mardi, 14 octobre 2008
Intervention lors de la session du vendredi 10 octobre
REFORME DE LA POLITIQUE EN FAVEUR DES PAYS DE PICARDIE
1°) Si l’on peut être d’accord sur la nécessité d’adapter et de faire progresser cette politique territoriale.
Je me pose des questions quant à la véritable volonté du Conseil Régional de coller aux réalités des Pays et je me demande si vous n’êtes pas en train de recréer au niveau régional le centralisme parisien tant combattu !
Exemple : les moyens page 2
« Les territoires identifieront clairement l’ensemble des contributions régionales à leurs politiques. Elle permettra un pilotage partagé et lisible de l’action régionale sur les territoires ».
Est-ce à dire que les pays sont au service de la région ?
La volonté est-elle de laisser les pays libres de leur développement ou au contraire de leur demander de porter les orientations régionales ?
2°) Une autre remarque qui va un peu dans le même sens concernant la gouvernance ; sans aller jusqu’à ce que préconise le CESR dans son rapport.
Page 10 : c'est-à-dire que la « programmation FRAPP soit soumise à la consultation obligatoire du conseil de développement ».
Vous semblez vouloir faire évoluer la gouvernance sans vraiment indiquer jusqu’où et comment.
Je voudrais là préciser que chaque pays est différent, qu’il me semble bien difficile de calquer une méthodologie ou une gouvernance type pour tous.
Pour le pays du Saint-Quentinois, nous devons nous entendre à 5 EPCI et 126 communes ; c’est déjà un travail important et difficile.
Soumettre le travail de ces élus, dûment mandatés par leurs concitoyens dans les urnes aux conseils de développement, constitués de façon aléatoire, me semble faire peu de cas de la légitimité démocratique.
Les conseils de développement doivent travailler en amont ou en parallèle pour aider à la décision les élus.
Les pays sont avant tout une instance de concertation et de réflexion.
3°) Vous nous proposez une fois de plus de remettre la déclinaison opérationnelle pour la période 2009-2011 à une prochaine commission permanente.
Il faut espérer que ce sera avant 2011 et évitera ainsi les problèmes de retard que nous avons pu rencontrer sur la précédente programmation.
Je rappellerai que celle-ci avait été travaillée sur les territoires mais qu’elle n’a jamais été présentée pour validation.
Les territoires travaillent aujourd’hui sur cette nouvelle programmation, il est donc impératif qu’ils aient les informations rapidement.
1er janvier 2009 au 31 décembre 2011 :
Pour commencer les opérations dès le début de l’année, c’est avant décembre 2008 que vous devriez nous proposer cette délibération !
Intervention lors de la session du vendredi 10 octobre
Intervention de Monique RYO
Canal Seine -Nord Europe
Je voudrais tout d’abord rappeler que la réalisation de cette jonction de 106 Km passant par la Somme et reliant le bassin Parisien et le Nord Pas de Calais et au-delà le Benelux et les 20 000 Km de réseau fluvial Européen, c’est le fruit de nombreuses années de combat.
De nombreux élus, au 1er rang desquels Stéphane DEMILLY travaillent depuis des années pour cette réalisation et pour son passage par Péronne et Nesle, je connais d’autant ce dossier qu’il y a encore 15 ans je me battais pour le passage par Saint-Quentin qui était alors une solution évoquée.
Le Canal, ce n’est donc pas le fruit du hasard et il convient donc de ne pas se comporter comme si c’était le cas et donner l’impression que nos esprits n’y sont pas bien préparés…
Un aménagement comme celui-là symbole de toutes les valeurs développées dans le grenelle de l’environnement est une opportunité exceptionnelle pour l’économie, le tourisme et l’image de notre Région, mais la transformation de cette opportunité en richesses passe, au-delà de la prise de conscience de la chance à saisir : elle passe par une attitude pro active et non attentiste.
« L’expérience est un bien précieux, elle nous permet de reconnaître une erreur dès que nous la faisons ». Cette phrase cynique a pour objet de faire réagir ceux qui n’ont pas de mémoire.
Rappelons nous l’autoroute A1 dont le début des travaux remonte à 1954 à LILLE pour s’achever en 1965 à Paris.
Il nous a fallu plus de 40 ans, certes poussé par la gare TGV, pour comprendre qu’il n’y avait ici en Picardie une opportunité unique d’aménagement d’un espace économique.
Allons nous attendre aussi 40 ans pour comprendre que le Canal Seine Nord est la nouvelle colonne vertébrale géographique de notre Région et qu’elle représente une chance historique ?
Certes, le bouclage financier d’un tel investissement est un exercice périlleux et les négociations financières avec les collectivités, et notamment avec la nôtre, sont naturellement tendues.
Mais, par les temps qui courent… où l’argent est particulièrement rare, à un moment où la volonté de faire des économies publiques pour ne pas plomber honteusement les générations futures est un sujet quotidien de préoccupation, obtenir un projet d’une telle ampleur dans un contexte aussi difficile devrait décupler notre motivation et notre enthousiasme !!!!
Et pourtant, force est de constater, Monsieur le Président, que c’est plutôt le « silence radio » de la part de ceux qui ont en charge l’aménagement du territoire, c’est à dire le Conseil Régional…
Dans le SRADDT (Schéma Régional d’Aménagement du Territoire) rappelez vous, on en parle à peine…
Dans les séminaires de travail consacrés au Canal, l’exécutif régional picard brille par son absence alors que les élus de la région Nord Pas de Calais, eux sont présents !
Monsieur le Président, il est urgent de passer du statut de spectateur grognon à celui d’acteur !
Il faut créer, sous l’impulsion du Conseil Régional, une cellule de travail spécifiquement dédiée à ce projet en y associant naturellement les acteurs locaux qui seuls ne peuvent affronter un tel projet et en décliner les ambitions légitimes.
Je crains que si nous ne prenons pas le taureau par les cornes, nous finissions par regarder passer les barges et que nous subissions les décisions unilatérales de VNF et des futures concessionnaires du canal.
Alors bien sûr je vous dis OUI à un plafonnement du montant global.
Je dis OUI à la prise en compte du coût des financements au raccordement multimodal.
OUI, à une convention de partenariat spécifique pour le développement des plateformes.
Mais, Monsieur le Président
MOBILISEZ-VOUS
MOBILISEZ NOUS au-delà des clivages inhérents à la vie démocratiques pour que la Picardie gagne, pour que la Picardie soit au cœur de l’action et que pour que les Picards ne fassent pas que payer.
mardi, 29 avril 2008
Session du Conseil Régional reportée pour cause de perturbation...
Maxime Gremetz...
Le député de la Somme et conseiller régional Maxime Gremetz perturbe régulièrement les séances du conseil régional de Picardie.
On sait sa difficulté à se contenir et se bien conduire (certains se rappellent son irruption au volant d'une voiture dans un lieu rempli de public). Mais il avait à l'époque obtenu l'absolution du président Chirac.
Chacun se souvient au conseil régional de ses réactions ... étonnantes. La fois par exemple où il faisait mine de prendre chaque conseiller en photo avec un appareil numérique ... éteint. Pourquoi ? Le sait-il lui-même ?
Vendredi dernier, se faisant défenseur d'une personne en mal de papiers et gréviste de la faim (après lecture des explications, cette personne se dit victime d'un internement abusif et d'un complot monté par les rectorats d'Amiens et de Versailles, des juges, un huissier, et l'éducation nationale avec la complicité de la poste ... et réclame 900.000 € - laissons la justice trancher), il a empêché la tenue de la session.
Session reportée ce matin. Faute de quorum : nouveau report. Et que de carburant dépensé en pure perte par ceux qui avaient pu se rendre libre pour venir à Amiens !
Maxime Gremetz s'est alors laissé aller à des propos inacceptables qui ont fait réagir certains de ces ex amis.
Allant jusqu'à vouloir physiquement impressionner ses interlocuteurs.
Toujours est-il que Gilles Seguin a fini allongé.
Sans pour cela que Maxime Gremetz en paraisse ému.
Préférant répéter tel un enfant : "je ne sortirai pas, personne ne me fera sortir" en réponse à la ferme invitation du président qui n'avait d'autre solution que de constater le trouble à l'ordre public.
Maxime Gremetz nous fait perdre du temps et empêche le déroulement serein des débats, ainsi que la bonne marche de l'institution. Pour des motifs divers et variés mais très souvent à cent lieues des sujets entrant dans la compétence du conseil régional.
Ah qu'il est loin ce temps où la gauche unie remportait les élections régionales.
Vous me direz, à gauche, les différentes composantes se retrouvent toujours au moment de l'élection ... et les électeurs essaient à chaque fois d'y croire
Renaud Béllière
12:01 Publié dans interventions en commissions et en sessions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, conseil régional de picardie, picardie, renaud béllière, maxime gremetz, session, modem



