VOUS
Page 24 : le trafic TER croît, c’est VOUS
Alors que l’Etat asphyxie les collectivités en réduisant les dotations et les compensations.
En fait la même histoire continue, l’Etat n’aime pas les Régions et les Régions n’aiment pas l’Etat ; il est à espérer que la réflexion de fond et la future réforme des collectivités territoriales mettra fin à cette querelle.
Sans remettre en cause le dynamisme en terme de création d’entreprises de la Picardie et me réjouir d’un meilleur niveau des jeunes Picards en terme de formation, ces chiffres font partie d’une réussite générale sur tout le territoire national et la Picardie s’y intègre comme d’autres.
Réjouissons-nous donc ensemble avec tous nos partenaires institutionnels de faire bouger la Picardie.
La deuxième remarque ce sont des orientations budgétaires dans la continuité
Quoique…….
Après en 2007 un document intitulé « Pour l’éco Région solidaire » on est passé en 2008 à « l’éco Région en marche » pour arriver à l’installation de « l’éco Région solidaire » en 2009. De quoi se poser la question : est-ce un manque d’imagination pour trouver un titre ou simplement l’aveu que l’on tourne en rond depuis des années ?
En tous les cas, à l’étude de vos orientations l’on constate cette année encore que vos priorités recouvrent tous les domaines d’intervention que nous attribue la loi et que celles-ci sont parfaitement illisibles.
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Alors en ce qui concerne vos propositions il y a des choses que je salue et d’autres qui appellent des critiques :
Je voudrais saluer votre volontarisme sur la formation et particulièrement sur l’apprentissage ; saluer vos efforts sur l’innovation et la recherche même si j’ai cherché vainement dans tous vos plans, schémas et agences : l’Agence Régionale d’Innovation dont on nous promettait la montée en puissance en 2008 et qui semble passée aux « oubliettes ».
En revanche, sur le plan économique vous manquez cruellement d’ambition alors que vous pointez du doigt la difficulté de la situation économique actuelle et à venir
par exemple :
Page 15 : vous nous promettez la création de la commission régionale d’évaluation des aides économiques, je vous rappelle que celle-ci a été créée à la demande de votre aile gauche il y a près de 18 mois. Mais je vous l’accorde, elle ne s’est quasiment jamais réunie.
Je ne vous parlerai pas de la refonte des aides économique tant promise, tant attendue qui accoucha d’une souris il y a quelques mois.
Monsieur le Président, cette session d’orientation avant le budget s’ouvre dans un contexte très particulier, vous l’avez rappelé.
Nous venons aujourd’hui de nous rendre vraiment compte que ce qui se passe de l’autre côté de la planète n’est pas sans conséquence dans la vie de nos concitoyens et donc les Picards.
C’est la raison pour laquelle nous devons élargir notre horizon, nous projeter au-delà de la Picardie et élaborer de nouvelles stratégies.
Enfin, vous avez annoncé au Courrier Picard que vous renonciez à augmenter les impôts. Après quatre années de hausses consécutives correspondant à 25 % d’augmentation, en ces temps difficiles pour le pouvoir d’achat, je salue votre décision.
En revanche je regrette que vous ayez profité de cette interview pour relayer les informations fausses du journal Capital concernant Saint-Quentin.
NON, Monsieur le Président, SAINT-QUENTIN n’est pas la ville qui a le plus augmenté ses impôts et les saint-quentinois le savent bien, eux qui nous ont réélus à plus de 60 %.
Alors que vos amis socialistes du Conseil Général augmentaient les impôts de 31 %, VOUS de 25 %, la Ville de SAINT-QUENTIN les augmentait de 10 %.
Le journal « CAPITAL » est soudain devenu un journal qui vous est cher, le numéro du mois de juin qui vous accusait vous et vos amis de dépenses pharaoniques fait-il aussi partie des préférés de votre table de nuit ?
Je terminerai, Monsieur le Président, sur l’annonce que vous avez faite concernant la mise en place d’un comité régional de financement.
Face à la crise, c’est unis bien sûr que nous devons agir. Votre initiative je l’approuve, mais j’espère que vous travaillerez en complémentarité avec ce qui se fera sûrement au niveau des Départements et ce qui est mis en place bien sur par OSEO et l’Etat.
CONSEIL REGIONAL DE PICARDIE : SESSION DOB 2009
Session DOB 2009
Intervention de France MATHIEU
Mouvement Démocrate
Vendredi 24 octobre 2008
Monsieur le Président,
Nous connaissons tous le principe d’un débat d’orientations budgétaires.
Les Elus débattent sur les grandes lignes de la politique régionale présentée par l’exécutif. Et c’est le document budgétaire qui porte à notre connaissance les crédits affectés.
En période normale, ça ne pose pas de problèmes. En revanche, en cette période de crise financière et économique telle que nous la traversons actuellement et qui hélas n’est pas terminée, cette pratique peut sembler hasardeuse et aléatoire puisque nos partenaires principaux sont l’Etat, l’Europe, les autres collectivités locales.
Dans le document page 47, l’accent est mis sur le désengagement de l’Etat et les transferts de compétences non compensées (en période normale…). Sans faire de catastrophisme, nous pouvons craindre des défaillances de la part de nos différents partenaires, et même si la Région Picardie est considérée par les banques comme un partenaire solide.
Nous ne sommes pas à l’abri de difficultés pour les emprunts à réaliser, car la situation, on le voit, peut évoluer très vite.
Nous souhaitons et espérons sincèrement pour les Picards, que la politique et les projets dans les domaines de compétences qui sont les nôtres, pourront être réalisés et pour certains d’entre eux ne resteront pas des vœux pieux…
Nous partageons l’inquiétude des entreprises et en général du monde du travail en cette période mouvementée, et sommes d’accord sur la création d’un comité régional de financement des entreprises afin de les aider à passer le cap de la crise financière, et les accompagner à plus long terme. Nous serons très attentifs à son bon fonctionnement.
Enfin nous espérons que l’année 2009 verra la concrétisation des différents schémas et surtout la mise en œuvre effective de la réforme régionale des aides économiques.
mardi, 14 octobre 2008
Intervention lors de la session du vendredi 10 octobre
REFORME DE LA POLITIQUE EN FAVEUR DES PAYS DE PICARDIE
1°) Si l’on peut être d’accord sur la nécessité d’adapter et de faire progresser cette politique territoriale.
Je me pose des questions quant à la véritable volonté du Conseil Régional de coller aux réalités des Pays et je me demande si vous n’êtes pas en train de recréer au niveau régional le centralisme parisien tant combattu !
Exemple : les moyens page 2
« Les territoires identifieront clairement l’ensemble des contributions régionales à leurs politiques. Elle permettra un pilotage partagé et lisible de l’action régionale sur les territoires ».
Est-ce à dire que les pays sont au service de la région ?
La volonté est-elle de laisser les pays libres de leur développement ou au contraire de leur demander de porter les orientations régionales ?
2°) Une autre remarque qui va un peu dans le même sens concernant la gouvernance ; sans aller jusqu’à ce que préconise le CESR dans son rapport.
Page 10 : c'est-à-dire que la « programmation FRAPP soit soumise à la consultation obligatoire du conseil de développement ».
Vous semblez vouloir faire évoluer la gouvernance sans vraiment indiquer jusqu’où et comment.
Je voudrais là préciser que chaque pays est différent, qu’il me semble bien difficile de calquer une méthodologie ou une gouvernance type pour tous.
Pour le pays du Saint-Quentinois, nous devons nous entendre à 5 EPCI et 126 communes ; c’est déjà un travail important et difficile.
Soumettre le travail de ces élus, dûment mandatés par leurs concitoyens dans les urnes aux conseils de développement, constitués de façon aléatoire, me semble faire peu de cas de la légitimité démocratique.
Les conseils de développement doivent travailler en amont ou en parallèle pour aider à la décision les élus.
Les pays sont avant tout une instance de concertation et de réflexion.
3°) Vous nous proposez une fois de plus de remettre la déclinaison opérationnelle pour la période 2009-2011 à une prochaine commission permanente.
Il faut espérer que ce sera avant 2011 et évitera ainsi les problèmes de retard que nous avons pu rencontrer sur la précédente programmation.
Je rappellerai que celle-ci avait été travaillée sur les territoires mais qu’elle n’a jamais été présentée pour validation.
Les territoires travaillent aujourd’hui sur cette nouvelle programmation, il est donc impératif qu’ils aient les informations rapidement.
1er janvier 2009 au 31 décembre 2011 :
Pour commencer les opérations dès le début de l’année, c’est avant décembre 2008 que vous devriez nous proposer cette délibération !
Intervention lors de la session du vendredi 10 octobre
Intervention de Monique RYO
Canal Seine -Nord Europe
Je voudrais tout d’abord rappeler que la réalisation de cette jonction de 106 Km passant par la Somme et reliant le bassin Parisien et le Nord Pas de Calais et au-delà le Benelux et les 20 000 Km de réseau fluvial Européen, c’est le fruit de nombreuses années de combat.
De nombreux élus, au 1er rang desquels Stéphane DEMILLY travaillent depuis des années pour cette réalisation et pour son passage par Péronne et Nesle, je connais d’autant ce dossier qu’il y a encore 15 ans je me battais pour le passage par Saint-Quentin qui était alors une solution évoquée.
Le Canal, ce n’est donc pas le fruit du hasard et il convient donc de ne pas se comporter comme si c’était le cas et donner l’impression que nos esprits n’y sont pas bien préparés…
Un aménagement comme celui-là symbole de toutes les valeurs développées dans le grenelle de l’environnement est une opportunité exceptionnelle pour l’économie, le tourisme et l’image de notre Région, mais la transformation de cette opportunité en richesses passe, au-delà de la prise de conscience de la chance à saisir : elle passe par une attitude pro active et non attentiste.
« L’expérience est un bien précieux, elle nous permet de reconnaître une erreur dès que nous la faisons ». Cette phrase cynique a pour objet de faire réagir ceux qui n’ont pas de mémoire.
Rappelons nous l’autoroute A1 dont le début des travaux remonte à 1954 à LILLE pour s’achever en 1965 à Paris.
Il nous a fallu plus de 40 ans, certes poussé par la gare TGV, pour comprendre qu’il n’y avait ici en Picardie une opportunité unique d’aménagement d’un espace économique.
Allons nous attendre aussi 40 ans pour comprendre que le Canal Seine Nord est la nouvelle colonne vertébrale géographique de notre Région et qu’elle représente une chance historique ?
Certes, le bouclage financier d’un tel investissement est un exercice périlleux et les négociations financières avec les collectivités, et notamment avec la nôtre, sont naturellement tendues.
Mais, par les temps qui courent… où l’argent est particulièrement rare, à un moment où la volonté de faire des économies publiques pour ne pas plomber honteusement les générations futures est un sujet quotidien de préoccupation, obtenir un projet d’une telle ampleur dans un contexte aussi difficile devrait décupler notre motivation et notre enthousiasme !!!!
Et pourtant, force est de constater, Monsieur le Président, que c’est plutôt le « silence radio » de la part de ceux qui ont en charge l’aménagement du territoire, c’est à dire le Conseil Régional…
Dans le SRADDT (Schéma Régional d’Aménagement du Territoire) rappelez vous, on en parle à peine…
Dans les séminaires de travail consacrés au Canal, l’exécutif régional picard brille par son absence alors que les élus de la région Nord Pas de Calais, eux sont présents !
Monsieur le Président, il est urgent de passer du statut de spectateur grognon à celui d’acteur !
Il faut créer, sous l’impulsion du Conseil Régional, une cellule de travail spécifiquement dédiée à ce projet en y associant naturellement les acteurs locaux qui seuls ne peuvent affronter un tel projet et en décliner les ambitions légitimes.
Je crains que si nous ne prenons pas le taureau par les cornes, nous finissions par regarder passer les barges et que nous subissions les décisions unilatérales de VNF et des futures concessionnaires du canal.
Alors bien sûr je vous dis OUI à un plafonnement du montant global.
Je dis OUI à la prise en compte du coût des financements au raccordement multimodal.
OUI, à une convention de partenariat spécifique pour le développement des plateformes.
Mais, Monsieur le Président
MOBILISEZ-VOUS
MOBILISEZ NOUS au-delà des clivages inhérents à la vie démocratiques pour que la Picardie gagne, pour que la Picardie soit au cœur de l’action et que pour que les Picards ne fassent pas que payer.
mardi, 29 avril 2008
Session du Conseil Régional reportée pour cause de perturbation...
Maxime Gremetz...
Le député de la Somme et conseiller régional Maxime Gremetz perturbe régulièrement les séances du conseil régional de Picardie.
On sait sa difficulté à se contenir et se bien conduire (certains se rappellent son irruption au volant d'une voiture dans un lieu rempli de public). Mais il avait à l'époque obtenu l'absolution du président Chirac.
Chacun se souvient au conseil régional de ses réactions ... étonnantes. La fois par exemple où il faisait mine de prendre chaque conseiller en photo avec un appareil numérique ... éteint. Pourquoi ? Le sait-il lui-même ?
Vendredi dernier, se faisant défenseur d'une personne en mal de papiers et gréviste de la faim (après lecture des explications, cette personne se dit victime d'un internement abusif et d'un complot monté par les rectorats d'Amiens et de Versailles, des juges, un huissier, et l'éducation nationale avec la complicité de la poste ... et réclame 900.000 € - laissons la justice trancher), il a empêché la tenue de la session.
Session reportée ce matin. Faute de quorum : nouveau report. Et que de carburant dépensé en pure perte par ceux qui avaient pu se rendre libre pour venir à Amiens !
Maxime Gremetz s'est alors laissé aller à des propos inacceptables qui ont fait réagir certains de ces ex amis.
Allant jusqu'à vouloir physiquement impressionner ses interlocuteurs.
Toujours est-il que Gilles Seguin a fini allongé.
Sans pour cela que Maxime Gremetz en paraisse ému.
Préférant répéter tel un enfant : "je ne sortirai pas, personne ne me fera sortir" en réponse à la ferme invitation du président qui n'avait d'autre solution que de constater le trouble à l'ordre public.
Maxime Gremetz nous fait perdre du temps et empêche le déroulement serein des débats, ainsi que la bonne marche de l'institution. Pour des motifs divers et variés mais très souvent à cent lieues des sujets entrant dans la compétence du conseil régional.
Ah qu'il est loin ce temps où la gauche unie remportait les élections régionales.
Vous me direz, à gauche, les différentes composantes se retrouvent toujours au moment de l'élection ... et les électeurs essaient à chaque fois d'y croire
Renaud Béllière
12:01 Publié dans interventions en commissions et en sessions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, conseil régional de picardie, picardie, renaud béllière, maxime gremetz, session, modem
vendredi, 09 février 2007
Session sur le Contrat de Projets Etat Région : Communiqué de Presse du Groupe UDF
COMMUNIQUE DE PRESSE DU GROUPE UDF
Session du vendredi 9 février 2007 sur le Contrat de Projets Etat Région
Monique Ryo, au nom du Groupe UDF , demande la mise en œuvre d’un développement équitable et juste pour toute la Picardie
Le Groupe UDF ne remet pas en cause loin de là le contexte européen (stratégie de Lisbonne et Stratégie de Göteborg) dans lequel est proposé le Contrat de Projets Etat Région.
Néanmoins le fait que l’Etat ait adossé totalement sur l’Europe sa logique de projets et donc de solidarités territoriales, mettant en avant l’innovation et la compétitivité, risque de mettre en péril la cohésion sociale du territoire régional.
C’est pourquoi Monique Ryo, au nom du groupe UDF, a réclamé plus de justice et d’équité entre les différents territoires picards afin de rééquilibrer au mieux la répartition des crédits dévolus par le Contrat de Projets à ces derniers.
11:20 Publié dans interventions en commissions et en sessions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : région, groupe udf, conseil régional de picardie, contrat de projets, Etat
Session sur le Contrat de Projets Etat Région : Intervention de Monique Ryo au nom du Groupe UDF
CPER_-_intervention_Monique_-_version_finale_-_09.02.07.doc
Monsieur le Président,
La délibération que vous nous proposez aujourd’hui débute par des réserves de fonds et de forme que nous pouvons partager ; j’en ajouterai néanmoins, tant le contexte dans lequel nous débattons du prochain contrat de projets me semble inédit dans cette assemblée.
Nous voici à quelques semaines de la signature peut-être avec l’Etat et nous nous retrouvons pour la première fois en séance plénière et cela pour vous donner mandat de négociation à partir d’un document remis il y a dix jours.
Pour la première fois, sur un sujet aussi sérieux que la définition des engagements réciproques de l’Etat et de la Région , au bénéfice espérons-le de notre Région, de ses territoires, de ses habitants et cela pour une période de sept ans.
Vous nous aviez habitués à plus de démocratie, de dialogue et d’échanges et je vous l’avais dit lors du vote du budget : notre Région était exemplaire.
Nous aurions aimé que le document que vous présentez soit le fruit d’une large concertation, qu’il soit l’expression non d’un huis clos, loin des regards des conseillers régionaux mais bien celui d’un travail en commissions ou d’une commission spécifique qui aurait favorisé l’émergence d’un projet régional et aurait peut-être fait naître une large majorité en faveur d’orientations, donnant ainsi du poids à votre voix, Monsieur le Président, face à l’Etat.
Force est de constater que du fait du mode de négociations que vous avez adopté, certaines priorités des territoires n’ont pas été retenues et nous le déplorons fortement.
La conférence des exécutifs invitée au dialogue, a retenu six grandes priorités pour 2007 – 2013.
Certes nous adhérons parfaitement à ces axes majeurs mais nous craignions qu’in fine ce soit l’Etat qui décide (comme il a proposé) et amène la Région à cofinancer des compétences qui sont exclusivement celles de l’Etat : l’Université en est un exemple emblématique d’ailleurs, je le redirai certainement tout à l’heure.
Monsieur le Président, vous l’avez compris, le document que vous nous présentez ne nous convient pas : il ne répond pas aux exigences de solidarité et d’équité qui donnaient autrefois tout son sens à ce que l’on appelait l’aménagement du territoire.
Ce document nous ne pouvons l’accepter en l’état parce qu’il est déséquilibré. Les plus riches sont les mieux dotés et l’on amplifie les différences au lieu de viser à les rééquilibrer.
Quelques chiffres INSSEE au troisième trimestre 2006 :
- taux de chômage en France : 8,6 %
- dans le Beauvaisis ou dans le Compiègnois : 8,4%
- dans l’Amiénois : 11,4 %
- en Thiérache : 12,6 %
- dans le Saint-Quentinois : 13,7 %
+ 60 % qu’à Beauvais et Compiègne
+ 20 % qu’à Amiens
En 2004 les revenus annuels moyens des français étaient de 15 027 euros :
- dans l’Oise de 16 100 euros
- dans la Somme de 14 740 euros
- dans l’Aisne de 13 600 euros
- dans le Saint-Quentinois de 12 500 euros : soit 30% en dessous de la moyenne nationale ; et pour Bohain de 10 200 euros.
Et voilà que vous nous proposez de consacrer la majeure partie des crédits aux projets, certes ambitieux et importants, de l’Oise et d’Amiens : cela ne va ni dans le sens du progrès, ni dans celui de la solidarité.
Oui, l’on nous dit que l’effet levier du contrat de projets ne peut-être obtenu que si les projets sont créateurs de richesses, que s’ils accompagnent et anticipent les mutations économiques et l’Innovation mais ne l’oublions pas, cet effet levier ne sera obtenu que si ces projets sont aussi porteurs de solidarité pour faire face à l’exclusion et répondre aux besoins du développement local.
Ce document est pour nous un document de travail qui comporte de nombreuses lacunes :
- dans le secteur du tourisme alors que chacun connaît son impact économique et sa dynamique en terme d’emplois.
- dans le secteur de la politique de la ville, alors qu’un grand plan de rénovation urbaine est lancé, que le taux d’illettrés dans notre Région ne baisse pas et que beaucoup reste à faire pour faciliter l’intégration sociale et économique dans les quartiers.
- dans la prise en compte, en dehors des pôles de compétitivité, de la diversité de l’économie picarde avec soutien aux entreprises et aménagement des zones d’activités : thématiques non ciblées par l’Etat.
Mais aussi il semble patent que l’Aisne et particulièrement Saint-Quentin, deuxième ville de Picardie, sont les grandes oubliées :
centre de recherche, université pour l’Aisne : 2 millions d’euros sur sept ans ; c’est une aumône inacceptable sur les 59 millions d’euros prévus sans compter les 18 millions du contrat complémentaire pour l’université à AMIENS.
On peut aussi regretter le choix restreint et à minima du volet culture ; on déplore encore plus de savoir que sur les quelques millions d’euros prévus pour le patrimoine gothique, la DRAC en a déjà fléché une bonne partie pour l’Institut du gothique.
Alors on remarquera que dans le volet cohésion régionale et attractivité des territoires sur les 24 millions inscrits, 12 sont seront réservés à l’Aisne mais ce volet territorial qui offre à l’Etat un moyen de mettre en œuvre des logiques de solidarité et de correction des inégalités est réduit à une peau de chagrin.
Monsieur le Président, il n’est jamais trop tard pour bien faire, acceptez qu’avec vous nous menions le combat pour un développement harmonieux et juste de la Picardie et donnons corps ensemble à un projet acceptable pour tous.
11:17 Publié dans interventions en commissions et en sessions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : groupe udf, région, conseil régional de picardie, contrat de projets, Etat
mardi, 02 janvier 2007
intervention sur la session budgétaire
La CRCI lors de son Assemblée Générale a réaffirmé son soutien au projet de 3ième aéroport en Picardie.
Même si le sujet n’est pas de la compétence directe de notre assemblée, nous pensons que c’est au Conseil Régional d’interpeller l’Etat.
Même si nous sommes conscients des incidences à la fois économiques, sociales et environnementales.
Le Groupe UDF vous propose que sur de tels enjeux, les Picards soient directement consultés par un référendum régional.
Voilà un exemple concret de démocratie participative et de proximité.
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intervention de clôture de la session budgétaire
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lundi, 18 décembre 2006
intervention sur la session budgétaire 2007
Permettez-moi Monsieur le Président, un compliment pour commencer mon intervention.
Vous faites preuve de constance. Mais cette constance, vous vous en doutez, ne nous satisfait pas puisque vous persistez à vouloir intervenir tous azimuts, à augmenter les dépenses, à utiliser encore le levier fiscal et à chercher un responsable de tous ces maux : l’Etat bien entendu.
Tout est donc dans la faute de Paris, bouc émissaire idéal il est vrai, compte tenu de sa pingrerie depuis toujours en matière de transfert de compétence et vous, vous n’êtes vous que les pauvres victimes d’affreux jacobins.
Ce schéma bien manichéen n’est pas nouveau, qui veut que lorsque les régions sont à droite et l’Etat à gauche, vous accusiez les régions de tous les maux et que lorsque les régions sont dans vos mains et l’Etat à droite, tout vient de là-haut.
Vous le voyez bien, Monsieur le Président, mes chers collègues, nous arrivons à la fin d ’un système où la politique n ’est que le théâtre d’affrontements partisans, bloc contre bloc, camp contre camp, idéologie contre idéologie, et vous le savez.
A l’ UDF , ce n’est pas notre manière ni de penser ni de procéder. C’est la raison pour laquelle nous travaillerons avec vous tout au long de cette semaine budgétaire pour réfléchir mais aussi, pour amender ce budget.
Oui, nous faisons le choix de construire pour l’intérêt général parce que la situation de notre région l’impose.
Le budget 2007 est en hausse de 11 %, une augmentation importante, alors que l’on voit avec la Décision Modificative que vous n’êtes pas parvenu à utiliser les crédits 2006 dans leur totalité.
Etait-il nécessaire une fois de plus d’augmenter les prélèvements fiscaux ? Votre décision d’utiliser le taux maximal de la part régionale de la TIPP représente un différentiel charges/recettes de décentralisation de 9 millions d’euros même si nous pouvons comprendre votre prudence quant au coût final des charges, nous sommes opposés à cette nouvelle augmentation des impôts, c’est pourquoi nous proposons un amendement diminuant la fiscalité directe de 9 millions d’euros de compensation.
Vous reprochez à l’Etat de mener un marché de dupes quant au transfert de certaines compétences sans les moyens financiers qui vont avec, et nous partageons en partie votre analyse et cela plus précisément en ce qui concerne les TOS et les formations sanitaires et sociales ; le plus inquiétant est devant nous avec la problématique du financement des retraites des TOS ayant choisi la fonction publique.
Il s’agit là d ’une véritable bombe à retardement et ce n’est pas moi qui le dis mais Eric DOLIGÉ, Sénateur UMP, Président du Conseil Général du Loiret, et auteur d’un rapport très critique sur les conditions d’application de l’acte 2 de la décentralisation.
Néanmoins, Monsieur le Président, vous êtes un élu local expérimenté et vous savez que ce comportement n’est pas nouveau. Le transfert de l’aide personnalisée à l’autonomie (l’APA) aux départements a bien été mis en place par le gouvernement Jospin.
A l’ UDF , nous estimons qu’il est urgent de conduire une vraie réforme décentralisatrice qui ne soit pas « amputée » comme la dernière en date et de cesser ce petit jeu politicien du « c’est pas moi, c’est lui ».
En attendant, vous ne pouvez sous ces prétextes, faire exploser année après année la fiscalité de notre région qui a besoin de la confiance de ses habitants et de ses entrepreneurs pour créer les conditions d’une croissance dynamique et pérenne.
Il y a d’autres scénarios politiques moins faciles peut-être et moins populaires qui consistent à maîtriser les dépenses, à faire des choix, à dire non à certains lobbies.
Scénarios qui consistent à recentrer nos interventions sur nos domaines de compétences : développement économique, aménagement du territoire, formation.
Scénario qui veut que notre région redevienne comme elle le fut par le passé une région stratège non une région velléitaire.
Vous devez conforter cette dimension stratégique pour améliorer constamment l’efficacité de ces actions prioritaires. C’est ce qu’a fait pendant 20 ans votre prédécesseur, Charles BAUR, avec les grands projets structurants, l’A16, l’A29, l’Ailette, Belle Dune, le maillage du territoire, avec la mise en place des pays (une avant-première en France), alors tout cela, vous le continuez c’est bien mais il faudrait aujourd’hui avoir une nouvelle vision du rôle de notre région au sein de notre territoire national comme du territoire européen.
Monsieur le Président, notre position n’est pas figée, nous voulons penser que tout est ouvert.
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