mercredi, 28 mai 2008

UE : importation des biocarburants limitée

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Les pays européens, en pleine réflexion pour définir des "critères durables" destinés à encadrer la fabrication des biocarburants, envisagent de limiter leurs importations aux pays respectant une dizaine de conventions internationales sur le climat et le travail.



L'une des options envisagée par un groupe de travail de représentants des 27 consisterait à n'accepter que les biocarburants de pays ayant ratifié "au moins dix" traités internationaux d'une liste de douze, selon un document de travail provisoire.


Quatre traités (y compris le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de carbone) portent sur le climat et huit autres sur le droit du travail (non exploitation des enfants, liberté syndicale, etc.)



Cette option exclurait de facto des pays non signataires comme les Etats-Unis. D'où un ajout récent : dans des cas "exceptionnels", si un pays n'a pas ratifié ces traités il pourra fournir des informations montrant qu'il applique les mêmes normes.

 

mardi, 29 avril 2008

Biocarburants: la France veut une pause

La France veut faire "une pause" dans les biocarburants de première génération, qui sont fabriqués à partir de plantes vivrières et sont accusés de concurrencer les cultures alimentaires, a annoncé le ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.



"La position de la France est claire : cap sur la deuxième génération de biocarburants", c'est-à-dire des carburants fabriqués à partir de plantes non vivrières, et "pause sur de nouvelles capacités de production (de biocarburants) d'origine agricole", a déclaré le ministre français.



Les investissements déjà lancés pour produire des biocarburants de première génération seront toutefois "honorés", a-t-il précisé.

 

vendredi, 09 mars 2007

Politique énergétique

« Le marché de l’énergie est aujourd’hui un marché politique et pas seulement économique : la France doit avoir une politique nationale de l’énergie.

François Bayrou propose un plan pour une croissance sobre agissant dans quatre directions : une politique d’économies d’énergie, les potentialités de l’agrochimie, un contrôle national de l’énergie et une politique commune européenne.

 

 

 

« Dire la vérité sur la crise énergétique, c’est avoir le courage de dire aux Français qu’il faut changer notre modèle de développement. C’est en fait une chance, car la société vivra mieux si elle vit plus sobrement.

 

 

 

Une crise des énergies fossiles s’annonce, en raison de la progression de la consommation par de pays comme la Chine et l’Inde, mais aussi une crise climatique due aux gaz à effet de serre. A ce moment critique, l’Etat ne doit pas abandonner l’outil qu’il s’est forgé pour la politique énergétique. C’est pourquoi j’ai refusé les privatisations d’EDF et de GDF. Une entreprise à majorité publique, garantie par un pays tout entier, est mieux armée en face de ces risques d’instabilité. L’Etat doit conserver un instrument pour défendre l’intérêt général.

 

 

 

Nous devons diviser par 4 notre consommation en 50 ans, c’est-à-dire baisser notre consommation de 25 % à l’horizon 2020.

 

 

 

La première clé d'une politique sérieuse en matière d’économie d’énergie, c’est la formation de la population, par les media et l’Éducation nationale. Deuxième clé de cette politique, il faut que polluer ait un coût, ce qui implique une fiscalité écologique, une fiscalité des carburants.

 

 

 

En même temps, les biocarburants, bientôt l’utilisation de la biomasse, l’agrochimie, font apparaître l’espoir d’un débouché écologique, rémunérateur et extensible, pour notre agriculture.

 

 

 

Enfin, la dimension européenne est essentielle, pour garantir la sécurité de nos approvisionnements et la diversification de la production énergétique. Il faut une politique de l’énergie européenne, qui ait les moyens d'induire ce changement réel de comportement, et en même temps de faire exemple et convaincre les autres puissances. »