vendredi, 07 décembre 2007

Pour l’opinion, le MoDem ne doit pas nouer d'alliances

  
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          Selon OpinionWay, 64 % des Français souhaitent que Bayrou ne s’allie ni avec le PS ni avec l’UMP.

 

 

François Bayrou pourra y voir une sorte de caution apportée à sa stratégie : une très large majorité des électeurs (64 %) souhaite que le MoDem ne s’allie ni avec l’UMP ni avec le PS. Selon un sondage OpinionWay pour le Figaro et LCI, l’opinion paraît en tout cas prendre en compte le positionnement du député des Pyrénées-Atlantiques qui a déclaré la semaine dernière ne se «reconnaître ni dans le projet de société de Nicolas Sarkozy, ni dans le projet politique du PS».

 

 

Le rendez-vous manqué

 

 

Il est tout de même intéressant de noter que ceux qui souhaitent une alliance sont nettement plus nombreux à la vouloir avec le PS (22 %) plutôt qu’avec l’UMP (13 %). Il apparaît d’ailleurs qu’un rapprochement avec le PS séduirait une majorité des électeurs de Ségolène Royal, alors que ceux de Nicolas Sarkozy repoussent largement une alliance du MoDem avec l’UMP.

 

Il est donc logique que la plupart (80 %) de ceux qui ont voté pour Royal au premier la croient sincère dans sa relation du rendez-vous manqué avec François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle. Sincérité à laquelle ne croient finalement qu’une petite majorité des sondés, les autres électeurs étant nettement plus réservés ou incrédules sur ce point. Et c’est à peu près dans la même proportion qu’ils croient à la sincérité de François Bayrou dans la présentation qu’il fait de ce rendez-vous.

 

Finalement, la révélation de cette offre faite par Royal à Bayrou, et du refus de celui-ci de laisser celle-là venir chez lui, entre les deux tours de la présidentielle, n’a pas d’impact sur ce que les gens pensent d’eux : respectivement 70 % et 71 % des sondés n’ont pas changé d’avis à leur sujet.

 

mercredi, 05 décembre 2007

Fauchon/Modem: "poudre aux yeux"

 

 

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Le sénateur UDF Pierre Fauchon, célèbre pour sa loi sur les "délits non intentionnels", a dénoncé , dans une lettre ouverte à ses collègues de son groupe sénatorial, le "congrès de poudre aux yeux" tenu par le Mouvement démocrate (MoDem) ce week-end à Villepinte (Seine-Saint-Denis).



"Un congrès de poudre aux yeux aura permis au MoDem de passer de l'indépendance à la résistance, c'est-à-dire à l'opposition, non sans ridiculiser les +tristes+ centristes de l'UDF, et sans pour autant avancer le moindre programme digne de ce nom", proteste M. Fauchon.

 


Revenant sur les déclarations du chef de file des sénateurs UDF au Sénat Michel Mercier affirmant que 27 des 30 membres de son groupe se sont affiliés au MoDem, le sénateur du Loir-et-Cher s'interroge: "faut-il en conclure que nous sommes passés à l'opposition".



Le groupe avait adopté le 3 juillet une motion affirmant son "positionnement confiant, vigilant et constructif" à l'égard de la politique du gouvernement, rappelle-t-il, estimant que "depuis lors, le traité de Lisbonne, les conclusions de la commission Balladur, le Grenelle de l'environnement, entre autres, sont venus confirmer la justesse de cette position".



"Le fanatisme de quelques uns et l'inconscience de quelques autres, joints à des manipulations fort peu innocentes, auront ruiné la cohérence politique de notre groupe", se désole M. Fauchon.



Et de conclure: "Que reste-t-il dans tout cela de ce qui fut notre dignité? C'est la question que je pose parce qu'il faut bien qu'elle soit posée."

mardi, 04 décembre 2007

Jean-Marie Cavada, ex-MoDem, va créer une "structure" politique

 

 

Cavada crée une structure pour accueillir les militants du MoDem

 

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Jean-Marie Cavada annonce la création d'une "structure" politique pour "accueillir" les militants du MoDem désapprouvant les choix de François Bayrou.

L'Alliance des citoyens pour la démocratie ne sera pas un parti mais un "cercle, une association (...) pour étudier ce dont nous parlons et non pas parler sans savoir", a déclaré le dirigeant centriste sur France 2.

 

"Il faut contribuer d'une manière critique ou positive à faire avancer la réforme", a-t-il ajouté. "Je le dis aux militants du Modem pour qui je vais créer un structure pour les accueillir".

 

"Il faut déciller les yeux des gens", a-t-il expliqué sur France 2, dénonçant la dérive "poujado-frontiste" des leaders du MoDem qui prennent les militants pour de la "chair à canon", faisant "la liste des déviationnistes" et n'ayant qu'un seul objectif, 2012 et la prochaine élection présidentielle.

 

"Est-ce que la direction du MoDem a quitté les militants? C'est mon sentiment", a fait valoir Jean-Marie Cavada.

 

"Il faut s'interroger quand on voit des gens de stature, comme Pierre Méhaignerie, Jean-Louis Borloo", ou encore Hervé Morin et François Sauvadet, qui ont quitté le parti de François Bayrou et sont aujourd'hui "traités comme des traîtres".

 

Le positionnement "ni droite, ni gauche" de la campagne présidentielle de François Bayrou aurait dû se traduire par une entrée au gouvernement pour faire avancer la réforme, a-t-il estimé.

 "La réalité maintenant, c'est qu'il fait cap sur la gauche et qu'il va essayer, sans le dire ouvertement mais les premiers pas sont franchis, capter le parti social-démocrate ou Parti socialiste", a-t-il ajouté, "pour essayer de faire ce que fit autrefois Mitterrand ou Walter Veltroni", le nouveau leader du centre-gauche italien, ajouté M. Cavada.

 

lundi, 03 décembre 2007

François Bayrou élu président du MoDem avec 96,8% des votants

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François Bayrou a été élu président du Mouvement démocrate (MoDem) par 96,8% des votants, selon les résultats annoncés dimanche au congrès fondateur du parti centriste.

 

 

François Bayrou a été élu avec 96,8% des votes à la tête du MoDem. Sur 3.933 votants, les bulletins blancs et nuls ont été au nombre de 125, a annoncé le sénateur Philippe Arnaud. Seul candidat, François Bayrou a recueilli 3.808 voix. Les participants au Congrès avaient voté samedi après-midi à bulletins secrets.

 

François Bayrou, 56 ans, qui dirigeait l'UDF depuis 1998, est élu à la tête du MoDem un an jour pour jour après sa déclaration de candidature à la présidentielle de 2007. "Il y a longtemps que je rêvais d'un changement profond dans la désignation de cette famille politique, jusqu'à présent qualifiée de centre", a-t-il déclaré. "L'enjeu était qu'on ne nous désigne plus par référence à la droite et la gauche, mais par notre identité", a-t-il ajouté. "Alors, citoyens démocrates, je vous salue", a-t-il lancé sous les acclamations de plusieurs milliers de participants.

 

Samedi, le congrès fondateur du Mouvement démocrate (MoDem) a adopté ses statuts, marquant la naissance officielle du nouveau parti. Après plus de quatre heures de débat, les statuts ont été adoptés par un vote à main levée à l'unanimité moins deux votes contre et deux abstentions.

Le Mouvement démocrate en quelques chiffres

 

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ADHERENTS

Le MoDem revendique 70.000 adhérents. Les 32.000 encartés de l'UDF sont devenus automatiquement adhérents du nouveau parti ce week-end. S'y ajoutent 45.000 personnes ayant adhéré au MoDem depuis l'élection présidentielle. Selon Eric Azière, chargé des élections, 10% des sympathisants sont adhérents aux deux formations. Deux partis ont adhéré au MoDem en tant que personnes morales, l'UDF -dont l'existence juridique a été maintenue pour une période transitoire de trois ans- et Cap 21 de l'écologiste Corinne Lepage.

 

ELUS

François Bayrou ne dispose plus de groupe à l'Assemblée nationale depuis les dernières législatives. Trois députés seulement sont encartés MoDem: M. Bayrou lui-même, Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques) et Abdoulatifou Aly (Mayotte). Vingt-sept des 30 sénateurs du groupe Union centriste ont adhéré au MoDem, ainsi que la plupart des 11 députés européens UDF. Le Modem compte quatre présidents de conseils généraux, Jean Arthuis (Mayenne), Michel Mercier (Rhône), Jean-Jacques Lasserre (Pyrénées-Atlantiques) et Joseph Kerguéris (Morbihan) et "700 à 800 maires", selon M. Azière.

 

BUDGET

L'UDF avait touché en 2006 autour de 4,6 millions d'euros au titre du financement public des partis politiques. Le MoDem disposera d'un budget "globalement identique", selon Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher. Les 535 candidats MoDem ont obtenu 1.981.121 voix au premier tour des législatives, ce qui rapportera mécaniquement un peu plus de trois millions d'euros par an au parti. Le reste du financement est proportionnel au nombre de députés et sénateurs.

jeudi, 29 novembre 2007

Bayrou : un jour notre peuple s'éveillera

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François Bayrou estime qu'"un jour, notre peuple s'éveillera" et prendra conscience de la nécessité d'un projet de société "alternatif" à ceux de l'UMP et du PS, dans un entretien au Nouvel Observateur à paraître aujourd'hui.


"On croit les Français blasés ou indifférents et puis, on découvre un jour qu'ils ont tout observé, tout analysé, tout retenu. Pour l'instant, tout cela s'accumule et sédimente. Et puis un jour ce peuple, notre peuple, s'éveillera", affirme le leader centriste, alors que le Mouvement démocrate (MoDem) tient son congrès fondateur ce week-end à Villepinte (Seine-Saint-Denis)



Pour lui, "les deux idéologies (UMP et PS) sont régressives".
"J'avais analysé (...) la collusion des pouvoirs politiques, économiques et médiatiques dont Nicolas Sarkozy me semblait être l'organisateur ou l'instrument. J'avoue que, pour autant, je n'avais pas imaginé la nuit du Fouquet's, le yacht de Bolloré, le jeu de chaises musicales qui s'organise dans les médias, depuis quelques mois, la main mise d'un réseau de connivences sur une grande part de l'information", dénonce notamment le député des Pyrénées-Atlantiques.
Quant au PS, "c'est un remarquable réseau d'élus qu'il faut savoir respecter. Mais ce n'est plus un espoir pour personne", affirme-t-il.

Thierry Benoit n'adhèrera pas au Modem

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Thierry Benoit, élu député en juin sous l'étiquette UDF-Modem, a annoncé aujourd'hui qu'il ne "porterait pas le Mouvement démocrate sur les fonds baptismaux" lors de son congrès fondateur les 1er et 2 décembre, souhaitant rester "fidèle à l'UDF historique".


"Je me rendrai au congrès de l'UDF le vendredi 30 novembre, mais je n'assisterai pas au congrès fondateur du Modem car je reste fidèle à l'UDF, cellule-mère du centre en France", a précisé à l'AFP le député de la 6e circonscription Liffré-Fougères (Ille-et-Vilaine).


"Ce que je souhaite, c'est que tout soit mis en oeuvre pour que la famille UDF survive à la création du Mouvement démocrate", a poursuivi l'élu, rappelant qu'il a voté pour François Bayrou au 1er tour de la présidentielle et Nicolas Sarkozy au second.

mercredi, 14 novembre 2007

Bayrou veut porter un "projet de société"

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Le futur MoDem devra porter "un projet de société alternatif", offrant un "autre horizon que celui, purement matérialiste, d'une société d'inégalité croissante", estime François Bayrou dans une lettre envoyée aux adhérents UDF et MoDem.

"Nous sommes les seuls, me semble-t-il, à pouvoir être aujourd'hui les promoteurs" d'une telle ambition, explique-t-il dans ce courrier rendu public à trois semaines du congrès fondateur du parti.

Le projet de la majorité UMP est "peu lisible", faisant surtout émerger l'affirmation que "l'argent c'est la réussite", estime François Bayrou. Et alors que Nicolas Sarkozy "monopolise tous les rôles du gouvernement", "bien des réformes sont éludées", regrette-t-il.

Quant au Parti socialiste, il traverse une "crise lourde" qui l'empêche de "suivre le chemin qu'ont emprunté il y a des années les socio-démocrates européens, eux-mêmes en interrogation sur leur modèle d'Etat providence", estime-t-il.

Il propose par ailleurs que tous les adhérents de l'UDF et de Cap 21 soient "automatiquement" considérés comme membres du MoDem, et s'engage également à ce que les adhérents "aient leur mot à dire" sur les futurs statuts du parti.

 

 

 

 

 

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vendredi, 09 novembre 2007

Bayrou prépare le passage de l'UDF au MoDem

 

0f34ed0efb8a3c9ad408c9c7358dd81f.jpgDans l'immédiat, il prépare deux échéances. Ce sera d'abord le passage de l'UDF au Mouvement démocrate (MoDem). Les 31 novembre, 1er et 2 décembre se tiendront successivement à Villepinte (Seine-Saint-Denis) le congrès de l'UDF et celui qui va officialiser l'existence du MoDem.

 

Au cours de la première journée, les seuls adhérents de l'UDF seront appelés à se prononcer sur une motion selon laquelle celle-ci devient "membre fondateur" du MoDem et "délègue" son action politique aux instances du nouveau mouvement. L'UDF deviendra membre constitutif du MoDem, pendant une durée de trois ans, chacun de ses adhérents devenant automatiquement adhérent du nouveau mouvement. L'UDF garde une existence juridique, ce qui évitera que l'étiquette soit utilisée par d'autres.

 

 

 Suivra le congrès de constitution du MoDem, ouvert à tous les adhérents du mouvement lancé au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle. Le MoDem, "mouvement unitaire" constitué des membres fondateurs (UDF et Cap21 de Corinne Lepage) et des adhérents directs - "soit 60 000 adhérents dès le départ", assure M. Bayrou -, adoptera ses nouveaux statuts, une "charte des valeurs" et une "charte éthique". Et élira ses instances dirigeantes

lundi, 05 novembre 2007

Pour François Bayrou, la fondation du Modem sonne l'heure de "l'émancipation"

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Le congrès fondateur du MoDem, qui se tiendra les 1er et 2 décembre à Paris après un congrès de l'UDF le 30 novembre, "sera un moment important", assure M. Bayrou. "Nous allons faire naître une nouvelle famille politique. Nous allons adopter une charte éthique, une charte des valeurs et des statuts. Et surtout, une ligne politique, un projet de société, celui d'une société de justice croissante face au modèle d'inégalité croissante qui domine aujourd'hui la mondialisation", explique-t-il.

 

"De si grands changements ne se font pas sans difficultés pour une formation politique qui, dans le passé, s'était installée dans la dépendance à droite", admet-il.

 


Comme on lui fait observer que "nombre de militants UDF rechignent à se fondre" dans le parti qu'il avait lancé après l'élection présidentielle, M. Bayrou fait valoir que "tout organisme vivant, s'il ne se renouvelle pas, s'affaiblit et disparaît".

 


Selon lui, "cette transformation préserve et accomplit l'inspiration qui voulait faire naître un grand parti central dans la vie politique française. C'est une nouvelle étape de la vie politique de cette grande famille, celle de l'émancipation".

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