mercredi, 16 avril 2008
Jean Arthuis récuse "la théorie du complot"
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Le sénateur centriste Jean Arthuis, qui a récemment quitté le Mouvement Démocrate (MoDem), a récusé aujourd'hui la théorie d"un "complot" orchestré par l'Elysée contre François Bayrou, à la veille d'une réunion du bureau de l'UDF.
"Je récuse la théorie du complot, un peu facile et un peu pathétique", a déclaré M. Arthuis, interrogé par l'AFP.
"On ne peut pas être dans une logique totalitaire de purge permanente, avec des gens qui partent les uns après les autres", a protesté M. Arthuis, affirmant que "la plupart" des sénateurs centristes "ne se sentent plus membres du MoDem non plus".
Le président de la commission des finances du Sénat souhaite que l'UDF retrouve "une expression politique".
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lundi, 07 avril 2008
Jean Arthuis quitte le MoDem
Le sénateur de Mayenne Jean Arthuis, président de la Commission des Finances du Sénat, annonce sa décision de quitter le Mouvement démocrate (MoDem), aujourd'hui "inaudible", dans un entretien au Journal du Dimanche. "Je ne reviendrai pas sur ma décision. Je quitte le MoDem. Je n'y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi", dit-il.
Il estime qu'"aujourd'hui, le MoDem est inaudible. Il ne dit plus rien sur rien".
Le président du conseil général de Mayenne ne rejoint pas pour autant le Nouveau Centre, créé entre les deux tours de la présidentielle par les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy.
"Il n'en est pas question", dit-il. "Je n'irai pas au Nouveau Centre, pas plus qu'à l'UMP"
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jeudi, 13 septembre 2007
Interview de Jean Arthuis, sénateur udf
Le président du groupe UDF au Sénat invite François Bayrou à sortir d’une "vision messianique qui conduit à l’isolement".
Le Figaro : Irez vous au Forum démocrate à Seignosse ?
Jean ARTHUIS : Je ne me rendrai pas à Seignosse, parce que j’estime qu’il y a des préalables à régler concernant le devenir de notre famille politique. Au fil des années, elle s’est fragmentée, sous l’effet de forces centrifuges. En 2002, nous avons perdu la moitié de nos députés et de nos sénateurs. En 2007, la quasi-totalité de nos députés. Et le groupe sénatorial lui-même est traversé par la crise. Aujourd’hui, le centre est une mosaïque émiettée, difficile à identifier, totalement inaudible. Nous portons tous une part de responsabilité dans cette dérive et nous ne pourrons pas différer l’indispensable travail d’introspection. A quelques mois des municipales, des cantonales et des sénatoriales, il est urgent de clarifier nos positions, notre projet et notre stratégie. Faute de quoi, nous serions marginalisés et risquerions de disparaître.
Quelles sont, selon vous, les causes de cette situation ?
Il y a d’abord un problème de gouvernance. La gouvernance mise en pratique par François Bayrou est aux antipodes de la démocratie. On a assisté à une centralisation du pouvoir, à une dilution des responsabilités. Le poste de secrétaire général n’a pas été pourvu depuis le départ d’Anne-Marie Idrac en 2002 et le siège du parti s’est transformé en QG de la fédération de Paris. On ne gère pas un parti comme on anime une secte.
Qu’attendez-vous de François Bayrou ?
François Bayrou a fait une magnifique campagne présidentielle. Mais son score admirable ne l’exonère en aucune façon d’une autocritique. Il faut qu’il sorte de sa vision messianique qui nourrit les illusions et conduit à l’isolement. Le système électoral étant ce qu’il est, le second tour de la présidentielle et les législatives ont montré les limites de la stratégie d’indépendance.
Vous semblez sceptique sur la greffe avec le MoDem.
Je salue l’élan militant qui caractérise le MoDem et je souhaite que l’on accueille avec confiance et compréhension cette régénérescence militante. Mais j’exclue d’avoir à choisir entre l’UDF et le MoDem. Nous devons, ensemble, construire une force politique. Le socle, c’est l’UDF. J’attends que le parti reste unitaire et ne soit pas une addition de courants et de chapelles.
Que proposez-vous pour sortir l’UDF de cette crise que vous pointez ?
J’appelle tous les centristes, toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs sociales, libérales et européennes, à se rassembler au sein de l’UDF. Qu’il s’agisse de ceux qui sont partis en 2002, de ceux qui ont rejoint le Nouveau centre, des membres de l’UDF ou des nouveaux adhérents du MoDem. Je les invite à taire les soupçons et les rancœurs, à tirer un trait sur les querelles du passé. Nous avons le devoir de contribuer à la réussite de la France. Ayons l’ambition d’en être les acteurs vigilants et exigeants.
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