mardi, 11 décembre 2007

ouverture de la session budgétaire au Conseil régional

Lundi 10 décembre 2007

 

Intervention de Monique RYO pour le Groupe UDF  

 

Monsieur le Président, mes Chers Collègues,

 

Comme je vous l’avais déjà dit l’année dernière, vous faites preuve Monsieur le Président, de constance et de fidélité à votre ligne politique :

 

 

 

Nous voilà face à des choix budgétaires sans grand changement et à un nouveau recours à la fiscalité ; ce dernier point étant la partie la plus inquiétante et la plus critiquable mais j’y reviendrai plus loin.

 

 

 

Permettez-moi d’ouvrir une parenthèse au sujet d’une recette à venir qui concerne les pénalités financières que devra nous verser la SNCF suite aux 10 jours de grève de novembre.

 

 

Je n’ai rien vu dans les documents que vous nous avez remis, ou j’ai mal vu et nous souhaiterions qu’une estimation de ces pénalités nous soit communiquée d’ici vendredi et bien sûr inscrite au budget.

 

 

 

 

 

Mes chers collègues, la feuille d’impôts des Picards va donc enregistrer une hausse que vous annoncez certes modérée mais qui sera néanmoins la quatrième consécutive.

 

 

 

Après la TIPP , la fiscalité directe !

 

 

 

Toutes ces hausses porteront un coup dur au pouvoir d’achat de nos concitoyens.

 

 

 

Et vous êtes, une fois de plus dans les Régions en totale contradiction avec vos amis socialistes de l’Assemblée nationale lorsqu’ils réclament la TIPP flottante alors que vous décidez d’utiliser le taux maximal autorisé pour cette même TIPP :

 

 

 

En fait vous êtes prêts à voter à Paris la diminution de vos ressources mais vous signez en Région la hausse de ces mêmes ressources.

 

 

 

Vous réclamez dans les couloirs de l’Assemblée nationale plus de pouvoir d’achat mais vous demandez en Région de voter les taxes qui l’amputeront.

 

 

 

Nous préférerions que vous misiez sur la croissance et non sur la hausse des taux pour accroître les ressources fiscales : car vous le savez bien, ces prélèvements, s’ils pèsent sur tous les Picards, pénalisent en premier chef les entreprises et le développement économique de notre Région.

 

 

 

Aujourd’hui la sagesse voudrait qu’au lieu d’augmenter les impôts, vous fassiez des choix clairs et hiérarchisiez les priorités retenues dans les différents schémas que nous avons votés et tout particulièrement celui du développement économique.

 

 

 

J’ai repris les chiffres d’évolution des budgets depuis 2005 et l’on peut constater que dans la partie dépenses, le développement économique est l’un des postes qui connaît la plus faible augmentation alors que vous voulez afficher une politique ambitieuse dans ce domaine.

 

 

 

 

Vous l’avez compris au-delà de la modération financière, nous souhaitons aussi réaffirmer nos priorités budgétaires et orienter des crédits en fonction de ce que nous considérons comme des faiblesses régionales.

 

 

 

 

 

C’est la raison pour laquelle nous vous ferons des propositions :

 

 

 

-         dans le domaine économique ;

 

 

 

-          dans celui de la santé car il ne suffit pas de dire que la Picardie est l’une des dernières régions pour l’espérance de vie, nous voulons que la santé devienne une véritable priorité régionale ;

 

 

 

-         Enfin la Picardie est un territoire géographiquement stratégique et son aménagement ne peut se faire sans inclure son voisinage français et européen. L’antenne bruxelloise est une très bonne chose ; encore faut-il que les moyens de l’ambition soient mis en œuvre.

 

 

 

Nous essaierons par nos propositions d’enrichir le projet régional que vous nous proposez et nous nous retrouverons vendredi.