vendredi, 21 novembre 2008

Crédit: les TPE encore peu touchées

Les dirigeants de très petites entreprises (moins de 20 salariés) sont encore peu touchés par les restrictions d'accès au crédit (12%) mais 36% redoutent de la subir, selon le baromètre trimestriel Fiducial-IFOP.

"Alors que 78% des patrons de TPE saluent la réinjection de 22 milliards d'euros de financement des PME via les banques, ils ne sont que 44% à considérer que ces dernières accorderont plus facilement des prêts", souligne cette étude. Le moral des patrons de TPE dans leur propre activité continue par ailleurs de s'éroder, poursuit l'enquête. Ainsi, ils sont maintenant 53% à être pessimistes, "niveau rencontré une seule fois auparavant, en février 2003 quelques jours avant le déclenchement de la guerre en Irak".

lundi, 13 octobre 2008

Les DRH craignent une crise sociale

"Toutes les composantes d'une crise sociale risquent d'être présentes" dans les prochains mois, jugeait mardi la note de conjoncture sociale de l'association Entreprises et personnel, qui réunit plus de 150 responsables de ressources humaines et experts.

La note, baptisée "la déchirure", cite notamment la "faible adhésion au pouvoir", l'"absence d'alternative politique crédible", la "multiplication probable des situations personnelles difficiles et des frustrations", la "montée de la conflictualité dans nombre d'entreprises contraintes à la rigueur, voire aux réductions d'effectif" et la "contestation rampante" dans le secteur public.

Soulignant "une opinion publique inquiète et ambivalente" vis-à-vis des "réformes tous azimuts", la note de conjoncture, élaborée avec l'aide de Jean-Marie Pernot, chercheur à l'Institut de recherche économique et social (Ires), estime que "la crise qui ébranle l'économie et sidère l'opinion publique va dramatiser le climat social".

"La crise financière a déchiré le voile des illusions, et ce +septembre noir+ s'il annonce l'entrée probable dans la récession, ouvre aussi de manière certaine une nouvelle ère de l'économie mondiale", note l'association de DRH.

Le document exprime également sa "certitude" que "des craintes vont se manifester quant à la place du service public, de la part des fonctionnaires ou des citoyens", et que "la conflictualité va monter d'un cran dans les entreprises du fait de la rigueur salariale et des suppressions d'emploi".

Estimant que les "scénarios économiques les plus pessimistes" ne sont "plus invraisemblables", la note explique qu'ils auraient "rapidement des conséquences très négatives: appauvrissement de nombreux Français, montée sensible du chômage et difficulté des ménages modestes d'un côté, et impasse budgétaire privant le gouvernement des moyens financiers lui permettant d'agir de l'autre".

mardi, 30 septembre 2008

Crise: Il faut un réflexe de l'UE (Bayrou)

Le président du MoDem, invité ce matin de France-Info, a rejeté « l’Union nationale » promue par François Fillon. « Lorsqu’on veut une union, on invite tous les courants à la tables des négociations. Voilà la démarche minimale qui aurait dû être assumée », a regretté François Bayrou. « Il ne peut avoir d’union sans remise en cause de la politique économique suivie par Nicolas Sarkozy», a-t-il ajouté.



« Les fondamentaux de la politique du gouvernement sont profondément erronés, Matignon ne remet, ainsi, pas en cause les milliards du paquet fiscal qui profitent au monde de l’argent, dont les revenus sont plus élevés que le reste du pays et désormais à l’abri », a dénoncé le leader centriste. La crise actuelle, selon lui, démontre la faillite « du modèle économique Reagan-Thatcher avec lequel ont vécu les Etats-Unis et le monde anglo-saxon et sur lequel on a voulu que la France s’aligne », a estimé le député. « On n’inversera pas le chômage avec la tendance actuelle, si nous suivons le même modèle, nous allons finir dans l’impasse », a-t-il pronostiqué.



Pour tenter de circonscrire la crise, « il faut un reflexe européen pour mettre en place un régulateur unique », a martelé l’ancien candidat à l’Elysée. « Comment une solution peut-elle marcher lorsqu‘on a une monnaie unique et 27 pays qui décident chacun dans leur coin ? Les pays de la zone euro doivent travailler ensemble », a jugé François Bayrou. « La plus grosse lacune de Nicolas Sarkozy est de n’avoir organisé aucune démarche européenne concertée alors que la France est présidente de l’Union européenne », a-t-il condamné.