mardi, 01 avril 2008

UE/Irlande: référendum début juin

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Le référendum sur le Traité de Lisbonne que l'Irlande sera le seul pays européen à organiser devrait avoir lieu "dans la deuxième semaine de juin", a indiqué aujourd'hui le premier ministre Bertie Ahern.



"Le gouvernement a plus ou moins trouvé un accord sur la date. La question porte vraiment sur le jour de la semaine. Nous parlons de la deuxième semaine de juin", a indiqué le premier ministre au Parlement.



Le gouvernement a publié la semaine dernière la proposition de loi référendaire. Le texte doit être discuté par le Parlement après l'interruption des congés de Pâques, moment où doit être fixée la date du vote.



Le dernier sondage, publié début mars, crédite le "oui" de 46% des intentions de vote, contre 23% pour le "non". Parmi le millier de sondés, 31% ne se prononcent pas encore, selon une enquête d'opinion réalisée fin février.

 

jeudi, 14 février 2008

La France a ratifié le traité de Lisbonne

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La France a officiellement ratifié le traité européen de Lisbonne, avec la publication, aujourd'hui au Journal officiel, de la ratification portant la signature du chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.



La France est ainsi le premier pays fondateur de l'Union européenne à donner son accord au traité, 21 mois après le non des Français qui avaient rejeté le projet de Constitution de l'UE.



Elle est le cinquième pays européen à dire oui, après la Hongrie , la Slovénie , Malte et la Roumanie.



Le Parlement français avait donné son feu vert en adoptant, dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 février, le projet de loi autorisant l'exécutif à ratifier le texte.



Le nouveau traité n'est plus officiellement une Constitution, abandonne les symboles de l'Union (hymne, drapeau, devise) et la référence à l'objectif économique de "concurrence libre et non faussée".



Il prévoit des avancées institutionnelles, comme un président du Conseil européen élu pour un mandat de deux et demi renouvelable

mercredi, 06 février 2008

UE/Bayrou: " oui, sans enthousiasme"

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Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, a affirmé qu'il voterait "oui, sans enthousiasme" au traité européen de Lisbonne avant le vote préalable du Congrès sur la révision de la Constitution.


"Je vais voter oui sans enthousiasme. On aurait voulu que cela soit un grand pas en avant pour l'Europe. C'est très loin de cette ambition", a déclaré M. Bayrou à la presse dans les couloirs du Château de Versailles avant la réunion des députés et des sénateurs en Congrès.



"Mais on a tellement besoin d'Europe que, si on peut la débloquer, cela sera mieux que rien", a ajouté l'ex-candidat à l'élection présidentielle.

vendredi, 19 octobre 2007

Les Vingt-Sept approuvent le traité de Lisbonne

b6a4664ea3d366625cd8edf6fd8f4a49.jpgLes vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, réunis à Lisbonne, sont parvenus à un accord, dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 octobre, sur un nouveau traité destiné à améliorer le fonctionnement de leurs institutions.

 

 

 

Ils sont venus à bout des ultimes résistances de plusieurs Etats membres, au prix de laborieuses tractations révélatrices de leurs difficultés à faire prévaloir l'intérêt européen sur leur agenda national.

 

 

 

Ce traité, qui réforme les traités antérieurs pour rendre l'Europe plus gouvernable, est le premier à avoir été négocié depuis que l'Europe, élargie en 2004 et 2007 aux pays d'Europe centrale, aux pays Baltes, à Malte et à Chypre, a atteint sa nouvelle dimension continentale.

 

 

 

 

 

La mise en œuvre du traité adopté vendredi 19 octobre par les chefs d'Etat et de gouvernement doit encore passer par de nombreuses étapes.

Signature. Le 13 décembre à Lisbonne. Ratification. Elle sera organisée dans chaque Etat, au cours de l'année 2008, par la voie parlementaire ou référendum.

L'accord de tous les Etats est requis. En France, le président Sarkozy a opté pour un vote du Parlement.

 

Entrée en vigueur. Le traité s'appliquera à partir du 1er janvier 2009 si les procédures de ratification sont terminées. Ceux qui souhaitaient que le président du Conseil européen et le haut représentant ne soient nommés qu'après les élections européennes de juin 2009, en même temps que le président de la nouvelle Commission, n'ont pas obtenu gain de cause.

 

Clauses particulières. La réduction du nombre de commissaires n'aura lieu qu'à partir de 2014, Le nouveau système de vote sera appliqué à partir de 2014 ou, si un Etat le demande, de 2017.

 

 

jeudi, 14 juin 2007

Traité simplifié : la saga continue !

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La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé aujourd'hui qu'"une solution n'était pas encore en vue" sur la question institutionnelle au sommet européen des 21 et 22 juin à Bruxelles, et ne serait acceptable "que sous une forme qui aide l'Europe" à fonctionner.

 

 

Le président français Nicolas Sarkozy, attendu aujourd'hui à Varsovie, a lancé un appel à adopter "très vite" un nouveau traité de l'Union européenne sur lequel la Pologne affiche une position dure, dans une interview au quotidien polonais Gazeta Wyborcza.

vendredi, 01 juin 2007

Traité simplifié : suite de la tournée pour convaincre

M. Zapatero rejoint M. Sarkozy sur un traité simplifié pour l'Europe

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 Le président français, Nicolas Sarkozy, et le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, ont indiqué, jeudi 31 mai à Madrid, avoir rapproché leurs positions sur l'idée française d'un traité simplifié pour sortir l'Union européenne (UE) de son impasse institutionnelle, liée aux "non" français et néerlandais sur la Constitution européenne.

 

 

"Un traité simplifié, moins long, est possible", a jugé le premier ministre espagnol lors d'une conférence de presse commune avec Nicolas Sarkozy, estimant envisageable "un accord sous la présidence allemande" de l'Union européenne, soit d'ici le 1er juillet.

 

 

 M. Zapatero, dont le pays est le premier à avoir ratifié la Constitution européenne par référendum (76 % de oui, le 20 février 2006), a toutefois tenu à citer un certain nombre de "points essentiels qui doivent être dans le traité" : la majorité qualifiée, la réforme du fonctionnement du Conseil européen, la présidence stable de l'UE et un ministre des affaires étrangères.

 

"On partage aujourd'hui la même analyse et la même volonté", a de son côté affirmé M. Sarkozy : "nous pensons tous les deux que l'Europe doit avancer", "qu'il faut aller vite" et "qu'il faut un nouveau traité sur le contenu duquel nous sommes extrêmement proches pour pouvoir débloquer la situation".

 

Les deux dirigeants ont insisté sur la nécessité pour leurs pays de travailler étroitement ensemble pour parvenir à un accord avant le prochain Conseil européen des 21 et 22 juin. Ils ont également tenu à afficher leur bonne entente.

 

mardi, 29 mai 2007

Sarkozy et Prodi d'accord sur le contenu d'un traité simplifié pour l'UE

eb0a4e273920d3cd881c42e71b1853b1.jpgLe président Nicolas Sarkozy et le président du Conseil des ministres italien Romano Prodi ont déclaré lundi 28 mai à Paris avoir la "volonté de renforcer" les institutions européennes, en crise depuis les non français et néerlandais au traité constitutionnel.

 

Le président de la République et le président du conseil italien se sont entretenus pendant une heure et demie environ, leurs discussions ayant essentiellement porté sur la question des institutions européennes.

 

 

S'il n'a pas repris à son compte l'expression de "traité simplifié", âprement défendu par le président français pour sortir l'Europe de la crise, M. Prodi n'en a pas moins affirmé qu'il était d'accord avec M. Sarkozy sur plusieurs points : notamment une présidence stable pour l'Union européenne, un ministre des affaires étrangères, la suppression de l'unanimité (extension du vote à la majorité qualifiée), la reconnaissance de la personnalité juridique de l'UE, les trois piliers (pilier communautaire, sécurité et justice). Ils sont également tombés d'accord pour "renforcer la gouvernance économique de la zone euro".

 

 

Les deux hommes ont enfin annoncé leur intention de proposer une réunion des sept pays méditerranéens de l'UE, à une date non précisée, pour "donner une signification au niveau opérationnel à la politique méditerranéenne", a affirmé M. Prodi. Ces pays sont, en plus de la France et de l'Italie, l'Espagne, la Grèce , Chypre, Malte et le Portugal.

vendredi, 23 mars 2007

Jacques Delors sur le devenir du traité européen

Constitution: "Le bon sens veut qu'on interroge une seconde fois les Français", selon Jacques Delors

 

medium_Delors_2.JPGPARIS (AP) 

Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, juge qu'il faut faire revoter "une seconde fois les Français" sur le traité constitutionnel, dans un entretien à paraître vendredi dans "Les Echos".

 

A ceux, qui comme José Manuel Barroso, l'actuel président de la Commission européenne, dénoncent des "crisophiles", Jacques Delors répond qu'il faut rappeler "ce qui a été acquis en 50 ans depuis le traité de Rome", dont l'Europe célébrera le cinquantième anniversaire dimanche. Selon lui, il faut également expliquer que, compte tenu des rapport de forces dans le monde, les Européens devront relever trois défis majeurs": "la mondialisation", les "mutations technologiques" et "la démographie".

 

"Beaucoup de citoyens ne croient plus que la politique peut changer les choses", déclare l'ancien président. "Depuis l'élargissement, les responsables français n'ont pas fait leur travail d'écoute et d'explication". Il estime qu'"il n'y a pas de solution miracle" pour sortir de la crise. Il ne voit "pas encore l'étincelle du compromis".

 

Mais, selon Jacques Delors, "le bon sens veut que l'on interroge une seconde fois les Français (...) Cela nous obligera à mieux écouter et à mieux expliquer ce qu'on a voulu faire en Europe. Mais avant tout, il faut retirer le terme de constitution" et ajouter "un protocole social" au "traité constitutionnel actuel".

 

Dans une tribune au quotidien gratuit "Métro" de vendredi, l'ancien président souligne l'échec du traité de la CECA, avant que le traité de Rome ne vienne donner l'élan nécessaire à l'Europe. "Ce traité dit du marché commun stimula nos économies, permit de développer des politiques communes pour l'agriculture et le commerce extérieur".

 

"Au début de ce XXIe siècle, d'autres défis nous attendent (...) Ce n'étaient que les premières étapes, continuons le combat pour une Europe libre, solidaire et influente", conclut Jacques Delors.