mardi, 07 octobre 2008

Formation continue : la France peine

Une majorité de Français (58%) déclare ne jamais avoir suivi de formation continue, même s'ils sont 89% à juger "indispensable de se former tout au long de la vie", selon un sondage de l'institut d'études Infraforces pour la Chambre de commerce et d'Industrie de Paris (CCIP) publié aujourd'hui.

58% des personnes interrogées affirment ne pas avoir suivi de formation continue, contre 22% qui déclarent avoir suivi plusieurs formations, et 20% qui disent en avoir suivi une.

Une large majorité (78%) déclarent pourtant connaître la formation continue, et 83% des sondés estiment que tous les adultes peuvent bénéficier d'une formation continue, quel que soit leur âge ou leur situation professionnelle.

Pour 89% des personnes interrogées, "il est indispensable de se former tout au long de la vie et un seul diplôme ne suffit plus".

Pour 72% d'entre eux, "un diplôme de formation continue est aussi bien qu'un diplôme scolaire ou universitaire", et 80% estiment que "la formation permet d'obtenir un diplôme qu'on n'a pas pu avoir plus jeune".

Par ailleurs, plus de 60% des Français seraient prêts à suivre une formation sur leur temps personnel, et à en financer une partie.

Ils estiment à 72% que la formation continue sert d'abord à l'entreprise ("améliorer ses compétences au service de l'entreprise dans laquelle on travaille"), et en second (à 54%) au développement de sa culture générale et de ses connaissances.

vendredi, 29 août 2008

Légère hausse du chômage en juillet

Le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE en catégorie 1 a enregistré une nouvelle hausse mensuelle en juillet, augmentant très légèrement de 0,1% (+2.100) par rapport à juin, à 1,9 million demandeurs d'emploi, a annoncé aujourd'hui le ministère de l'Emploi.

Depuis le début de l'année, c'est la cinquième hausse mensuelle des inscriptions à l'ANPE, avec janvier (+0,7%), mars (+0,4%), mai (+0,3%) et juin (+0,2%), et la troisième hausse consécutive depuis le mois de mai.

Sur un an, la tendance à la baisse des inscriptions que l'on observait depuis 2005 s'est encore amenuisée, n'atteignant plus que -2,6% en juillet par rapport à juillet 2007.

mercredi, 30 avril 2008

Chômeurs:6/10 français pour sanctionner

Six Français sur dix approuveraient la proposition de Nicolas Sarkozy de "mise de place de sanctions pour les personnes refusant deux offres d'emploi correspondant à leur qualification" selon un sondage CSA publié aujourd'hui dans le Parisien/Aujourd'hui.

Interrogés au lendemain de l'intervention télévisée du chef de l'Etat du 24 avril, 61% des personnes interrogées se déclarent favorables à cette idée contre 33% qui y sont opposées (6% sans opinion).



 

jeudi, 15 novembre 2007

UE: ralentissement prévu de la croissance

 
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La Commission européenne attend un ralentissement de la croissance économique en zone euro et a baissé aujourd'hui sa prévision pour 2008, suite à la crise des marchés financiers et aux prix toujours plus élevés du pétrole.

Dans ses prévisions d'automne, la Commission a certes relevé légèrement sa prévision de croissance pour 2007 à 2,6%, contre 2,5% auparavant. En revanche, elle a revu en baisse son pronostic pour 2008 à 2,2% contre 2,5% auparavant, et donné une première prévision de croissance pour 2009 à 2,1%. "L'horizon s'est clairement assombri en raison des turbulences sur les marchés financiers cet été, du ralentissement américain et des prix toujours plus élevés du pétrole", a souligné le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, cité dans un communiqué.

"En conséquence, la croissance économique devient plus modérée et les risques pesant sur les perspectives ont clairement augmenté", a-t-il ajouté, soulignant néanmoins que "l'impact négatif devrait être limité", en raison de la forte croissance mondiale et des fondamentaux économiques solides.

La Commission européenne a maintenu sa prévision d'inflation inchangée pour 2007 à 2,0%, mais l'a en revanche relevée pour 2008 à 2,1%, contre 1,9% avant. Pour 2009, elle a donné une première prévision d'inflation de 2,0%.

mardi, 13 novembre 2007

Une majorité de Français juge mauvaise la politique économique

Une majorité relative de Français juge mauvaise la politique économique du gouvernement, pour la première fois depuis l'élection du président Nicolas Sarkozy, selon le baromètre mensuel de l'institut BVA pour BFM, The Phone House et Les Echos.

 

 

49% (+7) des personnes interrogées la jugent mauvaise (14% très mauvaise et 35% plutôt mauvaise), contre 46% (3% très bonne et 43% bonne). En deux mois, l'indice de popularité de la politique économique du gouvernement est passé de +8 à -3.

 

 

"La politique économique gouvernementale est pour la première fois impopulaire avant même que les mouvements sociaux n'aient réussi leur (éventuelle) coagulation", note BVA.

 

 

Selon l'institut, ces données reflètent non seulement une augmentation de l'insatisfaction des classes populaires mais surtout "le désaveu nouveau" des classes moyennes.

 

 

Largement favorables (57%) au gouvernement en septembre, une partie des professions intermédiaires ainsi que des cadres au revenu moyen-supérieur sont revenus sur leur position: 54% se disent désormais insatisfaits contre 40% favorables pour les premiers, tandis qu'il y a 58% de défavorables contre 41% parmi les seconds.

 

 

Les seules catégories à soutenir désormais la politique du gouvernement sont les cadres supérieurs (58% contre 40%) et les Français les plus riches (59% contre 36%).

 

 

Par ailleurs, plus de six Français sur 10 estiment que leur situation personnelle est restée inchangée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, alors que 32% considèrent même qu'elle s'est dégradée. Seuls 3% pensent qu'elle s'est améliorée.

 

 Ce sondage a été réalisé par téléphone les 9 et 10 novembre 2007 auprès d'un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus

 

jeudi, 06 septembre 2007

Le chiffre du jour



1,8 %
 C’est la nouvelle prévision de croissance de l’OCDE pour la France en 2007, soit 0,4 point de moins par rapport à son estimation précédente.

mercredi, 07 février 2007

Question d'actualité du député Stéphane Demilly

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Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)
L’avenir des sites industriels et des emplois français d’Airbus

 

Stéphane Demilly est revenu sur la crise qui frappe Airbus et sur le plan d’économies en préparation. Le député UDF a fait remarquer qu’Angela Merkel et son ministre de l’Economie se sont impliqués pour défendre la préservation des sites industriels allemands. Stéphane Demilly a demandé au Premier ministre quand le gouvernement allait annoncer sa détermination pour défendre à son tour les sites et les emplois en France. (06/02/07)

 

 

AIRBUS
Stéphane Demilly - 06.02.07

 

Monsieur le Premier ministre, Airbus, notre fleuron industriel européen, traverse une crise profonde, dont les salariés ne sont en rien responsables. Cette crise tient en effet à la parité entre l’euro et le dollar, et à d’importants retards de livraison de l’A 380. Un plan de rationalisation et d’économies, baptisé Power 8, est en préparation, et le 20 février, le président Gallois doit annoncer les mesures concrètes destinées notamment à économiser cinq milliards d’euros d’ici à 2010. À ce sujet, des rumeurs persistantes font état de la vente de sites industriels français et allemands. L’absence de démenti clair angoisse les salariés et suscite des réactions de nombreux responsables politiques, locaux et nationaux.

 

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel et son ministre de l’économie ont vivement réagi pour défendre les sites allemands et demandé à rencontrer au plus vite M. Gallois. Le gouvernement britannique, pour défendre son tissu industriel, a, quant à lui, menacé EADS de représailles commerciales… Même si je sais que vous suivez de près ce dossier, Monsieur le Premier ministre, les salariés ne comprennent pas le silence de l’État français, actionnaire d’EADS.

 

Aussi ma question est-elle simple : quand le Gouvernement annoncera-t-il sa détermination à préserver les sites et les emplois français au sein d’Airbus ?

 

M. François Loos, ministre délégué à l’industrie

L’avenir d’Airbus est depuis longtemps une préoccupation majeure du Gouvernement. Nous comprenons parfaitement les inquiétudes exprimées par les salariés qui se sont fortement mobilisés ce matin. Je m’entretiens souvent avec mon collègue de Robien du site de Meaulte dans votre département, Monsieur le député, et vous confirme que nous suivons avec la plus grande attention le plan qu’EADS est en train d’élaborer et qui devra respecter un triple objectif, équilibre des territoires, dialogue social mais aussi sauvegarde des intérêts industriels. Il convient notamment de garantir le lancement dans de bonnes conditions de l’A 380 et le démarrage du programme d’A 350 qui exige un véritable plan industriel.

 

S’agissant du site de Meaulte, il est encore trop tôt pour dire quelles décisions industrielles prendra Airbus mais le Gouvernement a reçu des engagements de l’entreprise concernant l’emploi et l’activité de ce site, dont le plan de charge est fourni pour les années à venir. Je fais confiance à la direction d’Airbus pour que les décisions prises le soient dans l’intérêt, à long terme de l’entreprise, des salariés et du territoire.