jeudi, 14 février 2008
La France a ratifié le traité de Lisbonne

La France a officiellement ratifié le traité européen de Lisbonne, avec la publication, aujourd'hui au Journal officiel, de la ratification portant la signature du chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.
La France est ainsi le premier pays fondateur de l'Union européenne à donner son accord au traité, 21 mois après le non des Français qui avaient rejeté le projet de Constitution de l'UE.
Elle est le cinquième pays européen à dire oui, après la Hongrie , la Slovénie , Malte et la Roumanie.
Le Parlement français avait donné son feu vert en adoptant, dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 février, le projet de loi autorisant l'exécutif à ratifier le texte.
Le nouveau traité n'est plus officiellement une Constitution, abandonne les symboles de l'Union (hymne, drapeau, devise) et la référence à l'objectif économique de "concurrence libre et non faussée".
Il prévoit des avancées institutionnelles, comme un président du Conseil européen élu pour un mandat de deux et demi renouvelable
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vendredi, 30 novembre 2007
Traité/UE: un comité pour un référendum

Un "Comité national pour un referendum" sur le nouveau traité institutionnel européen s'est constitué jeudi, rassemblant une palette de personnalités et de formations politiques allant de socialistes membres de la majorité du parti à la LCR en passant par le PCF, le MRC et les altermondialistes. Un appel a été rendu public sur un site créé pour l'occasion, suivi de la signature d'une centaine de personnalités et militants politiques, syndicaux et associatifs.
Il est d'ores et déjà signé par Jean-Luc Mélenchon (PS), Marie-George Buffet (PCF), Jean-Pierre Chevènement (MRC), Alain Krivine (LCR), José Bové ou Claude Debons, ex-coordinateur des collectifs du 29 mai (date du referendum de 2005, NDLR). Figure aussi sur la liste Serge Janquin, membre du courant Hollande (majoritaire au PS) et premier secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais.
Le texte fait valoir que le projet de traité constitutionnel ayant été "refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005, c'est à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum" sur le traité de Lisbonne, approuvé le mois dernier par les chefs d'Etat et de gouvernement.
Cette consultation est à la fois "une exigence démocratique majeure" et "une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l'adhésion des peuples et la souveraineté populaire".
09:12 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, constitution européenne, traité simplifié, politique européenne, commission européenne, comité national pour un référendum, référendum européen
lundi, 22 octobre 2007
Bayrou soutient le traité simplifié

François Bayrou, invité du "Grand rendez-vous" Europe 1/TV5/Le Monde/Le Parisien, a expliqué qu'il voterait le traité simplifié sur les institutions européennes adopté vendredi à Lisbonne, tout en "regrettant" la présence de Nicolas Sarkozy au bureau politique de l'UMP qui se réunissait en même temps sur ce thème.
"Je voterai ce traité, mais je considère qu'on a laissé en route des choses qui étaient essentielles pour l'avenir, l'idéal européen. Ne me demandez pas d'enthousiasme, je n'en ai pas", a déclaré le président du Modem.
UE/traité : processus de ratification le 14/12
Le gouvernement français entend engager le processus de ratification du Traité simplifié européen dès le 14 décembre, au lendemain de la signature prévue du texte par les 27 pays de l'Union européenne, selon François Fillon.
16:36 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, traité simplifié, bayrou, politique européenne, union européenne, commission européenne, sommet de Lisbonne
mardi, 03 juillet 2007
UE: Sarkozy veut réconcilier la France du "oui" et celle du "non"
Nicolas Sarkozy s'est montré déterminé lundi à unir les contraires: d'une part en réconciliant la France , et au-delà, l'Europe, du "oui" et du "non", d'autre part en poursuivant "l'ouverture" au sein de son gouvernement qui compte déjà plusieurs personnalités de gauche et du centre.
Après avoir "fait un gouvernement d'ouverture", "j'irai encore plus loin", dans "les semaines et les mois qui viennent", a lancé le président de la République , à l'Hôtel de ville de Strasbourg.
Il était accueilli dans la capitale alsacienne par la sénatrice-maire UMP, Fabienne Keller, le président de la Communauté urbaine de la ville, Robert Grossmann, également UMP, ainsi que par les élus de l'opposition, peu avant une réunion publique qu'il devait animer plus tard dans la soirée.
"En devenant président de la République , je me suis libéré de toute attache partisane", a affirmé M. Sarkozy, dont le gouvernement compte pas moins de neuf personnalités du centre et de gauche (sur 32 ministres et secrétaires d'Etat, y compris François Fillon), ou classées comme telles.
"On ne gagne jamais un combat en ayant un esprit sectaire", a-t-il poursuivi.
Plus tard, lors d'un réunion publique à laquelle ont assisté environ 2.000 personnes, le chef de l'Etat a expliqué comment, selon lui, l'Europe pouvait aujourd'hui faire la synthèse entre ceux qui ont dit "oui" à la Constitution et ceux qui ont dit "non".
L'Europe, "qui était en péril, minée par les crises à répétition", a été "sauvée" par le "traité simplifié" auquel sont parvenus les 27 pays de l'Union européenne fin juin, pour remplacer la défunte Constitution, a expliqué le président.
M. Sarkozy est l'un des principaux artisans de ce traité signé à Bruxelles à l'issue d'un Conseil européen les 21 et 22 juin, après d'âpres discussions.
Il fut le premier, en février 2006 à Berlin, à plaider pour un "traité simplifié" pour remplacer la Constitution européenne, morte après avoir été rejetée par les Français et les Néerlandais.
"Je veux le dire ce soir à tous les Français et à tous les Européens: ce n'est pas le +non+ au référendum des Français et des Néerlandais qui a mis l'Europe en crise. C'est la crise de l'esprit européen qui a provoqué les +non+ français et néerlandais", a-t-il déclaré.
Pour le chef de l'Etat, "la plus grande réussite de ce sommet, c'est que la politique ayant repris ses droits, il a commencé de s'opérer cette improbable synthèse entre les partisans du +oui+ et ceux du +non+", qui est "la condition non seulement de l'union des Français mais aussi de l'union de tous les Européens".
"Par synthèse, je ne veux pas dire la recherche du juste milieu entre le +oui+ et le +non+, je veux dire le dépassement des contradictions. Cette synthèse, elle se trouve dans la vision d'une Europe qui se donne les moyens d'agir et de se protéger", a-t-il martelé.
Elle se trouve "dans une Europe qui, renonçant à toute naïveté, se donne les moyens d'agir, de lutter contre tous les dumpings, d'instaurer une préférence communautaire, de mettre en oeuvre des politiques industrielles", une Europe "qui ne reste pas les bras croisés devant les délocalisations, ne se soumet pas à la pseudo-dictature des marchés".
"C'est une Europe qui s'ouvre à la mondialisation et au libre-échange mais dans la réciprocité. C'est une Europe qui n'accepte pas que le soutien aux PME bénéficie aux Etats-Unis d'une dérogation de l'OMC et que cette dérogation ne soit pas consentie à l'Europe", a-t-il ajouté.
11:19 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, traité simplifié, union européenne, institutions européennes, politique
jeudi, 14 juin 2007
Traité simplifié : la saga continue !

La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé aujourd'hui qu'"une solution n'était pas encore en vue" sur la question institutionnelle au sommet européen des 21 et 22 juin à Bruxelles, et ne serait acceptable "que sous une forme qui aide l'Europe" à fonctionner.
Le président français Nicolas Sarkozy, attendu aujourd'hui à Varsovie, a lancé un appel à adopter "très vite" un nouveau traité de l'Union européenne sur lequel la Pologne affiche une position dure, dans une interview au quotidien polonais Gazeta Wyborcza.
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vendredi, 01 juin 2007
Traité simplifié : suite de la tournée pour convaincre

Le président français, Nicolas Sarkozy, et le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, ont indiqué, jeudi 31 mai à Madrid, avoir rapproché leurs positions sur l'idée française d'un traité simplifié pour sortir l'Union européenne (UE) de son impasse institutionnelle, liée aux "non" français et néerlandais sur la Constitution européenne.
"Un traité simplifié, moins long, est possible", a jugé le premier ministre espagnol lors d'une conférence de presse commune avec Nicolas Sarkozy, estimant envisageable "un accord sous la présidence allemande" de l'Union européenne, soit d'ici le 1er juillet.
M. Zapatero, dont le pays est le premier à avoir ratifié la Constitution européenne par référendum (76 % de oui, le 20 février 2006), a toutefois tenu à citer un certain nombre de "points essentiels qui doivent être dans le traité" : la majorité qualifiée, la réforme du fonctionnement du Conseil européen, la présidence stable de l'UE et un ministre des affaires étrangères.
"On partage aujourd'hui la même analyse et la même volonté", a de son côté affirmé M. Sarkozy : "nous pensons tous les deux que l'Europe doit avancer", "qu'il faut aller vite" et "qu'il faut un nouveau traité sur le contenu duquel nous sommes extrêmement proches pour pouvoir débloquer la situation".
Les deux dirigeants ont insisté sur la nécessité pour leurs pays de travailler étroitement ensemble pour parvenir à un accord avant le prochain Conseil européen des 21 et 22 juin. Ils ont également tenu à afficher leur bonne entente.
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