mardi, 09 octobre 2007

Bayrou veut une réforme d'EADS

e9be9f31dec796154859f4907dea2aaf.jpgDans un entretien au Parisien, le président du MoDem François Bayrou estime qu'il faut "réformer d'urgence" la gouvernance d'EADS.

 

Selon M. Bayrou, il faut "réformer d'urgence cette gouvernance d'entreprise et inscrire dans la Constitution l'interdiction d'avoir des groupes de presse appartenant à des puissances économiques en rapport avec l'Etat".

 

"Je déposerai un texte en ce sens dès cette semaine auprès de la commission Balladur", ajoute-t-il.

mercredi, 07 mars 2007

France MATHIEU à Méaulte pour soutenir les salariés

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Airbus Méaulte contre vents et marées

 

Les conditions climatiques n’ont pas découragé les salariés d’Airbus !

 

J’étais comme promis à leurs côtés avec Stéphane Demilly et Claude Gewerc, avec les élus régionaux de gauche et de l’UDF, avec les syndicats, pour leur témoigner de notre soutien et de notre solidarité.

 

Les picards savent se mobiliser pour une cause juste qui touche au tissu économique, social et à l’avenir de la région.

 

Bravo à Martina et ses amis allemands qui sont venus soutenir la cause de Méaulte de Berlin, c’est un bel exemple de solidarité européenne !

 Grâce à cet ensemble de manifestations sur les sites concernés aujourd’hui en France, le gouvernement et les actionnaires d’Airbus ne peuvent plus ignorer la détermination des acteurs locaux. Restons vigilants et mobilisés afin que Méaulte reste sous la bannière d’Airbus, seule garantie de la pérennité des emplois.

mercredi, 21 février 2007

AIRBUS : Question d'actualité au Gouvernement par Stéphane Demilly

AIRBUS
Stéphane Demilly - 20.02.07

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Il y a deux semaines, Monsieur le Premier ministre, je vous avais interrogé sur la position du Gouvernement concernant le plan de réorganisation d'Airbus. Nous attendions alors les annonces que le président Gallois devait faire aujourd'hui à l'occasion du comité central européen d'EADS. Or, elles ont été reportées sine die, ce qui ne fait que renforcer l'anxiété des salariés d'Airbus et des sous-traitants. Outre que ce report est dû au refus des co-dirigeants allemands d’EADS d'entériner la répartition des fabrications et des compétences, nos partenaires d'outre-Rhin veulent entraîner ce dossier industriel sur le terrain politique et diplomatique.

La France est à l'origine de cette grande aventure aéronautique européenne, et le Président de la République le sait mieux que quiconque. Dans ce contexte difficile, il doit d'ailleurs rencontrer vendredi la chancelière Angela Merkel. Ma question est donc simple, directe et grave : quelles initiatives le Président et le Gouvernement entendent-ils prendre pour sortir Airbus de cette impasse tout en soutenant l'industrie française et en préservant les intérêts légitimes des sites et des salariés français qui veulent rester au sein de la famille Airbus ?

M. Thierry Breton, ministre de l'économie, des finances et de l’industrie – Je rends hommage à l’action des élus français qui, comme vous, sont directement concernés par ce dossier : quelles que soient vos opinions, vous faites tous face à vos responsabilités. Le Gouvernement, quant à lui, fait de même. Si le problème de l’A 380 est en passe d’être réglé, nous savons tous que le plan Power 8 devra être mis en œuvre. C’est le conseil d’administration de l’entreprise qui décidera de son annonce et personne d’autre. Il a décidé de repousser sa décision, ce qui est compréhensible compte tenu de la nature de ce plan, mais M. Gallois l’a rappelé au Premier ministre : il sera mis en œuvre dans l’équité, comme en sont d’ailleurs convenus M. de Villepin et Mme Merkel. Notre objectif est simple : qu’Airbus redevienne très vite la première entreprise aéronautique mondiale !

mercredi, 07 février 2007

Question d'actualité du député Stéphane Demilly

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Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)
L’avenir des sites industriels et des emplois français d’Airbus

 

Stéphane Demilly est revenu sur la crise qui frappe Airbus et sur le plan d’économies en préparation. Le député UDF a fait remarquer qu’Angela Merkel et son ministre de l’Economie se sont impliqués pour défendre la préservation des sites industriels allemands. Stéphane Demilly a demandé au Premier ministre quand le gouvernement allait annoncer sa détermination pour défendre à son tour les sites et les emplois en France. (06/02/07)

 

 

AIRBUS
Stéphane Demilly - 06.02.07

 

Monsieur le Premier ministre, Airbus, notre fleuron industriel européen, traverse une crise profonde, dont les salariés ne sont en rien responsables. Cette crise tient en effet à la parité entre l’euro et le dollar, et à d’importants retards de livraison de l’A 380. Un plan de rationalisation et d’économies, baptisé Power 8, est en préparation, et le 20 février, le président Gallois doit annoncer les mesures concrètes destinées notamment à économiser cinq milliards d’euros d’ici à 2010. À ce sujet, des rumeurs persistantes font état de la vente de sites industriels français et allemands. L’absence de démenti clair angoisse les salariés et suscite des réactions de nombreux responsables politiques, locaux et nationaux.

 

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel et son ministre de l’économie ont vivement réagi pour défendre les sites allemands et demandé à rencontrer au plus vite M. Gallois. Le gouvernement britannique, pour défendre son tissu industriel, a, quant à lui, menacé EADS de représailles commerciales… Même si je sais que vous suivez de près ce dossier, Monsieur le Premier ministre, les salariés ne comprennent pas le silence de l’État français, actionnaire d’EADS.

 

Aussi ma question est-elle simple : quand le Gouvernement annoncera-t-il sa détermination à préserver les sites et les emplois français au sein d’Airbus ?

 

M. François Loos, ministre délégué à l’industrie

L’avenir d’Airbus est depuis longtemps une préoccupation majeure du Gouvernement. Nous comprenons parfaitement les inquiétudes exprimées par les salariés qui se sont fortement mobilisés ce matin. Je m’entretiens souvent avec mon collègue de Robien du site de Meaulte dans votre département, Monsieur le député, et vous confirme que nous suivons avec la plus grande attention le plan qu’EADS est en train d’élaborer et qui devra respecter un triple objectif, équilibre des territoires, dialogue social mais aussi sauvegarde des intérêts industriels. Il convient notamment de garantir le lancement dans de bonnes conditions de l’A 380 et le démarrage du programme d’A 350 qui exige un véritable plan industriel.

 

S’agissant du site de Meaulte, il est encore trop tôt pour dire quelles décisions industrielles prendra Airbus mais le Gouvernement a reçu des engagements de l’entreprise concernant l’emploi et l’activité de ce site, dont le plan de charge est fourni pour les années à venir. Je fais confiance à la direction d’Airbus pour que les décisions prises le soient dans l’intérêt, à long terme de l’entreprise, des salariés et du territoire.