jeudi, 27 novembre 2008

Qui Sommes-nous?

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     Monique RYO Renaud BELLIERE France MATHIEU
GROUPE MOUVEMENT DEMOCRATE - NOUVEAU CENTRE

Notre groupe change de nom et devient ...

DU GROUPE UDF AU GROUPE MOUVEMENT DEMOCRATE – NOUVEAU CENTRE

 

 

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La famille centriste ne se divise pas sur les valeurs qui ont toujours été les siennes ; elle diverge simplement sur les différentes stratégies à mettre en place pour les mois qui viennent.

 

 

 

Tout ceci ne peut se faire que dans le respect des uns et des autres.

 

 

 

C’est pourquoi le Groupe UDF reste soudé et change de nom pour devenir le Groupe

 Mouvement Démocrate – Nouveau Centre afin de garantir le pluralisme des centres au sein de son unité.

 

 

 

 

 

Groupe Mouvement démocrate – Nouveau Centre

 

Monique Ryo, France Mathieu et Renaud Béllière

 

 

 

lundi, 03 novembre 2008

Agir en Picardie - novembre 2008 : tribune de notre groupe

TRIBUNE GROUPE MOUVEMENT DEMOCRATE – NOUVEAU CENTRE

 

 

Au-delà de la rentrée, la formation sous toutes ses formes et l’avenir des jeunes Picards doivent rester au centre de nos préoccupations.

 

Nous avons en France, l’un des meilleurs systèmes éducatifs au monde. Pourtant il laisse beaucoup trop de jeunes au bord de la route. En Picardie, le taux de sortie du système éducatif sans qualification est encore beaucoup trop important.

 

Cela malgré les efforts conjugués  des enseignants et des collectivités compétentes.

 

L’Etat n’a jamais pris en compte la spécificité de la Picardie et ses faiblesses. Depuis la loi de décentralisation, le Conseil régional a dû pallier ces carences, en s’engageant volontairement, parfois hors de ses compétences. Par exemple en matière d’enseignement supérieur, sous les mandatures de Charles Baur, effort relayé et consolidé ensuite par la majorité actuelle présidée par Claude Gewerc.

 

C’est un choix incontournable et la priorité.

 

Nous voulons offrir toutes leurs chances aux jeunes Picards. Nous soutenons les aides en direction des universités et des grandes écoles, car cela apporte à la jeunesse de notre région un enseignement de proximité et de qualité.

 

Nous soutenons les aides apportées aux jeunes chercheurs, aides que l’on souhaite voir revalorisées. La Picardie sera reconnue sur le plan national grâce aux pôles de compétitivité et le soutien à la recherche et à l’innovation. Clefs essentielles, nécessaires pour accompagner la compétitivité régionale et la création d’emplois.

 

Le Conseil régional a mis en œuvre plusieurs schémas visant à harmoniser et à renforcer les atouts de notre région, ceux-ci sont indissociables : enseignement supérieur, développement économique, formations,  aménagement du territoire.

 

Chaque territoire Picard doit pouvoir bénéficier de ces politiques et être irrigué de façon identique. Chaque fois que des décisions s’appliqueront et iront dans ce sens, nous serons là pour les soutenir.

 

 

   
 France MATHIEU 
 Mouvement démocrate 

vendredi, 24 octobre 2008

CONSEIL REGIONAL DE PICARDIE : SESSION DOB 2009

Session DOB 2009

 

Intervention de Monique RYO

Nouveau Centre

 

 

Monsieur le Président, Mes Chers Collègues

 

 

J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt et d’attention vos propos, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt et d’attention votre document et vos déclarations et j’en ai retenu trois choses :

 

La première : c’est l’autosatisfaction sans complexe dont vous faites preuve.

 

La deuxième : ce sont des orientations budgétaires dans la continuité des orientations budgétaires précédentes.

 

La troisième : c’est la pause fiscale que vous promettez après quatre années d’augmentation.

 

_______________

 

Votre autosatisfaction d’abord avec d’un coté les bons VOUS, et de l’autre les mauvais LES AUTRES ET EN PARTICULIER L’ETAT.

 

Page 14 : il y a plus de créations d’entreprise, c’est VOUS

 

Page 18 : les résultats aux examens sont en constante amélioration, c’est VOUS

 

Page 24 : le trafic TER croît, c’est VOUS

 

Alors que l’Etat asphyxie les collectivités en réduisant les dotations et les compensations.

 

En fait la même histoire continue, l’Etat n’aime pas les Régions et les Régions n’aiment pas l’Etat ; il est à espérer que la réflexion de fond et la future réforme des collectivités territoriales mettra fin à cette querelle.

 

Sans remettre en cause le dynamisme en terme de création d’entreprises de la Picardie et me réjouir d’un meilleur niveau des jeunes Picards en terme de formation, ces chiffres font partie d’une réussite générale sur tout le territoire national et la Picardie s’y intègre comme d’autres.

 

Réjouissons-nous donc ensemble avec tous nos partenaires institutionnels de faire bouger la Picardie.

 

 

 

La deuxième remarque ce sont des orientations budgétaires dans la continuité

 

Quoique…….

 

Après en 2007 un document intitulé « Pour l’éco Région solidaire » on est passé en 2008 à « l’éco Région en marche » pour arriver à l’installation de « l’éco Région solidaire » en 2009. De quoi se poser la question : est-ce un manque d’imagination pour trouver un titre ou simplement l’aveu que l’on tourne en rond depuis des années ?

 

En tous les cas, à l’étude de vos orientations l’on constate cette année encore que vos priorités recouvrent tous les domaines d’intervention que nous attribue la loi et que celles-ci sont parfaitement illisibles.

 

_______________

 

Alors en ce qui concerne vos propositions il y a des choses que je salue et d’autres qui appellent des critiques :

 

Je voudrais saluer votre volontarisme sur la formation et particulièrement sur l’apprentissage ; saluer vos efforts sur l’innovation et la recherche même si j’ai cherché vainement dans tous vos plans, schémas et agences : l’Agence Régionale d’Innovation dont on nous promettait la montée en puissance en 2008 et qui semble passée aux « oubliettes ».

 

En revanche, sur le plan économique vous manquez cruellement d’ambition alors que vous pointez du doigt la difficulté de la situation économique actuelle et à venir

 

par exemple :

 

Page 15 : vous nous promettez la création de la commission régionale d’évaluation des aides économiques, je vous rappelle que celle-ci a été créée à la demande de votre aile gauche il y a près de 18 mois. Mais je vous l’accorde, elle ne s’est quasiment jamais réunie.

 

Je ne vous parlerai pas de la refonte des aides économique tant promise, tant attendue qui accoucha d’une souris il y a quelques mois.

 

 

Monsieur le Président, cette session d’orientation avant le budget s’ouvre dans un contexte très particulier, vous l’avez rappelé.

 

Nous venons aujourd’hui de nous rendre vraiment compte que ce qui se passe de l’autre côté de la planète n’est pas sans conséquence dans la vie de nos concitoyens et donc les Picards.

 

C’est la raison pour laquelle nous devons élargir notre horizon, nous projeter au-delà de la Picardie et élaborer de nouvelles stratégies.

 

 

Enfin, vous avez annoncé au Courrier Picard que vous renonciez à augmenter les impôts. Après quatre années de hausses consécutives correspondant à 25 % d’augmentation, en ces temps difficiles pour le pouvoir d’achat, je salue votre décision.

 

En revanche je regrette que vous ayez profité de cette interview pour relayer les informations fausses du journal Capital concernant Saint-Quentin.

 

NON, Monsieur le Président, SAINT-QUENTIN n’est pas la ville qui a le plus augmenté ses impôts et les saint-quentinois le savent bien, eux qui nous ont réélus à plus de 60 %.

 

Alors que vos amis socialistes du Conseil Général augmentaient les impôts de 31 %, VOUS de 25 %, la Ville de SAINT-QUENTIN les augmentait de 10 %.

 

Le journal « CAPITAL » est soudain devenu un journal qui vous est cher, le numéro du mois de juin qui vous accusait vous et vos amis de dépenses pharaoniques fait-il aussi partie des préférés de votre table de nuit ?

 

 

Je terminerai, Monsieur le Président, sur l’annonce que vous avez faite concernant la mise en place d’un comité régional de financement.

 

Face à la crise, c’est unis bien sûr que nous devons agir. Votre initiative je l’approuve, mais j’espère que vous travaillerez en complémentarité avec ce qui se fera sûrement au niveau des Départements et ce qui est mis en place bien sur par OSEO et l’Etat.

 

 

 

CONSEIL REGIONAL DE PICARDIE : SESSION DOB 2009

Session DOB 2009

 

Intervention de France MATHIEU

Mouvement Démocrate

 

 

Vendredi 24 octobre 2008

 

 

 

Monsieur le Président,

 

 

 

Nous connaissons tous le principe d’un débat d’orientations budgétaires.

 

Les Elus débattent sur les grandes lignes de la politique régionale présentée par l’exécutif. Et c’est le document budgétaire qui porte à notre connaissance les crédits affectés.

 

En période normale, ça ne pose pas de problèmes. En revanche, en cette période de crise financière et économique telle que nous la traversons actuellement et qui hélas n’est pas terminée, cette pratique peut sembler hasardeuse et aléatoire puisque nos partenaires principaux sont l’Etat, l’Europe, les autres collectivités locales.

 

Dans le document page 47, l’accent est mis sur le désengagement de l’Etat et les transferts de compétences non compensées (en période normale…). Sans faire de catastrophisme, nous pouvons craindre des défaillances de la part de nos différents partenaires, et même si la Région Picardie est considérée par les banques comme un partenaire solide.

 

Nous ne sommes pas à l’abri de difficultés pour les emprunts à réaliser, car la situation, on le voit, peut évoluer très vite.

 

Nous souhaitons et espérons sincèrement pour les Picards, que la politique et les projets dans les domaines de compétences qui sont les nôtres, pourront être réalisés et pour certains d’entre eux ne resteront pas des vœux pieux…

 

Nous partageons l’inquiétude des entreprises et en général du monde du travail en cette période mouvementée, et sommes d’accord sur la création d’un comité régional de financement des entreprises  afin de les aider à passer le cap de la crise financière, et les accompagner à plus long terme. Nous serons très attentifs à son bon fonctionnement.

 

Enfin nous espérons que l’année 2009 verra la concrétisation des différents schémas et surtout la mise en œuvre effective de la réforme régionale des aides économiques.

jeudi, 25 septembre 2008

Tribune de notre Groupe dans l'édition de septembre d'Agir en Picardie

TRIBUNE GROUPE MOUVEMENT DEMOCRATE – NOUVEAU CENTRE

 

 

 

REFORME DES AIDES ECONOMIQUES REGIONALES ACCORDEES AUX ENTREPRISES

 

 

Le  27 juin dernier, les Conseillers régionaux ont délibéré sur la réforme des aides économiques régionales accordées aux entreprises.

 

Depuis le vote du SRDE, notre groupe n’a cessé de réclamer cette réforme tant attendue par tous les acteurs économiques et qui devait simplifier les démarches administratives pour améliorer l’efficacité du système.

 

Premier regret, le dynamisme insufflé par le SRDE derrière lequel les acteurs économiques se sont rangés unanimement  ne s’est pas transformé en dynamique pour le développement de notre Région.

 Et de même le retard pris dans la discussion et l’adoption de cette réforme économique de premier ordre n’ont pas contribué à redémarrer un quelconque dynamisme.

 

Que de temps perdu alors que l’économie picarde dépend très fortement de la conjoncture nationale et internationale et que les difficultés économiques s’assombrissent à nouveau.

 

Deuxième regret, à un peu plus d’un an des élections régionales, ce débat sur les aides économiques est apparu comme doublé d’une puissante communication électorale pour la majorité en place, particulièrement visible avec la parution d’un guide des aides régionales à l’attention des Picards dont les aides économiques restent par ailleurs celles de l’avant réforme…

 

Troisième regret, la simplification du système n’a pas été complètement retenue et parallèlement le nombre croissant de contraintes exigées aux entreprises ne va pas obligatoirement encourager les acteurs économiques dans leurs efforts pour tirer la Picardie vers le haut.

 

Il y a deux ans, en acceptant le SRDE, les acteurs économiques régionaux attendaient l’enclenchement d’un cercle vertueux. Aujourd’hui ils attendent encore mais cette fois-ci avec une certaine anxiété.

 

Il reste encore un peu de temps pour progresser sur la voie d’un développement économique efficace pour la Picardie. Pour cette raison, nous continuerons à nous manifester de manière constructive.

 

   
 Monique RYO 
 Nouveau Centre 

Présidente du Groupe Mouvement démocrate – Nouveau Centre

mardi, 03 juin 2008

TRIBUNE GROUPE MOUVEMENT DEMOCRATE – NOUVEAU CENTRE DANS L'EDITION DE JUIN D'AGIR EN PICARDIE

PAYS DE PICARDIE, REGION DE PICARDIE : POLITIQUE TERRITORIALE REGIONALE

 

  


  


La Région de Picardie, avec des hommes comme Pierre GUYARD et Charles BAUR, a été à la pointe de la constitution des territoires.

 


Basé sur le volontariat des élus locaux,  ce système pionnier apportait la souplesse et l’aide nécessaire au développement économique local et à l’aménagement de ces territoires.

 

 

La loi a peu à peu codifié les choses.

 

 

Aujourd’hui, si les décisions appartiennent toujours aux élus, les Pays intègrent la société civile au travers des Conseils de Développement. L’articulation entre élus et société civile diffère d’un Pays à l’autre. Et c’est donc de façon inégale que fonctionnent ces Pays.

 

 

Le Conseil Régional, au travers du Fonds Régional d’Appui aux Pays Picards (FRAPP) principalement (une ligne budgétaire affectée à chaque pays selon des critères identiques par la région), cofinance des projets locaux.
Ces projets doivent répondre aux objectifs que chaque Pays a retenu au travers de sa Charte de Pays, imaginée et signée par ses élus.

 


Il pourrait s’en révéler une faiblesse de lisibilité car les élus siégeant au Pays sont issus des Communautés de Communes dont les représentants ne sont pas directement élus, mais délégués par les Conseils Municipaux. L’information peut s’y perdre.

 

Le Conseil de Développement local a donc une importance certaine ; et aider son fonctionnement ne peut qu’être bénéfique à la bonne compréhension du Pays par les citoyens.

 


Il peut se révéler également une lourdeur du traitement des dossiers ainsi qu’un filtrage administratif  liés à l’organisation même du cheminement entre les élus du Pays et les élus régionaux. Relativement complexe, ce traitement des dossiers doit être rendu plus lisible pour les élus communaux pour encore plus d’efficacité pour nos territoires.    

 

  


 Renaud BELLIERE 


 Mouvement Démocrate 


Groupe Mouvement Démocrate – Nouveau Centre

 

mardi, 08 avril 2008

Tribune du Groupe dans l'édition d'avril d'Agir en picardie

TRIBUNE GROUPE MOUVEMENT DEMOCRATE – NOUVEAU CENTRE

 

 

 

UNE RICHESSE NATURELLE À FAIRE FRUCTIFIER

 

 

 

Au 1er janvier 2007, la population picarde est estimée à 1, 9 millions de Picards sur 63, 753 millions de français.

 

 

Ainsi, la Picardie bénéficie d’une démographie parmi les plus dynamiques de France et même d’Europe (14ième rang européen) :

 

 

-          la Picardie est la deuxième région (derrière les Pays de la Loire ) pour son taux de fécondité : 2,10 enfants par femme.

 

-          La population picarde est toujours plus jeune que la moyenne française : 27% des Picards ont moins de 20 ans (2ième région la plus jeune après le Nord-Pas de Calais)

 

-          La Picardie continue à croître au rythme d’environ 4000 habitants par an

 

 

Ressources humaines en abondance et population jeune : il s’agit d’une incroyable richesse dont il faut profiter !

 

 

L’enjeu est bien de faire de toute la population picarde une population à valeur ajoutée tournée vers l’économie de l’innovation et les nouvelles technologies pour engendrer la Picardie du 21ième siècle. A nous de ne pas décevoir l’immense espoir que ces jeunes éprouvent et qui aujourd’hui sont très inquiets pour leur avenir. Sachons donc nous appuyer sur la mise en œuvre des différents schémas pour répondre à leurs attentes.

 

 

Les compétences principales du Conseil Régional concernent la formation, l’aménagement du territoire, l’enseignement supérieur et la recherche, le développement économique. Elles sont donc un formidable levier pour atteindre cet objectif.

 

 

Cependant, à force d’empiler schémas et analyses sans donner une cohérence globale et une direction claire à l’ensemble, l’exécutif régional n’a pas su, ni pu insuffler une véritable dynamique au développement de notre région se contentant bien souvent d’amplifier quelques politiques déjà préexistantes sous une forme ou une autre et n’assumant pas toujours pleinement son rôle de chef de file et de région stratège pour les nouvelles politiques.

 

 

Faire émerger un véritable projet de développement pour la Picardie dans lequel les Picards seront partie prenante, fera ou ne fera pas que nous réussirons tous ensemble à aménager durablement la Picardie d’aujourd’hui et surtout celle de demain.

 

 

 

 

Groupe Mouvement démocrate – Nouveau Centre

 

mercredi, 05 mars 2008

L'intervention du groupe sur l'Agenda 21

AGENDA 21

 

 SESSION DU VENDREDI 29 FEVRIER 2008

 

 

 

 

Intervention de Renaud Béllière

 

 

 

 

 

 

La Région dispose avec les Pays du meilleur relais d’échange pour décliner le volet « externe » de l’agenda 21, partant du principe, incontestable en ce domaine, que l’exemple vient d’en haut.
Mais si l’exemple vient d’en haut, c’est bien des niveaux les plus élémentaires que dépendra ou non la réussite des démarches, mesures ou applications proposées et retenues.
Il y a nécessité d’affirmer notre volonté d’échanges avec les Pays.

 

Il y a nécessité absolue d’utiliser un langage commun et simple pour permettre une communication et surtout un échange entre tous les échelons, de la région au citoyen, en passant par les autres collectivités également engagées dans l’élaboration d’agendas 21.

 


Deux volets doivent composer un agenda 21 : le volet interne et le volet externe. Ils sont ici rebaptisés Région exemplaire et Région partenaire. Est-ce que ça ajoute à la compréhension ? S’ajoute un troisième volet : la stratégie régionale de développement durable avec 4 défis dont découlent 26 objectifs.
Il est donc impératif de bien comprendre ces objectifs qui deviendront les médias pour sensibiliser et faire comprendre la finalité, mais aussi les axes de la démarche.



 

 

De façon pratique, les 10 points permettant de qualifier un agenda 21 vont du très concret, je pense aux effets du changement climatique compréhensible pour chacun de nous à l’épanouissement de l’être humain ou la transversalité des approches qui sont de nature à en décourager plus d’un, car nous entrons dans des domaines conceptuels ou philosophiques.
Condenser le volet de la stratégie pour n’en retenir que l’essentiel et donner envie qu’on le lise me paraît le premier travail nécessaire pour que le citoyen, ou l’élu lambda dont je fais partie ait envie de comprendre et de relayer la démarche.


Il y a donc un passage de l’intention à la réalisation qui va être bien difficile si l’on ne veut pas laisser de côté beaucoup de bonnes volontés ou simplement décourager des acteurs de terrain qui privilégient l’action, le concret et l’efficacité.
En limitant le nombre de chantiers pour la mise en œuvre opérationnelle du développement durable en Picardie, le conseil régional permet certainement d’éviter un premier écueil.
Un sommet bas paraît toujours plus facile à atteindre qu’un sommet haut, et cette première escalade donne souvent le goût de continuer.

 

Voyons les 5 chantiers du volet externe :
Energie-climat, urbanisme et bâtiment durables sont des domaines très concrets.
Très concrets également les 3 autres axes : université et innovation, réseaux et échanges, et enfin  participer au développement durable de l’agriculture picarde, bien en phase avec le pôle de compétitivité.
On peut regretter que le canal Seine-Nord, l’aéroport et les agro-ressources soient si peu abordés, ne serait-ce que dans les pistes de réflexion, mais sans doute faut-il éviter un débat à l’issue incertaine entre les différentes composantes de votre majorité.

 

Nous restons en attente de savoir quels seront les moyens financiers qui seront mobilisés, mais il est vrai que nous n’en sommes, hélas serait on tenté de dire, qu’aux prémices, alors que les DOB annoncent cet agenda depuis 2005.


 

 

Le cadre méthodologique s’articule autour de 12 critères à cibler pour le développement durable en Picardie ; 12 critères reposant sur 4 piliers avec des grilles d’évaluation à 3 niveaux :
la mission d’évaluation et d’appui joliment baptisée EVEA aura intérêt à faire simple si elle veut être audible.
Il en va de l’avenir de cet agenda 21 et de sa compréhension par les partenaires qui devront s’engager dans cette même démarche.



 

 

La région doit être le guide. La majorité des autres collectivités ou partenaires sont en attente de notre expérimentation et de notre expertise future. Si vraiment nous voulons réinventer la Picardie , faisons simple et compréhensible car si les agendas 21 ont peine à se mettre en place, c’est en partie parce que personne n’y comprend rien, trouve la démarche très paperassière, dispendieuse en temps à passer et n’en mesure pas l’utilité.
La notion même de développement durable est confuse pour nombre d’entre nous, et les publicitaires en la mettant à « toutes les sauces » n’en améliorent pas non plus la compréhension.



 

 

A défaut de réinventer la Picardie , inventons un outil pratique et une communication simple et claire sur ce sujet. Pensez-vous que nous pourrions utilement conditionner des aides au respect de critères complexes et administrativement lourds à gérer ?

 

Rattrapons également le temps perdu, car je doute qu’à ce jour nous trouvions beaucoup de picards, beaucoup d’élus concernés par ce projet.
 

 

 

vendredi, 01 février 2008

Tribune du Groupe dans l'édition de février d'Agir en Picardie

 

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COOPERATIONS DECENTRALISEES A VALEUR ECONOMIQUE AJOUTEE

 

 

 

 

 

Bien trop souvent, nous percevons le développement des pays de l’Asie du sud-est dont celui de la Chine comme une menace grandissante sur nos économies. Le concept de « péril jaune » ne date pas d’aujourd’hui….Hier déjà, l’éveil du Japon et de la Corée du Sud était censé entièrement nous happer. Nous voyons bien, qu’en définitif, tel n’est pas le cas. Au contraire, les firmes automobiles japonaises et coréennes ont poussé les firmes européennes à plus d’innovation pour continuer à exceller jusqu’au symbole du mariage industriel entre Renault et Nissan.

 

Le phénomène des délocalisations vers la Chine apparaît désormais comme une fatalité. Néanmoins il peut-être dans bien des cas, enraillé : en effet, la Chine fournit la matière première, pas la technologie. Aussi nous faut-il jeter toutes nos forces sur le maintien de nos savoir-faire, considérés de qualité excellente, en gardant toujours une longueur d’avance en terme d’innovation puisque seule l’innovation projette à la pointe des marchés. Pour cela : capacité d’anticipation, priorité à l’investissement, au développement durable et à la qualification des personnels sont indispensables.

 

 

La Chine a un besoin grandissant de savoir-faire technologiques notamment en matière de développement durable. Or, si l’Europe possède un avantage compétitif sur l’Asie et l’Amérique du Nord, c’est bien en matière de technologies de développement durable. Par exemple pour les normes sur les émissions de CO2, le traitement des eaux de lavage ou la consommation énergétique. C’est pourquoi de plus en plus de Régions Françaises sont présentes en Chine.

 

Depuis l’été dernier, les Pays de la Loire , la Bretagne ou la Basse-Normandie sont les toutes dernières venues. Il existe d’ailleurs pas moins d’une cinquantaine de jumelages actifs ainsi qu’une douzaine de bureaux ou représentations de collectivités françaises sur le territoire chinois. Cette présence active peut donner rapidement des résultats concrets.

 

 

Parmi les nouvelles régions installées pour favoriser les échanges économiques, notons qu’une PME des Pays de la Loire a signé un contrat d’une ampleur inédite pour fournir les roulements à billes des éoliennes chinoises ; de même une entreprise toulousaine s’apprête à fournir des systèmes de géolocalisation aux pompiers chinois. Ainsi, la latitude des possibilités pour les collectivités régionales à travers la coopération décentralisée ne doit pas se limiter à la signature d’accords culturels.

 

 

 La Picardie qui investit dans le domaine des énergies vertes doit pouvoir aussi nouer des liens étroits en Chine et dans le reste de l’Asie du sud-est pour y apporter le savoir-faire de ses acteurs économiques. En mars 2007, la Picardie et la Thüringe ont décidé de faire évoluer leur partenariat culturel noué en 1994 en une alliance réorientée vers la coopération économique et scientifique notamment en matière de recherche dans le domaine des énergies renouvelables.

 

C’est un bon accord qui doit pouvoir donner rapidement des résultats concrets et servir de modèles à d’autres accords de coopération décentralisée.

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