vendredi, 21 novembre 2008

Crédit: les TPE encore peu touchées

Les dirigeants de très petites entreprises (moins de 20 salariés) sont encore peu touchés par les restrictions d'accès au crédit (12%) mais 36% redoutent de la subir, selon le baromètre trimestriel Fiducial-IFOP.

"Alors que 78% des patrons de TPE saluent la réinjection de 22 milliards d'euros de financement des PME via les banques, ils ne sont que 44% à considérer que ces dernières accorderont plus facilement des prêts", souligne cette étude. Le moral des patrons de TPE dans leur propre activité continue par ailleurs de s'éroder, poursuit l'enquête. Ainsi, ils sont maintenant 53% à être pessimistes, "niveau rencontré une seule fois auparavant, en février 2003 quelques jours avant le déclenchement de la guerre en Irak".

lundi, 20 octobre 2008

5 millions d’euros pour les collectivités

Le premier ministre François Fillon a annoncé aujourd'hui une enveloppe de 5 milliards d'euros destinée au financement des collectivités territoriales, pour moitié octroyée par des prêts de la Caisse des dépôts et consignations et l'autre moitié par les banques.

jeudi, 16 octobre 2008

Feu vert du Parlement au plan bancaire

Le Parlement français a donné son feu vert définitif au plan d'urgence de 360 milliards d'euros de soutien aux banques françaises, par un vote du Sénat conforme à celui de l'Assemblée nationale la veille.

Le texte a été adopté au Sénat par 200 voix contre 29. Seule la majorité UMP et centriste ainsi que les radicaux ont voté pour. Le PS s'est abstenu tandis que le PCF et les Verts ont voté contre. La gauche a défendu en vain 25 amendements dont certains visaient à supprimer le bouclier fiscal ou à imposer des critères sociaux ou éthiques pour l'octroi des fonds garantis par l'Etat aux banques. Ils ont tous été rejetés.

mercredi, 15 octobre 2008

L'Assemblée adopte le plan de soutien financier

Les députés ont adopté ce soir par 224 voix contre 23 le plan de sauvetage des banques françaises présenté en urgence par le gouvernement, sans l'unanimité souhaitée par les responsables de la majorité.

Seuls l'UMP et le Nouveau centre ont approuvé ce "projet de loi de finances rectificative pour le financement de l'économie". Les socialistes se sont abstenus et les communistes ont voté contre.

Le texte, qui prévoit une garantie de l'Etat au refinancement et à la recapitalisation des banques dans une limite de 360 milliards d'euros, doit être examiné demain par les sénateurs pour une entrée en vigueur avant la fin de la semaine.

Le gouvernement avait exhorté la gauche à voter ce "texte historique". "Ce rassemblement serait un signe fort de notre volonté commune de sortir de la crise et de protéger les Français", a déclaré aux députés le Premier ministre François Fillon.


Il n'a pas été entendu. Après un long débat en réunion de groupe, les socialistes ont décidé de s'abstenir. "Pas question de s'opposer à un plan européen qui permet de sortir des premières tourmentes de la crise financière. Pas question non plus d'approuver la politique de Nicolas Sarkozy au plan économique", a expliqué François Hollande.

Le texte, que les sénateurs examineront mercredi après-midi, devrait être voté sans modification, permettant sa promulgation d'ici vendredi.

lundi, 13 octobre 2008

Les DRH craignent une crise sociale

"Toutes les composantes d'une crise sociale risquent d'être présentes" dans les prochains mois, jugeait mardi la note de conjoncture sociale de l'association Entreprises et personnel, qui réunit plus de 150 responsables de ressources humaines et experts.

La note, baptisée "la déchirure", cite notamment la "faible adhésion au pouvoir", l'"absence d'alternative politique crédible", la "multiplication probable des situations personnelles difficiles et des frustrations", la "montée de la conflictualité dans nombre d'entreprises contraintes à la rigueur, voire aux réductions d'effectif" et la "contestation rampante" dans le secteur public.

Soulignant "une opinion publique inquiète et ambivalente" vis-à-vis des "réformes tous azimuts", la note de conjoncture, élaborée avec l'aide de Jean-Marie Pernot, chercheur à l'Institut de recherche économique et social (Ires), estime que "la crise qui ébranle l'économie et sidère l'opinion publique va dramatiser le climat social".

"La crise financière a déchiré le voile des illusions, et ce +septembre noir+ s'il annonce l'entrée probable dans la récession, ouvre aussi de manière certaine une nouvelle ère de l'économie mondiale", note l'association de DRH.

Le document exprime également sa "certitude" que "des craintes vont se manifester quant à la place du service public, de la part des fonctionnaires ou des citoyens", et que "la conflictualité va monter d'un cran dans les entreprises du fait de la rigueur salariale et des suppressions d'emploi".

Estimant que les "scénarios économiques les plus pessimistes" ne sont "plus invraisemblables", la note explique qu'ils auraient "rapidement des conséquences très négatives: appauvrissement de nombreux Français, montée sensible du chômage et difficulté des ménages modestes d'un côté, et impasse budgétaire privant le gouvernement des moyens financiers lui permettant d'agir de l'autre".

jeudi, 09 octobre 2008

Une commission paritaire sur la crise

Une commission paritaire va être créée afin que sénateurs et députés puissent ensemble "travailler et réfléchir à ce qui pourrait être demain la sortie de crise", a annoncé le président du Sénat Gérard Larcher, au lendemain du débat parlementaire sur le sujet.

"Le président de l'Assemblée nationale (Bernard Accoyer) et moi-même allons prendre une initiative d'une commission paritaire Assemblée nationale-Sénat à la fois pour suivre cette crise mais aussi nous projeter dans ce qui devront être les éléments de sortie de crise", a-t-il déclaré sur France-2.

Les parlementaires pourront "contribuer par (leur) réflexion et (leurs) propositions, à ce qu'il y ait demain sans doute une unité de régulation dans le monde", a-t-il ajouté, car "une des causes de cette crise, c'est quand même vingt ans d'oubli, notamment aux Etats-Unis, d'un système de régulation qui existait depuis le New Deal".

mercredi, 01 octobre 2008

Crise financière : la gauche "exige" un débat

 

Le PS, le PCF, le PRG et le MRC ont "exigé" aujourd'hui du gouvernement "l'organisation d'un débat" à l'Assemblée et au Sénat sur la crise financière actuelle, à l'issue d'une réunion du Comité de liaison de la gauche.

Le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, la secrétaire nationale du Parti communiste Marie-George Buffet, le président du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet et le patron du Mouvement républicain et citoyen Jean-Pierre Chevènement étaient présents à cette rencontre au siège du PRG. Les Verts avaient décidé de ne pas y participer.

"Le débat a porté sur la gravité de la situation économique et sociale dans le contexte de la crise que traverse le monde et qui marque l'échec d'un système: celui de la finance dérégulée", ont indiqué les quatre partis dans un communiqué publié à l'issue de la réunion.

Ils "ont décidé d'exiger du gouvernement l'organisation d'un débat parlementaire dans chacune des deux assemblées", ajoute le texte.

Par ailleurs, les participants "ont confirmé l'organisation d'un forum public" le 21 octobre qui traitera notamment de "la crise financière et de ses conséquences".

mardi, 30 septembre 2008

Crise: Il faut un réflexe de l'UE (Bayrou)

Le président du MoDem, invité ce matin de France-Info, a rejeté « l’Union nationale » promue par François Fillon. « Lorsqu’on veut une union, on invite tous les courants à la tables des négociations. Voilà la démarche minimale qui aurait dû être assumée », a regretté François Bayrou. « Il ne peut avoir d’union sans remise en cause de la politique économique suivie par Nicolas Sarkozy», a-t-il ajouté.



« Les fondamentaux de la politique du gouvernement sont profondément erronés, Matignon ne remet, ainsi, pas en cause les milliards du paquet fiscal qui profitent au monde de l’argent, dont les revenus sont plus élevés que le reste du pays et désormais à l’abri », a dénoncé le leader centriste. La crise actuelle, selon lui, démontre la faillite « du modèle économique Reagan-Thatcher avec lequel ont vécu les Etats-Unis et le monde anglo-saxon et sur lequel on a voulu que la France s’aligne », a estimé le député. « On n’inversera pas le chômage avec la tendance actuelle, si nous suivons le même modèle, nous allons finir dans l’impasse », a-t-il pronostiqué.



Pour tenter de circonscrire la crise, « il faut un reflexe européen pour mettre en place un régulateur unique », a martelé l’ancien candidat à l’Elysée. « Comment une solution peut-elle marcher lorsqu‘on a une monnaie unique et 27 pays qui décident chacun dans leur coin ? Les pays de la zone euro doivent travailler ensemble », a jugé François Bayrou. « La plus grosse lacune de Nicolas Sarkozy est de n’avoir organisé aucune démarche européenne concertée alors que la France est présidente de l’Union européenne », a-t-il condamné.