lundi, 18 juin 2007
Six semaines après le 6 mai, les Français mettent un bémol à leur soutien à Sarkozy
Six semaines après l'élection présidentielle, les Français ont réaffirmé dimanche leur soutien à Nicolas Sarkozy mais en y mettant un bémol : si l'UMP dispose de la majorité absolue des sièges de députés pour légiférer, l'Assemblée nationale est plus rose qu'annoncé.

En déjouant au second tour des législatives les pronostics sur une vague bleue, les électeurs ont semblé dire "oui mais" à Nicolas Sarkozy, résume lundi la une du Figaro.
Le résultat le plus symbolique est la défaite du numéro 2 du gouvernement Alain Juppé à Bordeaux. Elle constitue un revers personnel pour l'ancien Premier ministre et va bouleverser l'équipe Fillon.
A la tête d'un grand ministère de l'Ecologie, Alain Juppé devait démissionner lundi matin, respectant la règle édictée par le Premier ministre.
Les 577 nouveaux élus vont se réunir à partir du 26 juin : 318 députés UMP (359 sortants), 190 PS (149 sortants), 8 PRG, 21 Nouveau centre, 17 PCF, 5 MoDem, 4 Verts et 2 MPF, les autres se partageant entre divers gauche et divers droite. L'Assemblée nationale sera plus féminine avec 107 élues contre 76.
Lundi matin, les métaphores maritimes étaient à la une de la presse: "le ressac de la vague bleue" (France Soir), "le raz de marée bleu horizon n'a pas eu lieu" (Le Figaro), "la vague bleue annoncée a été moins forte que prévu" (Les Echos).
Dans un registre plus combatif, pour Libération, "la droite prend une gauche", selon l'Humanité, "le peuple corrige le tir".
Pour le PS, qui avait fait campagne ces derniers jours contre " la TVA sociale", le sursaut des électeurs de gauche, malgré une abstention record de 40%, éloigne le risque d'une crise à court terme.
Son premier secrétaire François Hollande, contesté depuis la défaite de Ségolène Royal le 6 mai, a ainsi réaffirmé qu'il entendait rester à son poste jusqu'au congrès de 2008.
Mais deux autres événements risquent de peser. Dans un livre intitulé "Les coulisses d'une défaite", Ségolène Royal annonce à la fois sa séparation avec son compagnon François Hollande et son intention de briguer la direction du PS au prochain congrès.
Avec moins de 20 députés, les communistes ne pourront pas à eux seuls constituer un groupe, mais les quatre élus Verts sont déjà invités à les rejoindre.
Au centre, les anciens UDF ralliés à Nicolas Sarkozy et réunis dans le Nouveau centre sont juste assez nombreux (21) pour faire un groupe. Quant à François Bayrou, largement réélu dans le Béarn, il ne sera entouré dans l'hémicycle que de quatre autres représentants du MoDem.
A peine le scrutin législatif terminé, d'autres rendez-vous se profilent.
Ainsi, le gouvernement Fillon devrait être rapidement remanié, pour remplacer Alain Juppé et y adjoindre quelques secrétaires d'Etat. Peut-être une nouvelle occasion pour le chef de l'Etat de nommer des personnalités de gauche.
Avant de se mettre au travail, les députés auront à désigner leurs présidents de groupes, puis le président de l'Assemblée nationale. Plusieurs ténors UMP sont sur les rangs. Ils auront aussi à désigner les présidents de commissions, les vice-présidents, questeurs...
Ensuite, le coup d'envoi du travail parlementaire sera donné par le Premier ministre avec son discours de politique générale.
Au programme de la session extraordinaire de juillet, figure le projet de loi "en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat" qui reprend les mesures sur l'emploi et la fiscalité.
Le Parlement devra examiner en outre le texte sur l'autonomie des universités, un projet de loi-cadre sur le service minimum dans les transports publics, le renforcement de la lutte contre la récidive.
Une autre session extraordinaire devrait être convoquée à la mi-septembre, pour le projet sur la maîtrise de l'immigration.
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vendredi, 15 juin 2007
TVA sociale...les Français plutôt opposés
Un total de 60% des Français sont opposés à l'instauration en France d'une TVA sociale, selon un sondage CSA à paraître vendredi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France. A la question "seriez-vous favorable ou opposé à l'instauration en France de la TVA sociale, mécanisme qui consiste à basculer une partie du financement de la sécurité sociale en baissant les cotisations patronales et en augmentant la TVA ", 60% répondent y être opposés.
TVA SOCIALE : ILS L'ONT DIT...
- L'eurodéputé Verts Daniel Cohn-Bendit: "En Allemagne, il ont fait quelque chose de différent, ils ont augmenté la TVA de trois points mais, en même temps, ils ont supprimé les cadeaux fiscaux, alors qu'en France, on fait le contraire, on donne des cadeaux fiscaux à une petite partie de la population".
- L'ancien ministre PS de l'Economie Dominique Strauss-Kahn: "Ce n'est pas en bricolant la TVA qu'on rend une économie compétitive, c'est en faisant qu'elle soit capable de faire de l'innovation, la recherche, que l'université soit relancée".
- Alain Vidalies, secrétaire national aux entreprises du PS: "L'augmentation de cinq points de la TVA annoncée par le gouvernement amputera gravement le pouvoir d'achat des salariés".
- Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes: "Les Français sont de plus en plus nombreux à comprendre que l'augmentation de cinq points de la TVA est une idée simple mais injuste, qui risque de casser la croissance, tout comme la franchise santé".
- Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du numéro un du PS François Hollande: "Si les Français veulent dire non à cette ligne-là, c'est par la mobilisation dimanche".
mardi, 12 juin 2007
L'UMP se retirera dans la circonscription de François Bayrou
L'UMP a demandé à son candidat dans la circonscription de François Bayrou de se désister en faveur du président du Mouvement démocrate en vue du second tour des législatives, annonce Jean-Claude Gaudin.
"Nous avons toujours eu cette politique de la main tendue - j'ai même dit quelquefois à François Bayrou 'il va me venir des crampes à force de tendre la main'. Nous allons encore le faire aujourd'hui", a déclaré sur France 2 le président délégué de l'UMP.
François Bayrou est en ballottage favorable dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, où une triangulaire se profilait pour dimanche avec les candidats PS Marie-Pierre Cabanne et UMP Jean-Pierre Mariné.
"La direction de l'UMP demande à M. Mariné de ne pas redéposer sa candidature et nous voulons justement laisser la place libre à M. Bayrou", a dit Jean-Claude Gaudin.
"C'est un geste. Il n'y a pas de discussion, pas de compromission, il n'y a pas de négociation. C'est un geste que l'UMP souhaite faire à l'égard de François Bayrou", a ajouté le maire de Marseille, évoquant la "politique d'ouverture" voulue par le président Nicolas Sarkozy.
Invité sur RTL, François Bayrou s'est déclaré surpris par cette nouvelle.
"Etant donné l'ambiance de la campagne, je suis surpris", a déclaré l'ancien candidat de l'UDF à la présidentielle.
"Je n'ai demandé, ni recherché, un accord, un désistement, un retrait de personne", a-t-il ajouté.
"Je considère modestement que, dans ce petit coin de France qui est le mien, je dois faire la preuve qu'il existe un chemin politique capable de s'imposer face à l'UMP et face au PS."
09:52 Publié dans législatives 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : udf, modem, bayrou, législatives2007, campagne législative, politique
Bayrou : "pas de consigne de vote" pour le second tour des législatives
François Bayrou, leader du Mouvement démocrate (MoDem), a affirmé mardi sur RTL qu'il "ne donnerait pas de consigne de vote" pour le second tour des législatives et que, pour "éviter toute ambiguïté", il n'avait pas rappelé Ségolène Royal.
"Nous sommes indépendants. Il n'y a pas besoin de négociation avec le Parti socialiste. Il n'y a pas besoin de négociation avec l'UMP", a-t-il ajouté.
Alors que dès lundi matin, Ségolène Royal avait fait savoir qu'elle avait "laissé un message" à François Bayrou et attendait qu'il la "rappelle", le leader centriste a confié ne pas avoir "rappelé Ségolène Royal".
"Non pas par manque de respect, mais pour éviter toute ambiguïté. Si j'avais appelé, j'aurais nourri cette accusation injuste de ceux qui disaient +en fait ils sont passés à gauche+", a-t-il expliqué.
M. Bayrou a ajouté : "Je ne donnerai pas de consigne de vote, je ne veux pas entrer dans ce genre de mécanisme". "Mais je suis libre de dire l'estime que j'ai pour Dominique Strauss-Kahn", l'ancien ministre socialiste en ballottage dans le Val-d'Oise, a-t-il dit.
Dénonçant une nouvelle fois "le mode de scrutin totalement injuste", l'ex-candidat centriste à la présidentielle (18,57% au premier tour) a observé que "ceux qui auront choisi une démarche indépendante risquent d'être laminés".
"C'est une machine électorale d'une injustice absolue dont le but est de broyer ceux qui refusent de s'aligner sur le bloc majoritaire ou accessoirement sur l'opposition du PS", a-t-il affirmé.
Ces élections législatives sont "un moment clé qui dit ce que nous voulons faire du futur : une formation politique nouvelle indépendante qui ne se plie pas aux raisons ou aux oukases des autres formations qui l'entourent", a-t-il ajouté.
François Bayrou a reconnu que ce moment, "difficile", était un "moment de fondation".
09:50 Publié dans législatives 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : udf, modem, bayrou, législatives2007, campagne législative, politique
Jean-Christophe Lagarde veut "travailler avec la majorité présidentielle"
Le député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) Jean-Christophe Lagarde, investi par le MoDem mais candidat sans étiquette pour les élections législatives en candidat libre, a expliqué lundi qu'il ne partageait "pas la stratégie" de François Bayrou et qu'il voulait "travailler avec la majorité présidentielle" tant qu'elle reste "ouverte".
Jean-Christophe Lagarde a déploré lors de l'émission "A sa place vous feriez quoi?" sur France-Info et i>télé "l'erreur stratégique" de François Bayrou. "Jusqu'au premier tour, on a expliqué qu'il fallait rassembler des gens au centre, des gens qui venaient de la droite et de la gauche. Et, entre les deux tours, François Bayrou a tiré un trait de plume sur ceux du centre droit."
Le score est "divisé par deux parce que ces deux centres qui s'étaient réunis au moment du premier tour de l'élection présidentielle on les a 're-séparés', ce que je trouve à la fois dommage et dramatique", a-t-il noté.
Selon lui, "l'élection présidentielle a montré qu'il y avait une envie de centre en France". "Les radicaux de gauche, les radicaux de droite, les gens du MoDem et les gens du Nouveau Centre derrière Hervé Morin pensent exactement la même chose et il faudra bien un jour qu'ils se réunissent."
Jean-Christophe Lagarde se dit prêt à "travailler avec cette majorité présidentielle tant que Nicolas Sarkozy dit qu'elle est ouverte". Toutefois, il veut "rester libre, libre de pouvoir dire ce qui (lui) paraît bon ou pas bon" car "un député ce n'est pas une machine à voter, il doit être capable de se prononcer en fonction de ce qu'on lui présente et non en fonction de telle ou telle majorité".
Il a reproché au président du MoDem d'avoir "fait la critique la règle et de la satisfaction l'exception. Moi je vois dans les débuts de Nicolas Sarkozy des choses qui correspondent à ce que nous défendions (...) reste à confirmer. Je trouve que Sarkozy démarre bien et franchement pour l'instant c'est plutôt une bonne chose".
"Je suis adhérent au MoDem, mais ça ne veux pas dire que je partage la stratégie", a conclu Jean-Christophe Lagarde. Il est en ballottage très favorable dans la 5e circonscription de Seine-Saint-Denis.
09:47 Publié dans législatives 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : udf, modem, bayrou, législatives2007, campagne législative, politique
vendredi, 08 juin 2007
Le sympathisant UDF-Modem plus jeune et plus diplômé
Près d’un quart des personnes se disant proches du nouveau parti centriste ont moins de 30 ans. Elles n’étaient que 14 % chez les sympathisants UDF.
L’institut CSA a étudié et comparé le profil des sympathisants UDF et des sympathisants de la nouvelle formation centriste, le Mouvement démocrate.
Le résultat est plutôt encourageant pour François Bayrou : avant la création du MoDem, 7% des personnes interrogées se déclaraient proches de l’UDF alors qu’elles sont désormais 15% à se dire proches du nouveau parti. L’effet "présidentielle" est évident puisque François Bayrou avait rassemblé sur son nom 18,57% des suffrages. Quatre semaines après le premier tour, ses électeurs ne s’étaient pas éparpillés sur les autres formations. Le MoDem revendiquait lors de sa création, le 21 mai, 70 000 adhérents alors que l’UDF en comptait 31 000 au congrès de janvier 2006.
Dans le détail, le portrait-robot du sympathisant MoDem établi par l’institut CSA montre de nettes différences par rapport à l’ancien sympathisant UDF. Il est d’abord plus jeune : 24% des sondés se disant proches du MoDem ont moins de 30 ans (14% pour l’UDF) et 14% ont de 18 à 24 ans (9% pour l’UDF). 35 % sont âgés de 50 ans et plus contre 46% pour l’UDF. Le message distillé par François Bayrou tout au long de la campagne "a trouvé un écho chez des personnes pas encore structurées politiquement", explique Jean-Daniel Lévy, directeur adjoint du département opinion de CSA. Le leader centriste "prend autant à gauche qu’à droite et séduit surtout des personnes sans préférence partisane".
Conséquence de ce rajeunissement du centre, la proportion de diplômés chez les sympathisants MoDem est plus importante que chez les UDF. 17% des personnes se disant proches du MoDem ont un niveau supérieur à bac + 2 (9% pour l’UDF), 20% ont un niveau bac (12% pour l’UDF) et à peine 20% sont sans diplôme (33% pour l’UDF). 13% sont étudiants et 18% retraités (respectivement 8% et 28% pour l’UDF).
Données issues de sondages CSA-Cisco pour Le Bleu de Profession Politique réalisés par téléphone du 22 avril au 18 mai 2007. Échantillon national représentatif de 2008 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d’agglomération interrogées avant la création du MoDem. Échantillon national représentatif de 3010 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d’agglomération interrogées depuis la création du MoDem.
09:38 Publié dans législatives 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, sondages, udf, modem, législatives2007, campagne législative
mercredi, 06 juin 2007
François Bayrou défend le droit des citoyens au débat à l'Assemblée

A cinq jours d'un premier tour des législatives à haut risque pour son parti le Mouvement démocrate, François Bayrou a fermement défendu mardi soir le droit des citoyens de bénéficier d'un débat parlementaire. Le député béarnais était en meeting au gymnase Japy à Paris, entouré des 21 candidats parisiens du MoDem, à qui les sondages donnent peu de chances de l'emporter le 17 juin.
"Le devoir de débat, le droit pour les citoyens d'avoir un débat, c'est un des premiers droits de la démocratie", a lancé François Bayrou devant 1.500 personnes au gymnase Japy dans le XIe arrondissement de Paris. En meeting mardi soir, le député béarnais, prétendant à sa propre succession dans les Pyrénées-Atlantiques, était entouré des 21 candidats (douze femmes et neuf hommes) parisiens du MoDem, à qui les sondages donnent peu de chances de l'emporter le 17 juin. "On a le devoir de débattre et on ne peut pas le faire si l'Assemblée nationale appartient seulement au monopole d'un parti", a-t-il souligné, alors que les sondages prédisent une très large victoire de l'UMP aux législatives des 10 et 17 juin.
"Si le Parlement ne sert qu'à voter 'oui' (...), qu'à adopter sans contradiction, sans débat, les textes qui lui seront soumis (...), les citoyens perdront leur premier droit, celui d'être informés (...) de l'importance des choix qui vont être pris en leur nom", a encore plaidé le président du MoDem, pour qui une attitude indépendante servira aussi à "réhabiliter le Parlement de la République ". François Bayrou s'est démarqué du Parti socialiste. Il a affirmé qu'il détestait "l'opposition systématique au moins autant que l'adhésion systématique". "Ce que je n'aime pas c'est la mécanique et je vous propose de remplacer le vote mécanique par un vote réfléchi, indépendant, un vote libre par des députés qui font leur boulot de députés", a-t-il dit devant un public conquis.
Malgré sa victoire le 6 mai, "il n'est pas vrai que le programme de Nicolas Sarkozy ait été point par point avalisé par les électeurs", a fait remarquer François Bayrou. Et de donner en exemple la question de la dette, reléguée selon lui au second plan par le nouveau pouvoir. Autres sujets de débat nécessaire au Parlement, selon le fondateur du MoDem : le projet de franchises "qui rendront non remboursables une partie des dépenses de santé" et la réforme de la carte scolaire qui aura pour conséquence de "créer des établissements de troisième classe, où personne ne voudra aller". "Ce sont les plus faibles qui sont ciblés et les plus avantagés qui sont épargnés", a-t-il dénoncé.
Avant François Bayrou, plusieurs candidats ont pris la parole, à commencer par son ancienne directrice de campagne, Marielle de Sarnez, candidate dans le XIVe arrondissement. Pour la député européenne, "l'enjeu fondamental" de cette élection est celui de "la démocratie" et "du pluralisme, c'est-à-dire la reconnaissance des différents courants politiques et sensibilités au sein de notre Parlement". "La démocratie, ce sont des contre-pouvoirs", a-t-elle fait remarquer. "Voter orange, c'est voter pour la démocratie". Premier à prendre la parole, Olivier Pagès, ancien Vert aujourd'hui candidat du MoDem dans la 6e circonscription, a expliqué la raison de son engagement. "La voie ouverte par François Bayrou me paraît être la seule réponse pour une rénovation de la vie politique qui dépasse les vieux clivages, les idéologies d'hier", a-t-il dit. Une autre ancienne militante écologiste, Violette Baranda, et une ancienne du Parti radical, Fadila Mehal, ont elles aussi raconté leur chemin vers l'UDF-Mouvement démocrate, parti créé le 10 mai après la présidentielle où François Bayrou a recueilli 18,6% au premier tour.
Le chef d'orchestre Claire Gibault, candidate dans la 4e circonscription, a dit vivre la campagne des législatives "avec un bonheur extraordinaire". "Je suis fière d'être du côté de la fidélité et de la loyauté et ça, ça donne une énergie fantastique", a dit l'élue européenne sous les applaudissements, alors qu'une majorité de députés UDF sortants ont choisi de rallier Nicolas Sarkozy et de créer un parti, le Nouveau Centre.
09:46 Publié dans législatives 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, udf, modem, législatives2007, campagne législative, politique
lundi, 04 juin 2007
Bayrou plaide pour le pluralisme à l'Assemblée nationale
Bayrou plaide pour le "pluralisme à l'Assemblée nationale"
François Bayrou, leader du Mouvement démocrate (MoDem), a plaidé dimanche à Milizac près de Brest pour le "pluralisme à l'Assemblée nationale afin que les débats pour l'avenir puissent avoir lieu".
"Si un seul parti a 4/5è des sièges, il est impossible d'avoir des débats", a souligné M. Bayrou en référence à un sondage publié dimanche dans le JDD accordant entre 420 et 460 sièges à l'UMP.
"Qu'est-ce qu'on peut trouver de plus désespérant en démocratie que d'avoir un seul parti qui tienne tous les leviers de commande sans aucune exception et une majorité de 4/5 des sièges?", s'est interrogé M. Bayrou lors d'un entretien avec la presse.
Parmi les débats indispensables "pour que les Français puissent peser sur les décisions", M. Bayrou, venu soutenir les candidats du MoDem des 8 circonscriptions du Finistère, a cité le projet d'instauration d'une franchise en matière de sécurité sociale "qui conduira des familles (..) à ne pas appeler le médecin" sans pour autant permettre "de boucher le trou de la sécurité sociale".
Il a également critiqué la suppression de la carte scolaire qui aboutira à "trier les élèves selon les relations pour les uns, selon le dossier pour les autres" avec pour "conséquence mécanique" la création "d'établissements de 1ère classe, d'établissements de deuxième classe, et d'établissements de troisième classe".
M. Bayrou, qui ne veut pas d'élus "pour défendre le pouvoir face aux citoyens mais des élus qui sont là pour défendre les citoyens face au pouvoir" a indiqué qu'"au soir du premier tour nous verrons quelle est la meilleure solution pour obtenir le pluralisme à l'Assemblée nationale. Nous examinerons ça circonscription par circonscription", a-t-il dit.
10:02 Publié dans législatives 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : législatives2007, campagne législative, bayrou, udf, modem, politique
jeudi, 31 mai 2007
François Bayrou sur RTL
François Bayrou à l'émission L'Invité de RTL
Les Français ont besoin d’élus qui seront leurs avocats à l’Assemblée - 30.05.07

François Bayrou a insisté sur la nécessité d’avoir une Assemblée, pluraliste. Il faut, selon lui, qu’il y ait des députés indépendants du pouvoir qui défendent les Français et qui soient leurs avocats. François Bayrou a expliqué que le Mouvement démocrate sera ce courant politique différent de l’UMP et du PS, capable de soutenir le gouvernement ou de s’y opposer selon les textes présentés.
"Le grand enjeu de cette élection est qu’il puisse y avoir à l’Assemblée nationale, des députés d’un mouvement politique libre capables de dire 'oui' quand les choses vont dans le bon sens et 'non' quand elles sont mal inspirées" a déclaré François Bayrou, "Ces députés libres, c’est un besoin pour les citoyens français car c’est eux qui les représenteront, c’est eux qui les défendront et qui seront leurs avocats à l’Assemblée nationale". Pour que le débat puisse avoir lieu au Parlement, il faut, selon lui, plus de deux formations politiques. François Bayrou a pris l’exemple des déficits publics. Il a expliqué que le Mouvement Démocrate (MoDem) sera le seul courant politique à défendre la réduction de la dette : en effet, le gouvernement a annoncé qu’il mettait entre parenthèses la lutte contre les déficits et le Parti socialiste considère que l’endettement n’est pas important. Le MoDem considère au contraire que cela "est nuisible aux intérêts de la France " : ces décisions "vont fragiliser l’avenir national" a-t-il insisté. Il faut donc qu’il y ait des députés capables de monter à la tribune de l’Assemblée nationale pour le dénoncer : "On a besoin de pluralisme » a-t-il conclu, "et c’est ce pluralisme que nous portons ". Les dernières déclarations de Daniel Cohn-Bendit sur un PS dépassé ou le ralliement d'une des filles de Jack Lang au MoDem lui font dire qu’il existe une partie de la gauche, des écologistes, de la droite et du centre "qui a envie de bâtir cet espace politique nouveau"…
François Bayrou a reconnu que le combat des législatives n’était pas facile parce que la loi électorale est "absolument injuste" : "C'est une loi de représentation des majorités, ce n'est pas une loi de représentation équitable des Français". Il insiste : "C’est un mode de scrutin qui est fait pour laminer ce qui n'est pas les deux grands partis or, on a besoin de pluralisme" pour que les débats aient lieu à l’Assemblée nationale : il s’agit notamment "de réfléchir au nom des Français aux conséquences des décisions qui vont être prises". François Bayrou a pris l’exemple du projet de franchise pour le remboursement des soins qui va, selon lui, représenter un obstacle pour les ménages les moins favorisés. Il est également opposé à la suppression de la carte scolaire considérant que cette mesure va créer des établissements de premier choix, de second choix, de troisième choix… S’agissant de la déduction fiscale des intérêts d’emprunt promise par Nicolas Sarkozy, il craint que cela favorise l’augmentation du prix des logements… Interrogé sur la participation du chef de l’Etat à un meeting au Havre, François Bayrou considère que "le président de la République devrait être un signe de rassemblement et non un signe d’opposition d’un camp contre l’autre". Il doit être "un recours" pour tous les Français quelles que soient leurs opinions. Il a constaté que Nicolas Sarkozy avait choisi de se comporter en "chef de camp à la recherche d’une victoire électorale" qui lui est pourtant acquise.
09:25 Publié dans Bayrou 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, politique, udf, modem, législatives2007, campagne législative
lundi, 28 mai 2007
Les Français favorables à la proportionnelle
Près de six Français sur dix (58%) sont favorables au scrutin proportionnel pour les élections législatives afin que
"tous les partis soient représentés en fonction de leur poids dans l'électorat", selon un sondage Ifop pour "Metro", Acteurs publics et la chaîne LCP-AN.
Ils sont 41% à préférer le scrutin majoritaire "qui permet de dégager une majorité pour le pays", alors que 1% des sondés ne se prononcent pas.
10:09 Publié dans législatives 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sondages, législatives2007, campagne législative, scrutin proportionnel, scrutin majoritaire



