lundi, 15 octobre 2007

Au Zénith, la gauche et Bayrou s'opposent aux tests ADN

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La gauche et le centriste François Bayrou se sont retrouvés côte à côte dimanche pour opposer les "principes" de la République et des "droits de l'Homme" aux tests ADN prévus pour les candidats au regroupement familial, lors d'un meeting-concert au Zénith à l'appel de SOS Racisme.

 

Co-organisé par les journaux Charlie Hebdo et Libération, le concert-meeting du Zénith, qui s'est ouvert peu après 18H30, avait pour unique mot d'ordre le "retrait" de l'amendement Mariani, du nom du député UMP Thierry Mariani, instaurant des tests ADN pour les candidats au regroupement familial.

 

Alors que ce texte suscite une vive polémique depuis plus d'un mois, créant même des remous dans la majorité et au sein du gouvernement, de nombreux responsables de gauche, dont François Hollande (PS), ont fait tribune commune avec François Bayrou (Modem) mais aussi avec le député UMP François Goulard.

 

 

Devant quelque 6.000 personnes, le numéro un socialiste a résumé les deux principaux griefs portés par tous les orateurs. "Cet amendement instaure une discrimination entre étrangers et Français et met la génétique là où elle n'a pas sa place", dans le droit de la famille, a-t-il protesté.

 

 

François Hollande n'a pas manqué de saluer à sa manière la présence à ses côtés de MM. Bayrou et Goulard, donnant à cette occasion sa version de l'"ouverture" vantée par Nicolas Sarkozy: "nous sommes pour l'ouverture chaque fois qu'il faut défendre les valeurs essentielles, les principes républicains".

 

 Très applaudi, le leader du Modem a également invoqué la France et son histoire pour fustiger un amendement même "édulcoré". En cas d'adoption, "il faudra que les parlementaires de toutes tendances saisissent le Conseil constitutionnel", a lancé M. Bayrou, alors que les socialistes ont promis d'engager cette procédure si besoin.

jeudi, 27 septembre 2007

Hollande et Bayrou se sont entretenus de la réforme constitutionnelle lors d'une 1ère rencontre

bcd95682674ff69e422eec589c5c07f2.jpgLes numéros un du PS et du MoDem François Hollande et François Bayrou s'en sont tenus aux institutions pour leur premier entretien officiel mercredi, se félicitant de convergences de vues mais se défendant de toute "manoeuvre" à l'approche des municipales.

 

A l'issue de ce rendez-vous inédit, qui s'est déroulé à huis clos à l'Assemblée nationale, les deux responsables politiques se sont exprimés séparément devant la presse. Ils ont précisé qu'ils avaient parlé "exclusivement" de la réforme constitutionnelle, que Nicolas Sarkozy veut faire voter avant mars 2008.

"Il n'y a pas de confusion politique, pas de débauchage, pas de racolage, nous sommes dans la clarté politique, ça change par rapport à d'autres", a lancé M. Hollande. M. Bayrou pour sa part a revendiqué la "liberté de parler à tout le monde" sans "jamais être dans la compromission ou la manoeuvre".

L'objectif de la réunion était de faire prendre conscience au chef de l'Etat de la possibilité d'un tir de barrage PS-MoDem, même si les troupes de M. Bayrou sont plutôt dégarnies au Parlement. "Le message que nous adressons à Nicolas Sarkozy, puisqu'il veut décider de tout y compris de la réforme des institutions, c'est qu'il n'y aura de réforme adoptée au Parlement que si les principes essentiels sont respectés", a lancé M. Hollande.

Il a souligné qu'"il y aura un enjeu" puisque "le président de la République et le gouvernement ne sont pas sûrs d'avoir la majorité des trois cinquièmes" nécessaire à l'adoption de la réforme constitutionnelle, et que la gauche n'est "pas sûre d'avoir la minorité des deux cinquièmes".

Se disant "prêt à discuter avec toutes les forces démocratiques" du pays, M. Bayrou, qui était à l'initiative de cet entretien, n'a pas exclu de revoir M. Hollande. Rien n'est prévu "pour l'instant, mais je n'écarte aucune rencontre avec qui que ce soit", a-t-il dit.

"Si nous pouvons, au-delà du Parti socialiste, nous retrouver largement rassemblés pour permettre des avancées démocratiques, il faut saisir cette occasion. Mais n'en tirez pas d'autres conclusions", a souligné de son côté M. Hollande.

Les deux hommes se sont dit d'accord sur plusieurs "principes essentiels" qui selon eux doivent figurer dans la réforme des institutions.

Ils ont cité la "nécessité d'une vraie séparation des pouvoirs", qu'il s'agisse de la justice ou des médias, du renforcement des droits du Parlement et des citoyens, et de l'introduction de la proportionnelle aux législatives, concernant "10% des sièges", pour les petits partis ayant obtenu plus de 5% des voix. M. Hollande a souligné que le PS est aussi "attaché" que le MoDem à la modification du mode de scrutin, même si elle ne l'avantage pas. "Nous la jugeons nécessaire, l'Assemblée nationale n'est pas représentative des forces politiques".

Toutefois, des divergences subsistent, en particulier sur le rôle du président de la République. Pour M. Bayrou, puisque "le président est élu au suffrage universel, il est normal qu'il définisse la politique suivie par son gouvernement". M. Hollande en revanche refuse d'aller vers un régime présidentiel.

Le numéro un socialiste s'oppose également à la possibilité pour le chef de l'Etat de s'exprimer devant le Parlement, comme le souhaite M. Sarkozy. Il "n'a pas besoin d'un lieu supplémentaire pour s'exprimer", a-t-il dit, alors que M. Bayrou disait que "ça ne (le) choque pas".

 

jeudi, 20 septembre 2007

Proportionnelle : Bayrou débat avec Hollande

François Bayrou a annoncé aujourd'hui qu'il parlerait avec le premier secrétaire du PS François Hollande, qu'il devrait rencontrer prochainement, de la nécessité d'une inclusion d'une dose de proportionnelle dans le mode de scrutin.


Le président du Modem avait demandé la semaine dernière à rencontrer François Hollande pour parler de la réforme des institutions, ce que le leader socialiste a accepté mercredi.


A Questions d'info (LCP, France-info, AFP), M. Bayrou a déclaré : "la trame de cette rencontre est extrêmement claire".


"Il ne peut y avoir de réforme des institutions sans les voix du PS ou celles de mon courant politique (...), il ne peut y avoir adoption de ce texte numériquement et politiquement si Nicolas Sarkozy ne réussit pas à trouver un accord plus large", a-t-il affirmé.