jeudi, 09 octobre 2008

Une commission paritaire sur la crise

Une commission paritaire va être créée afin que sénateurs et députés puissent ensemble "travailler et réfléchir à ce qui pourrait être demain la sortie de crise", a annoncé le président du Sénat Gérard Larcher, au lendemain du débat parlementaire sur le sujet.

"Le président de l'Assemblée nationale (Bernard Accoyer) et moi-même allons prendre une initiative d'une commission paritaire Assemblée nationale-Sénat à la fois pour suivre cette crise mais aussi nous projeter dans ce qui devront être les éléments de sortie de crise", a-t-il déclaré sur France-2.

Les parlementaires pourront "contribuer par (leur) réflexion et (leurs) propositions, à ce qu'il y ait demain sans doute une unité de régulation dans le monde", a-t-il ajouté, car "une des causes de cette crise, c'est quand même vingt ans d'oubli, notamment aux Etats-Unis, d'un système de régulation qui existait depuis le New Deal".

mercredi, 01 octobre 2008

Crise financière : la gauche "exige" un débat

 

Le PS, le PCF, le PRG et le MRC ont "exigé" aujourd'hui du gouvernement "l'organisation d'un débat" à l'Assemblée et au Sénat sur la crise financière actuelle, à l'issue d'une réunion du Comité de liaison de la gauche.

Le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, la secrétaire nationale du Parti communiste Marie-George Buffet, le président du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet et le patron du Mouvement républicain et citoyen Jean-Pierre Chevènement étaient présents à cette rencontre au siège du PRG. Les Verts avaient décidé de ne pas y participer.

"Le débat a porté sur la gravité de la situation économique et sociale dans le contexte de la crise que traverse le monde et qui marque l'échec d'un système: celui de la finance dérégulée", ont indiqué les quatre partis dans un communiqué publié à l'issue de la réunion.

Ils "ont décidé d'exiger du gouvernement l'organisation d'un débat parlementaire dans chacune des deux assemblées", ajoute le texte.

Par ailleurs, les participants "ont confirmé l'organisation d'un forum public" le 21 octobre qui traitera notamment de "la crise financière et de ses conséquences".

mardi, 30 septembre 2008

Crise: Il faut un réflexe de l'UE (Bayrou)

Le président du MoDem, invité ce matin de France-Info, a rejeté « l’Union nationale » promue par François Fillon. « Lorsqu’on veut une union, on invite tous les courants à la tables des négociations. Voilà la démarche minimale qui aurait dû être assumée », a regretté François Bayrou. « Il ne peut avoir d’union sans remise en cause de la politique économique suivie par Nicolas Sarkozy», a-t-il ajouté.



« Les fondamentaux de la politique du gouvernement sont profondément erronés, Matignon ne remet, ainsi, pas en cause les milliards du paquet fiscal qui profitent au monde de l’argent, dont les revenus sont plus élevés que le reste du pays et désormais à l’abri », a dénoncé le leader centriste. La crise actuelle, selon lui, démontre la faillite « du modèle économique Reagan-Thatcher avec lequel ont vécu les Etats-Unis et le monde anglo-saxon et sur lequel on a voulu que la France s’aligne », a estimé le député. « On n’inversera pas le chômage avec la tendance actuelle, si nous suivons le même modèle, nous allons finir dans l’impasse », a-t-il pronostiqué.



Pour tenter de circonscrire la crise, « il faut un reflexe européen pour mettre en place un régulateur unique », a martelé l’ancien candidat à l’Elysée. « Comment une solution peut-elle marcher lorsqu‘on a une monnaie unique et 27 pays qui décident chacun dans leur coin ? Les pays de la zone euro doivent travailler ensemble », a jugé François Bayrou. « La plus grosse lacune de Nicolas Sarkozy est de n’avoir organisé aucune démarche européenne concertée alors que la France est présidente de l’Union européenne », a-t-il condamné.

 

vendredi, 29 août 2008

Légère hausse du chômage en juillet

Le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE en catégorie 1 a enregistré une nouvelle hausse mensuelle en juillet, augmentant très légèrement de 0,1% (+2.100) par rapport à juin, à 1,9 million demandeurs d'emploi, a annoncé aujourd'hui le ministère de l'Emploi.

Depuis le début de l'année, c'est la cinquième hausse mensuelle des inscriptions à l'ANPE, avec janvier (+0,7%), mars (+0,4%), mai (+0,3%) et juin (+0,2%), et la troisième hausse consécutive depuis le mois de mai.

Sur un an, la tendance à la baisse des inscriptions que l'on observait depuis 2005 s'est encore amenuisée, n'atteignant plus que -2,6% en juillet par rapport à juillet 2007.

mercredi, 30 avril 2008

Chômeurs:6/10 français pour sanctionner

Six Français sur dix approuveraient la proposition de Nicolas Sarkozy de "mise de place de sanctions pour les personnes refusant deux offres d'emploi correspondant à leur qualification" selon un sondage CSA publié aujourd'hui dans le Parisien/Aujourd'hui.

Interrogés au lendemain de l'intervention télévisée du chef de l'Etat du 24 avril, 61% des personnes interrogées se déclarent favorables à cette idée contre 33% qui y sont opposées (6% sans opinion).



 

mercredi, 16 janvier 2008

L'euro propulse la France au 5e rang mondial

 

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 La force de l'euro et la faiblesse de la livre confèrent à l'économie française un poids supérieur à celle du Royaume-Uni.

 

La France redevient la cinquième puissance mondiale. Selon le Financial Times, son produit intérieur brut a dépassé celui du Royaume-Uni. Elle se classe donc derrière les Etats-Unis, le Japon, l'Allemagne et la Chine. Cette situation inédite depuis 1999 est due au décrochage de la livre.

 

 

Depuis novembre, la monnaie britannique a perdu 9% de sa valeur face à l'euro. Le Financial Times compare cette chute à la crise de la livre de 1992. Le Royaume-Uni était alors sorti du Système monétaire européen.

 

 

L'euro fort permet donc à la France de revenir au rang de cinquième puissance économique mondiale. Mais la place gagnée a été enlevée d'une courte tête. Selon les calculs du Financial Times, le PIB français dépasse celui du Royaume-Uni de seulement 71 millions d'euros.

 

 

En 2006, le PIB britannique s'élevait à 1.304 milliards de livres. Avec une livre à 1.47 euro alors, il équivalait à 1.916 milliards d'euros. Il était alors 6.7% supérieur aux 1.792 milliards d'euros de PIB français. Mais avec le taux de change actuel, selon lequel une livre vaut 1.32 euros, le PIB du Royaume-Uni ne pèse plus que 1.721 milliards d'euros, soit 4% de moins que celui de la France la même année.

 

 

La livre n'est pas la seule monnaie à céder du terrain face à l'euro. Le dollar s'est encore dévalorisé face à la monnaie unique. Vers 10h00 ce lundi, il fallait 1.4909 dollar pour acquérir un euro. Le billet vert s'érode avec la montée des risques sur la croissance et avec la perspective de nouvelles baisses de taux outre-Atlantique. Celles-ci peuvent soutenir l'activité des entreprises, notamment en facilitant l'investissement, mais elles diminuent le rendement de cette devise.

   

 

 

vendredi, 04 janvier 2008

Sondages - Entreprises : trop de pouvoir

Une majorité de l'opinion mondiale juge que les grandes entreprises ont trop d'influence sur les Etats, voire que celles-ci ont plus de pouvoir que les autorités politiques, selon un sondage Ipsos réalisé dans une vingtaine de pays.

Le sondage internet, réalisé auprès de 22.000 personnes vivant dans les principales économies du monde (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Japon, Canada...) ou les pays émergents (Russie, Brésil, Inde, Argentine, Turquie), hormis la Chine , dresse un portrait sévère de la mondialisation économique.

Ipsos précise avoir interrogé des personnes faisant partie d'une certaine élite dans leurs pays respectifs pour cette étude qui comporte une marge d'erreur de 3,1% dans chaque pays.

Quelque 74% des personnes sondées estiment que les grandes entreprises "ont trop d'influence" sur les décisions de leurs gouvernements respectifs, un taux qui atteint 85% en Argentine mais qui est au plus bas en Pologne et au Japon (57%).

jeudi, 15 novembre 2007

UE: ralentissement prévu de la croissance

 
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La Commission européenne attend un ralentissement de la croissance économique en zone euro et a baissé aujourd'hui sa prévision pour 2008, suite à la crise des marchés financiers et aux prix toujours plus élevés du pétrole.

Dans ses prévisions d'automne, la Commission a certes relevé légèrement sa prévision de croissance pour 2007 à 2,6%, contre 2,5% auparavant. En revanche, elle a revu en baisse son pronostic pour 2008 à 2,2% contre 2,5% auparavant, et donné une première prévision de croissance pour 2009 à 2,1%. "L'horizon s'est clairement assombri en raison des turbulences sur les marchés financiers cet été, du ralentissement américain et des prix toujours plus élevés du pétrole", a souligné le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, cité dans un communiqué.

"En conséquence, la croissance économique devient plus modérée et les risques pesant sur les perspectives ont clairement augmenté", a-t-il ajouté, soulignant néanmoins que "l'impact négatif devrait être limité", en raison de la forte croissance mondiale et des fondamentaux économiques solides.

La Commission européenne a maintenu sa prévision d'inflation inchangée pour 2007 à 2,0%, mais l'a en revanche relevée pour 2008 à 2,1%, contre 1,9% avant. Pour 2009, elle a donné une première prévision d'inflation de 2,0%.

mardi, 13 novembre 2007

Une majorité de Français juge mauvaise la politique économique

Une majorité relative de Français juge mauvaise la politique économique du gouvernement, pour la première fois depuis l'élection du président Nicolas Sarkozy, selon le baromètre mensuel de l'institut BVA pour BFM, The Phone House et Les Echos.

 

 

49% (+7) des personnes interrogées la jugent mauvaise (14% très mauvaise et 35% plutôt mauvaise), contre 46% (3% très bonne et 43% bonne). En deux mois, l'indice de popularité de la politique économique du gouvernement est passé de +8 à -3.

 

 

"La politique économique gouvernementale est pour la première fois impopulaire avant même que les mouvements sociaux n'aient réussi leur (éventuelle) coagulation", note BVA.

 

 

Selon l'institut, ces données reflètent non seulement une augmentation de l'insatisfaction des classes populaires mais surtout "le désaveu nouveau" des classes moyennes.

 

 

Largement favorables (57%) au gouvernement en septembre, une partie des professions intermédiaires ainsi que des cadres au revenu moyen-supérieur sont revenus sur leur position: 54% se disent désormais insatisfaits contre 40% favorables pour les premiers, tandis qu'il y a 58% de défavorables contre 41% parmi les seconds.

 

 

Les seules catégories à soutenir désormais la politique du gouvernement sont les cadres supérieurs (58% contre 40%) et les Français les plus riches (59% contre 36%).

 

 

Par ailleurs, plus de six Français sur 10 estiment que leur situation personnelle est restée inchangée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, alors que 32% considèrent même qu'elle s'est dégradée. Seuls 3% pensent qu'elle s'est améliorée.

 

 Ce sondage a été réalisé par téléphone les 9 et 10 novembre 2007 auprès d'un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus