vendredi, 04 mai 2007
Les Députés UDF face au choix du second tour
Que feront les députés UDF le 6 mai ?
Ils sont à présent 21 députés UDF qui ont choisi de voter Nicolas Sarkozy plutôt que rester neutre. Mais le niveau d’engagement en faveur de l’UMP varie d’une personnalité à l’autre.
Ceux qui voteront Sarkozy (13) : Hervé Morin (Eure), président du groupe à l'Assemblée Nationale, François Sauvadet (Côte-d'Or), porte-parole de l'UDF, Charles de Courson (Marne), Maurice Leroy (Loir-et-Cher), Jean Dionis du Séjour (Lot-et-Garonne), Nicolas Perruchot (Loir-et-Cher), François Rochebloine (Loire), Jean-Pierre Abelin (Vienne), Jean-Luc Préel (Vendée), Rudy Salles (Alpes-Maritimes), Yvan Lachaud (Gard), Claude Leteurtre (Calvados) et Francis Vercamer (Nord) se sont contentés d’annoncer leur vote en faveur du candidat de l’UMP.
Ceux qui soutiennent le candidat UMP (8) : D’autres ont choisi de soutenir Nicolas Sarkozy et de participer à ses meetings. Il s’agit de Francis Hillmeyer (Haut-Rhin), Olivier Jardé (Somme), Stéphane Demilly (Somme), Michel Hunault (Loire-Atlantique), Pierre Albertini (Seine-Maritime) et Rodolphe Thomas (Calvados). Deux députés UDF, André Santini (Hauts-de-Seine) et Christian Blanc (Yvelines), soutiennent Nicolas Sarkozy depuis avant le premier tour.
Ceux qui voteront blanc (2) : Anne-Marie Comparini (Rhône) et Gilles Artigue (Loire) ont annoncé qu'ils voteront blanc.
Ceux qui n’ont pas affiché leur choix (5) : Il s’agit de Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis), Bernard Bosson (Haute-Savoie), Philippe Folliot (Tarn) et Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques). Enfin, Gérard Vignoble (Nord), a indiqué qu’il ne voterait "pas Nicolas Sarkozy" sans révéler son choix.
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François Bayrou confirme sa position pour le second tour
François Bayrou confirme qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy
Au lendemain du débat entre les finalistes de la présidentielle, François Bayrou, dont les 6,8 millions d'électeurs sont une des clés du second tour, a confirmé jeudi qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy.
Contrairement à la majorité des députés UDF, qui ont apporté leur soutien au candidat UMP, le leader centriste a confié au journal Le Monde: "je ne voterai pas pour Sarkozy".
M. Bayrou n'a pas précisé s'il voterait blanc ou Ségolène Royal, ou s'abstiendrait. Cela n'a pas empêché la candidate socialiste de se réjouir de ses propos, en estimant que "chacun a compris ce qu'il voulait dire".
"Ma décision est prise, si je suis élue, je travaillerai avec le centre en général et avec François Bayrou en particulier", a-t-elle ajouté.
La vice-présidente de l'UDF Marielle de Sarnez, qui a dirigé la campagne de M. Bayrou, a illico rétorqué: "François Bayrou a dit exactement ce qu'il pensait. S'il avait voulu aller plus loin, il se serait exprimé autrement".
Le président de l'UDF - qui a obtenu 18,57% des voix au premier tour de la présidentielle et dont les électeurs sont très courtisés - avait déjà laissé entendre qu'il ne voterait pas Sarkozy lors de sa conférence de presse du 25 avril, où il n'avait pas donné de consigne de vote.
A titre personnel, "je ne sais pas ce que je ferai, mais je commence à savoir ce que je ne ferai pas", avait-il déclaré, après s'être livré à une lourde charge contre le candidat UMP.
Il avait estimé que M. Sarkozy "va concentrer les pouvoirs comme ils ne l'ont jamais été" et jugé qu'il risquait "d'aggraver les déchirures du tissu social".
Ses critiques de la candidate socialiste, avec laquelle il avait accepté de débattre, avaient davantage porté sur son programme, notamment le reproche de "multiplier les interventions de l'Etat".
10:17 Publié dans Bayrou 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : udf, bayrou, politique, présidentielles2007, campagne présidentielle, parti démocrate, second tour
jeudi, 03 mai 2007
François Bayrou s'exprime aujourd'hui sur le second tour
François Bayrou s'exprimera jeudi sur le second tour
François Bayrou s'exprimera jeudi sur le second tour de la présidentielle mais ne dira pas forcément pour qui il votera, annonce l'élu UDF Jean-Marie Cavada.
"Peut-être m'exprimerai-je en fin d'après-midi après mon chef de file. C'est à lui de parler d'abord. Il fera une déclaration assez probablement", a déclaré Jean-Marie Cavada sur RMC et BFM-TV.
Le député européen a précisé qu'il n'était pas sûr que le candidat centriste arrivé troisième au premier tour dirait pour qui il voterait.
"Je suis incapable de vous le dire. Difficile à dire. J'en ai parlé hier matin encore longuement avec lui. Je n'ai pas réussi à savoir quel parti il prendrait si je puis dire", a déclaré Jean-Marie Cavada.
Le député européen Cavada a indiqué "tout à fait possible" qu'il n'exprime pas le même choix électoral que François Bayrou.
10:03 Publié dans Bayrou 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, udf, parti démocrate, politique, campagne présidentielle, présidentielles2007, débat présidentiel
jeudi, 26 avril 2007
Déclaration de François Bayrou à la Conférence de Presse du 25 avril
Déclaration de François Bayrou
Conférence de presse
25 avril 2007 - Paris
Mesdames, Messieurs,
Je n’ai à cet instant que deux sujets à l’esprit. Le premier sujet, c’est la France, que j’ai scrutée pendant ces mois de campagne électorale, que j’ai rencontrée en milliers de visages différents, la France qui s’inquiète, qui souffre, qui est déchirée, bien plus qu’elle ne l’a jamais été, et en même temps, la France riche de potentiel, riche de promesses, la France qui voudrait y croire.
Et j’ai à l’esprit aussi, et plus que tout, les quelque sept millions de Français qui m’ont donné leur confiance, qui ont mis leur espoir dans cette démarche nouvelle, faisant surgir d’un coup la troisième force politique française, la seule force nouvelle de notre pays. Les sept millions de Français et tous ceux qui ont eu à un moment ou à un autre l’envie de se joindre à eux, et parfois qui le regrettent. Cela fait un immense espoir.
Il y a désormais dans notre pays trois forces politiques, une à droite, une à gauche, et une au centre. Et c’est le centre qui est la force nouvelle.
Je veux vous parler de l’avenir.
La France a trois problèmes : nous sommes un pays à la démocratie malade ; nous sommes un pays au tissu social déchiré ; nous sommes un pays en manque de croissance.
Notre démocratie est malade de la confiscation du pouvoir, de l’incapacité à faire vivre le pluralisme, des difficultés de la presse, de l’absence de séparation des pouvoirs, y compris du pouvoir économique, de la connivence entre les mondes des affaires, médiatique et politique, de la crise de la justice. Le citoyen n’a pas l’impression d’y trouver sa place. La société civile y est méprisée.
Nous avons à reconstruire, depuis les fondations, notre démocratie.
Le tissu social est déchiré. Partout on croise de lourdes misères, personnes âgées aux ressources très faibles, travailleurs pauvres, difficultés de logement, partout la couleur de la peau, la consonance du nom, la religion, dressent les Français les uns contre les autres, partout le quartier où l’on vit, l’adresse postale, forment ghetto. Entre les policiers et les jeunes, entre les différents quartiers, entre personnes au travail et personnes au chômage ou aux minima sociaux, on se regarde du coin de l’œil, on s’épie, et on est prêts à s’affronter. L’école elle-même, le lieu même de l’égalité des chances, est en situation de doute et d’échec.
Nous avons à retisser notre société.
Nous sommes en panne de croissance. À ce sujet, on prend souvent l’effet pour la cause. Nombre de nos compatriotes par exemple considèrent que le chômage et la faiblesse du pouvoir d’achat sont des maux de notre pays. Ces maux sont des symptômes. Le mal c’est l’absence de croissance. Si nous avions de la croissance, nous aurions des emplois (beaucoup sont à libérer) et nous aurions du pouvoir d’achat à répartir. Beaucoup de nos compatriotes considèrent que l’immigration est la cause de nos maux. La situation de l’immigration est une conséquence. Un pays qui va bien sait intégrer, faire vivre ensemble. C’est l’emploi qui intègre. J’ai rencontré des milliers de jeunes Français d’ascendance immigrée. Ils m’ont tous dit une seule chose : donnez nous du travail et tout le reste s’arrangera ! Donnez nous du taf !
Ma conviction est celle-là : les trois maux de la France, ils doivent être soignés et réparés ensemble !
Or, parlons franchement : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, dans le face à face sempiternel de la droite sempiternelle et de la gauche sempiternelle, vont non pas réparer mais aggraver l’un ou l’autre de ces maux.
Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu’il a choisis d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d’avantage au plus riche.
Ségolène Royal paraît mieux intentionnée en matière de démocratie, encore que le parti socialiste n’ait rien fait quand il était au pouvoir pour corriger ces maux, plus attentive à l’égard du tissu social, mais son programme, multipliant les interventions de l’État, perpétuant l’illusion que c’est à l’État de s’occuper de tout, et qu’il peut s’occuper de tout, créant je ne sais combien de services publics, va exactement à l’encontre, en sens contraire, des orientations nécessaires pour rendre à notre pays et à son économie leur créativité et leur équilibre.
Les deux candidats ont de surcroît promis une augmentation absolument délirante des dépenses publiques, de l’ordre de 60 milliards d’euros chacun, dans un pays endetté comme le nôtre, l’un des deux ajoutant une baisse totalement improbable des prélèvements obligatoires dans une proportion que ni Reagan ni Mme Thatcher n’ont jamais approchée même en rêve.
Notre pays a un problème de démocratie, un problème de fracture sociale, un problème d’économie, un problème de dette. Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social, Ségolène Royal, par son programme, va aggraver durablement les problèmes de l’économie et l’un comme l’autre vont déséquilibrer le déficit et la dette.
De surcroît, par leur choix de l’affrontement camp contre camp, ils affaiblissent durablement la France.
Dans les deux cas, sauf correction forte que je n’aperçois pas, et dont je tiendrai compte si elles intervenaient, ce qui se prépare, après les belles promesses, c’est une nouvelle déception du pays, une impuissance, une paralysie.
Dans cette situation, je ne donnerai pas de consigne de vote. J’estime que les Français qui ont voté pour moi sont en conscience des citoyens libres de leur choix.
Je ne reviendrai pas en arrière sur notre chemin de liberté. Je ne cherche ni n’accepterai aucune soumission ou ralliement à l’un des deux camps.
Je veux au contraire garantir aux Français que quel que soit le vainqueur, ils trouveront pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l’action va dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens. Capable, autrement dit, de faire sortir la politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour défendre l’intérêt général.
Je serai le garant de cette indépendance et de la défense de l’intérêt général du peuple français.
Je suis un homme d’ouverture, ouvert à toute discussion de bonne foi. Ségolène Royal a proposé d’avoir avec moi un débat « public et ouvert ». J’accepte ce débat, sans arrière-pensées, par exemple à la télévision.
Nicolas Sarkozy n’a pas proposé le même débat, mais s’il le faisait je l’accepterais aussi.
Je n’ai aucun intérêt à défendre, mais si je peux servir l’intérêt des Français, et clarifier leur choix, je le ferai.
D’ores et déjà, pour changer définitivement la politique française, j’annonce la création d’un nouveau parti politique, le parti démocrate, qui présentera des candidats à toutes les élections à venir, et d’abord aux élections législatives, pour représenter les Français qui veulent une politique nouvelle, indépendante, libre de son expression et décidée à les défendre sans se laisser intimider par les menaces ou les tentations diverses liées au pouvoir.
Le parti démocrate proposera de refonder nos institutions pour que le mot démocratie trouve son sens en France. En particulier il saisira toutes les occasions d’imposer la séparation des pouvoirs, un vrai parlement, élu selon la justice, le réforme et l’impartialité de l’état, la création d’une démocratie sociale pour le XXI° siècle.
Il proposera de reformer le tissu social de notre pays, en pensant à tous ceux qui n’ont pas de voix pour les défendre. Il imposera l’égalité de traitement de tous les citoyens devant la loi. Il combattra la société de castes et défendra la mobilité sociale.
Il proposera de libérer les forces de création, éducation, recherche, entreprise, culture, et la croissance dans notre pays.
Il proposera de réconcilier les Français avec l’Europe et l’Europe avec la France. Cette réconciliation est nécessaire pour que s’édifie, au milieu des plus graves dangers, un monde de paix et de développement, fondé sur l’équilibre des droits et des devoirs entre les puissances de la planète. Le parti démocrate défendra l’idée que la responsabilité de la France et de l’Europe doit s’exercer en particulier dans le domaine de la lutte contre le réchauffement de la planète, de la défense de la biodiversité, et du développement du tiers-monde, particulièrement de l’Afrique.
Ce nouveau parti défendra la démocratie, comme portant des valeurs et un idéal, considérant que ce sont ces valeurs qui donnent leur sens à la vie des hommes et à la société qu’ils forment.
La France a un immense besoin de renouveau. La France a un immense besoin de changement positif, de changement équilibré. La France a besoin de trouver un nouvel équilibre, non pas l’équilibre de celui qui reste sur place, mais l’équilibre du marcheur qui progresse d’un pas sûr. C’est cet équilibre, cette recherche d’un avenir meilleur, qui nous rassemblera et qui nous ressemblera.
Nous avons devant nous un grand chemin parce que nous portons une grande espérance.
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mercredi, 25 avril 2007
Conférence de Presse de François Bayrou
Bayrou ne donnera "aucune consigne de vote"
Le candidat de l'UDF refuse de trancher entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, et annonce la naissance d'une nouvelle formation politique, le "Parti Démocrate".
Ardemment courtisé par Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, François Bayrou a repoussé messages téléphoniques et autres appels du pied. Lors d’une conférence de presse, le candidat de l’UDF a en effet décidé mercredi de ne "donner aucune consigne de vote" dans la perspective du second tour de l'élection présidentielle. Conséquence : ses 7 millions d'électeurs "sont en conscience des citoyens libres de leur choix". Lui-même avoue ne pas savoir "à l'heure qu'il est" pour qui il votera.
16:25 Publié dans Bayrou 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : udf, bayrou, présidentielles2007, campagne présidentielle, deuxième tour, parti démocrate, consigne de vote
mardi, 17 avril 2007
L'élan démocrate de François Bayrou
Bayrou annonce la création d'un parti démocrate après la présidentielle
François Bayrou a confirmé lundi à Lyon son intention de créer un parti démocrate après la présidentielle, qualifiant un tel courant de "chaînon manquant" de la politique en France et même en Europe.
Le candidat UDF a souligné lors d'un point de presse qu'"il y a trois grands courants dans le monde", les deux premiers étant "les courants conservateur et socialiste".
"Le troisième est le courant démocrate, qui manque en France et en Europe", a-t-il dit, avant de tenir une réunion publique au Palais des Sports.
"Je ne ménagerai pas mes efforts pour que ce courant d'équilibre puisse voir le jour", car "c'est le chaînon manquant", a dit M. Bayrou, réaffirmant croire en sa "qualification pour le second tour".
Interrogé sur le sens de ses déclarations le matin même sur France Inter, où il a exclu une alliance avec le PS avant le premier tour, M. Bayrou a précisé que sa position n'avait pas varié. "On est exactement sur la même ligne", a-t-il indiqué.
"Je veux réunir une majorité nouvelle pour la France ", qui "dépasse le vieux clivage droite-gauche" et réunisse des "sensibilités compatibles", qu'il s'agisse de "sociaux-démocrates" ou de membres de "la droite républicaine", a réaffirmé M. Bayrou, précisant que cette majorité nouvelle "ne résultera pas d'un accord d'appareils".
"Tout le monde peut vérifier que cette majorité nouvelle est devenue possible, puisque plusieurs personnalités se sont exprimées pour dire que nous devons travailler ensemble", a-t-il ajouté en référence aux anciens Premier ministre et ministres socialistes Michel Rocard, Bernard Kouchner et Claude Allègre.
"Des personnalités de la société civile" viendront à leur tour apporter leur soutien à cette démarche avant le premier tour, a affirmé M. Bayrou, qui était accompagné du ministre démissionnaire Azouz Begag.
"Je représente le vote utile, le seul pouvant dépasser Nicolas Sarkozy au second tour", a-t-il réaffirmé.
09:49 Publié dans Bayrou 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, udf, politique, campagne présidentielle, présidentielles 2007, parti démocrate, sociale-démocratie



